31/12/2017

Mais non, il n'est pas trop tôt pour vous souhaiter la Bonne Année !

Ah ! J'espérais bien que ça arriverait avant la fin de l'année ! Au bout du quatrième Drama quand même, il était temps que vienne le coup de cœur, la grosse tarte dans la gueule qui me donnerait la poussée nécessaire pour enfin sauter le pas (que dis-je, faire le grand écart !) et oser une chronique pour ma nouvelle rubrique.

Pas que je n'ai pas aimé les trois Dramas précédents, soyons clair, j'ai passé de bons moments, mais là il y avait le truc en plus ; un truc qui m'a fait dire, à la fin du dernier épisode : j'en veux plus !!!

Si ça c'est pas un signe je ne sais pas ce qu'il vous faut. Que je vous le chante ?

Mais de quoi que je parle ? De ça :



En plus le gars qui joue l'un des personnages principaux n'est franchement pas dégueulasse à regarder alors j'en ai eu pour mon plaisir.

Il ne s'agit pas de mon premier Drama mais c'est clairement celui que j'aime de tout mon cœur. Je connaissais déjà l'un des acteurs principaux, celui au centre de l'image qui se nomme : Ji Chang Wook (on s'y habitue vite, rassurez-vous). Je l'ai découvert dans le Drama K2 qu'une amie m'avait très chaudement recommandé. Je lui adresse aujourd'hui ma reconnaissance éternelle ! Je l'ai vu ensuite dans un film qui envoie du très lourd : Fabricated City, que j'ai revu 2 fois depuis et que je risque fort de chroniquer lui aussi.

Allez, j'arrête de m'éparpiller et je vous présente Healer.

Il s'agit en fait du nom de code d'un jeune homme dont le métier est assez spécial. Il est un "messager".
En gros c'est un pro de l'infiltration, du déguisement, un voleur très habile qui remplit n'importe quelle mission contre de l'argent. Sauf si on lui demande de tuer. Chapardeur mais pas meurtrier !
On le rencontre alors qu'il est justement en mission : quelqu'un lui a demandé de récupérer, des mains d'un homme, une vidéo.
Déjà, rien qu'avec cette scène on comprend qu'on est tombé dans un truc aux chorégraphies de combat très bien orchestrées (un Wookie au sommet de son art, quoi) mais pas seulement. Pourquoi ? Parce qu'outre ce jeune homme, c'est deux autres personnages qui apparaissent dès ce premier épisode et la complexité du scénario est installée tout de suite. En fait, dès la seconde mission de Healer, dont il est investi un peu avant la fin de cette première heure de visionnage délicieuse.
Le jeu de Ji Chang Wook est extra, tout en nuances. Il endosse parfois plusieurs identités pour son boulot (les infiltrations toussa toussa) et jongle avec beaucoup de facilité entre les personnalités de ces personnages assez différents les uns des autres. Je l'avais déjà vu à l'œuvre comme je vous le disais, mais là il m'a particulièrement impressionnée.



Chae Yeong Sin, 27 ans, jeune journaliste pour un nanar sur le net, est le second personnage central.
Bien évidemment, elle rêve de devenir une grande, à l'instar de son idole : Kim Mun Ho, gigantissime reporter dont la renommée n'est plus à faire. C'est difficile d'en dire plus sur elle sans spoiler, mais dans les grandes lignes : elle a été adoptée à l'âge de 6 ou 7 ans (me rappelle pas exactement, ça va, ça arrive, j'ai dormi !), elle est dynamique, curieuse, un peu chiante, n'a pas la langue dans sa poche, et, merci Seigneur et Marie et Joseph, ne piaille pas ni ne pleure à tout va ! Dans les précédents Dramas que j'ai regardé j'avais chaque fois un problème avec les personnages féminins. Soit elles étaient chialeuses, soit boudeuses. Miséricorde. Très dur. Or ici nous avons une fonceuse qui, si elle verse parfois quelques larmichettes, ne se laisse pas abattre et relève toujours la tête. En plus, il faut voir ce qui lui tombe sur la gueule, parfois !
N'oublions pas l'actrice, Park Min Young, qui a des expressions très nombreuses et une énergie inépuisable. Elle m'a plu tout de suite et ça ne s'est pas démenti par la suite.



Le troisième n'est autre que le fameux Kim Mun Ho, immense journaliste reconnu et apprécié pour son audace et sa témérité. Lui aussi c'est un chieur.
Au début, il me plaisait bien. D'autant qu'on comprend vite qu'il a un passé assez lourd, qu'un secret dont il n'a peut-être pas conscience le mine, et que son histoire familiale est assez brumeuse. Quand c'est mystérieux comme ça, ça part plutôt bien pour moi. Puis, avec les épisodes, je l'ai trouvé un tantinet moins intéressant. Disons qu'il n'évolue pas beaucoup. En fait, à côté des deux autres, il est un peu pâle. J'en suis même arrivée à le détester, puis je l'ai à nouveau apprécié ensuite, ce qui signifie sans doute que ça reste tout de même un bon personnage.
Malheureusement, l'acteur m'a semblé moins bon lui aussi, avec moins de diversité de jeu que les précédents. Ou alors j'avais vraiment une dent contre lui, plus simplement.



Autour d'eux vont graviter de nombreux autres personnages qu'il serait fastidieux et long (et chiant, surtout) de vous présenter. Il y a en quand même une dizaine, à une vache près. Mais comme j'en ai particulièrement apprécié deux je vais en parler un peu.

D'abord, il y a la partenaire de Healer, une sorte de patronne pour lui qui est une hackeuse de génie et l'aide dans ses missions : Jo Min Ja.
Je l'ai vraiment adorée ! Elle est douée, intelligente, et comme pour tous les personnages de ce Drama a un passé intéressant et une histoire à raconter. Elle est présente dans tous les épisodes et pourtant toujours dans l'ombre, ce qui ne l'a pas empêchée de s'y faire une place importante selon moi. Dans ses échanges avec Healer il y a à la fois beaucoup de tendresse et d'agressivité ce qui donne une superbe alchimie entre eux. En gros, même si il l'agace souvent, on voit qu'elle l'adore !
Le jeu de l'actrice manque parfois de finesse mais elle me faisait souvent rire avec ses expressions exagérées qui collaient très bien avec ce personnage marginal.


Mais que serait une histoire de voleurs, de secrets, d'espionnage et d'amour sans un bon flic ?
Yun Dong Won est inspecteur à la cybercriminalité et cherche à coincer Healer depuis des années. Il a un côté un peu exubérant que les personnages précédents n'ont pas et j'ai aimé cette différence qu'il apporte avec ses gros sabots de flic fonceur qui se jette dans le tas sans vraiment réfléchir. Il prend un peu plus d'importance au fil des épisodes même s'il reste très secondaire et j'en étais très contente.
L'acteur semblait vachement à l'aise dans le rôle et j'ai trouvé sa façon de jouer ce personnage très naturelle. C'est peut-être pour ça que je souriais chaque fois qu'il apparaissait.


Bon, je vais vous parler de l'histoire maintenant. En y réfléchissant j'aurais peut-être dû le faire au début. C'est pas grave !
Allons-y :

Tout commence en 1992. Oui. Avec 5 potes, 4 hommes et une femme, à qui il va arriver des bricoles à cause d'une radio-pirate avec laquelle ils diffusaient des émissions plus de 10 ans plus tôt.
Un jour Kim Mun Ho découvre que son frère : Kim Mun Sik, qui faisait partie de ce groupe, lui a longtemps caché un terrible secret et décide de découvrir la vérité en enquêtant sur ce lourd passé. Pour ça, il a besoin de récolter des indices et des informations et engage donc un messager. Vous avez compris de qui il s'agit, je pense. Effectivement, c'est comme ça que Healer entre dans la danse !
Chae Young Sin, pour sa part, va se retrouver mêlée à tout ça un peu par hasard, ce qui n'est pas pour lui déplaire, car elle a un rêve : rencontrer Kim Mun Ho et, bien sûr, le Healer.

Le cerveau des dinosaures !!


La base est simple et pourtant plus les choses évoluent et ses dévoilent, plus ça se complexifie.
Il y a beaucoup de rebondissements, beaucoup d'action et d'humour, la romance est aux petits oignons et il n'y a pas un seul personnage superflu.

Je lui ai quand même trouvé, en accord avec une amie, un petit défaut : à la réalisation, ils n'étaient pas très doués. Quelques épisodes se terminent parfois trop brusquement sur une scène importante, ce qui fait retomber toute la pression d'un seul coup. Je ne suis pas contre un peu de cliffanger, au contraire j'adore ça, mais encore faut-il que ce soit bien géré quand c'est repris dans l'épisode suivant. Or là, ce n'était pas toujours le cas.

Parlons un peu des OST (mais si, vous savez de quoi je parle ! Ce sont les musiques et les chansons qu'on entend toujours derrière pour un oui ou pour un non) Je vais être franche : c'était pas extra dans ce Drama. Heureusement celle qui revient le plus souvent est plutôt pas mal (écoute-la, vas-y !), mais les autres je vais clairement les oublier.
J'aime ça pourtant. Dans K2, le tout premier Drama que j'ai regardé, les OST étaient belles, puis dans Hwarang (le second) également. Mais là, il n'y avait malheureusement pas de quoi s'exciter.

Il est d'accord.

Ça ne m'empêche pas d'y mettre mon coup de cœur avec plaisir ! Que j'aime tant ce Drama malgré ces quelques petits cafouillages prouve bien que le reste est parfait ou presque. Quand le dernier épisode s'est terminé je me suis vraiment sentie orpheline, je voulais que ça continue.

J'en profite pour vous glisser un petit mot concernant la fin, vous savez que j'y accorde beaucoup d'importance. Plus dans les séries ou les films que dans les bouquins, d'ailleurs.
C'est assez ouvert, et j'adore ça. Elle est bien amenée et menée, on est encore surpris, tous les personnages que j'aimais étaient présents et la tension est là jusqu'au bout. Un vrai bonheur.

Tu vas me manquer, beau gosse !

Parce qu'une vidéo dans un article c'est chouette et parce que je suis gentille, je vous mets ici le Trailer officiel (je crois...) :



Et un autre un tantinet plus long, qui en dévoile donc un brin plus, par ce petit lien pour les plus curieux d'entre vous (rassurez-vous, les épisodes sont facilement trouvables en VOSTFR)

Le petit mot de la fin : Bananée à vous mes patates !

08/12/2017

Il faut avoir une sacré paire de couilles pour pondre un chef d'oeuvre comme ça !

Ah merde, l'auteure est une femme.
"Avoir une sacré paire d'ovaires", ça se dit ?

Bon, on s'en fout. Le seul truc à savoir, c'est que ce livre envoie du pâté !


Éditeur : Monsieur Toussaint Louverture
Parution : mars 2016
Pages : 954 (et je ne mens même pas)

Résumé :
Dans la Maison, vous allez perdre vos repères, votre nom et votre vie d'avant. Dans la Maison, vous vous ferez des amis, vous vous ferez des ennemis. Dans la Maison, vous mènerez des combats, vous perdrez des guerres. Dans la Maison, vous connaîtrez l'amour, vous connaîtrez la peur, vous découvrirez des endroits dont vous ne soupçonniez pas l'existence, et même quand vous serez seul, ça ne sera jamais vraiment le cas. Dans la Maison, aucun mur ne peut vous arrêter, le temps ne s'écoule pas toujours comme il le devrait, et la Loi y est impitoyable. Dans la Maison, vous atteindrez vos dix-huit ans transformé à jamais et effrayé à l'idée de devoir la quitter.


C'est sûr que quand on lit ce petit morceau de rien, puis le nombre de pages (près de 1000, véridique, c'est pas une faute de frappe de ma part) et quand on voit la tête du bouquin, on est en droit de se demander ce que c'est que cet ovni.

Et de fait, c'est bien un truc venu d'ailleurs.

Sachez tout d'abord que c'est incroyablement gothique, sombre, dérangeant, et écrasant. L'atmosphère était parfois si étrange, lugubre et irréelle, que j'ai souvent arrêté ma lecture pour me plonger dans un autre livre plus facile d'approche, ou bien plus doux. Parce que sinon, j'aurais fini par devenir timbrée (déjà que mon état psychologique est pas fameux !) C'est donc pour ça que j'ai mis deux mois à le lire.

L'histoire c'est celle de la Maison. Pour moi, elle était clairement le personnage central de ce livre. À l'intérieur, il y a des enfants. Ils y entrent très jeunes, souvent âgés de 5 ou 6 ans, pour n'en sortir qu'à leur majorité, à 18 ans. Pourquoi ? Parce qu'en fait il s'agit d'un "internat" pour enfants handicapés/inadaptés/rejetés/infirmes... bref, cabossés quoi. Les éducateurs sont très peu présents, les gosses sont donc livrés à eux-mêmes dans cette Maison qui, parfois, paraît vivante. Ils se sont organisés en groupes : il y a Les Faisans, Les Rats, Les Chiens, Les Oiseaux, et Le Groupe 4, dont nous allons suivre la naissance. Ils se sont chacun donnés des surnoms qui font loi dans ce monde bien à eux. Aucune identité vraiment "claire" n'est mentionnée à aucun moment dans le livre, ce qui donne une dimension presque surnaturelle à tout le récit.

Nous suivons des personnages en particulier qui apparaissent presque chacun leur tour, certains plus que d'autres : Fumeur est celui qui revient le plus, d'après moi ; il y a aussi Sphinx, que j'ai particulièrement aimé ; L'Aveugle, que je n'ai pas réussi à cerner ; Chacal Tabaqui, peu présent mais très charismatique ; Gros Lard, qui m'a bien fait poiler ; et Ralf, le seul éducateur à prendre la parole dans tout ce bordel et que j'ai pas trouvé très honnête. En fait, c'est le seul adulte à faire entendre sa voix et c'est le seul personnage dont je me suis méfiée du début à la fin.

Quand ça commence, nous sommes avec Fumeur, un adolescent qui vient d'arriver dans la Maison. Il y est donc entré "sur le tard" comparé aux autres occupants qui sont là depuis déjà 10 ans, et peine à se faire accepter. Il a l'air de s'en foutre, mais on sent bien que c'est difficile à supporter pour lui car les autres lui en font voir de toutes les couleurs. Au début, on pourrait penser que ces gosses sont violents et méchants les uns envers les autres, mais en réalité ils ne le sont qu'avec les nouveaux. Parce que ce monde qu'ils se sont créés, c'est une famille pour eux et la Maison est leur mère. Toute nouvelle tête peut donc être une potentielle menace pour la vie de cette "communauté". Mais une fois dépassé ça, on comprend qu'il y a entre les élèves une réelle entraide et fraternité.

L'auteure, malgré l'atmosphère angoissante, garde un style d'écriture super agréable et particulièrement fluide. Chaque prise de parole est différente, car elle jongle entre les points de vue, les récits à la première personne puis ceux à la troisième, et les flash-back qui, et j'ai trouvé ça dommage, finissent par disparaître à mesure que passent les pages. Il y a donc toute une première moitié du livre où nous découvrons les personnages alors qu'ils devraient quitter la Maison d'ici deux ou trois ans à peine, qui va être entrecoupée de retour en arrière où nous découvrons ces mêmes garçons alors qu'ils sont tout jeunes et qu'ils viennent à peine d'arriver (Fumeur n'apparaît donc pas dans ces flash-back, suivez un peu !)

Au début, ces coupures me dérangeaient, je ne vous le cache pas, surtout les changements entre les "je" et les "il", mais très vite je me suis rendue compte que ça me permettait, au contraire, une meilleure compréhension. Je pouvais ainsi me dire : ah ! Si c'est du "je", c'est Fumeur ! Il y avait donc moins de risque que je me retrouve perdue en cours de route.

Et le reste de l'histoire alors ? Bah y'en a pas. Fumeur arrive et doit s'adapter. Point.

... Nan, ok, j'exagère ! En fait, il y en a une, mais elle s'installe lentement, tardivement et (je ne vous dis pas la suite, sinon je vous dévoile toute l'intrigue. Ce serait con) Entre les flash-back et le moment présent, il y a un trou de dix années. Au bout d'un moment, on comprend que quelque chose s'est passé pendant ce trou. Quelque chose qui va avoir des répercussions des années plus tard et qui m'a totalement intriguée et tenue en laisse jusqu'à la fin.

On est dans un huis-clos total, vous l'aurez compris (ou alors vous n'avez rien lu de ce que je viens de baver et vous êtes arrivés sur cette phrase totalement par hasard)
À l'intérieur de la Maison, il y a une véritable mythologie, les rites et les codes d'une vie en collectivité qui semble se dérouler dans une autre dimension tant c'est parfois surréaliste. Si certaines scènes de franche camaraderie me mettaient le sourire aux lèvres, ça pouvait très vite partir sur du tellement étrange que j'avais l'impression d'être tombée dans un univers alternatif au notre.

L'auteure s'amuse avec la ligne du fantastique (du merveilleux, aussi, quelquefois) sans jamais la franchir, de peur sans doute de basculer totalement dans la folie. Quoique ... des fois, elle allait vachement loin dans le surréaliste et je me demandais ce qu'elle pouvait bien avoir fumé ! Ce qui doit certainement être le plus grand défaut du livre, car il n'est de fait pas accessible à tous. Je ne vous cache pas que moi-même j'ai failli rester sur le carreau une ou deux fois.

Il y a un truc dont je tiens absolument à parler et que j'ai particulièrement apprécié : l'auteure ne s'attarde pas sur les handicaps de ces personnages. Beaucoup sont en fauteuil roulant, à d'autres ils manquent certainement plus d'une case, l'un d'eux est aveugle et psychotique, et il y en a un qui n'a carrément pas de bras ; tout ceci pouvait donc donner des scènes avec beaucoup d'émotion ou d'humour, pourtant ce n'est qu'à peine évoqué. Pour certains d'entre eux, ça m'a pris plusieurs centaines de pages avant de découvrir leur "particularité". Mariam Petrosyan a réussi à faire de ses personnages, malgré leurs différences, des garçons comme les autres évoluant dans un univers étrange. Je lui tire mon chapeau, autant pour ce joli message et ses descriptions toute en finesse que pour son imagination fabuleuse.

Et pourquoi, avec tout ce que je viens de vous balancer, que j'en fais pas un coup de cœur ?

Je suis chiante, pour commencer, et ensuite : j'ai pas aimé la fin. J'accorde beaucoup d'importance aux fins. Et là, je n'ai pas compris l'intérêt de rajouter ce genre d'épilogue. Si l'histoire s'était arrêtée à la fin du dernier chapitre... nan, même pas, parce que je dois avouer que la longueur du bouquin est un défaut, aussi. C'est très contemplatif, très lourd et lent par moment, et l'intrigue prend trop de temps et pas assez de place. J'ai pris une grosse claque, car le style et l'imagination de l'auteure sont bluffant, mais il aurait gagné à être un peu plus dynamique par moment. Quoique ça aurait sans doute cassé la patte de l'auteure...

Bref, je suis fatiguée, et je me sens abandonnée maintenant que je l'ai fini. Je crois qu'avec ce livre j'ai franchi une nouvelle étape dans ma vie de lectrice. J'ai adoré me perdre dans les couloirs de la Maison et en découvrir chaque recoin, mais ce qui m'attriste c'est que je sais que l'auteure n'en a pas tout dévoilé. On suit les déambulations des personnages à travers toute la baraque, et pourtant, quand on la quitte, on sent qu'elle n'a pas livré tous ses secrets. Ouais, c'est sans doute pour ça aussi que je ne le coup-de-coeurise pas.

Je me sens si seule, maintenant.

Lisez-le, bordel.

Et merci aux éditions Monsieur Toussaint Louverture d'avoir eu les couilles (je peux le dire cette fois ?) de dénicher une telle bombe de littérature russe !

D'autres avis sur
http://www.livraddict.com/biblio/livre/la-maison-dans-laquelle.html


Et maintenant, je sens que prendre un autre livre ou en continuer un en cours va être très dur. Mais je me doutais un peu que ça me ferait ça. D'ailleurs, je crois que je l'ai su dès les premières pages !

Voilà une lecture qui fait avancer mon Cold Winter Challenge ! (ouais, je l'avais rajouté dans ma PAL, l'air de rien)

Je suis contente. Et vous ? Heureux ?

:
On ne peut qu'aimer Scrooge.
Sinon, il y a Gaudé aussi !
Et puis tout à coup, tiens, l'envie me prend de vous foutre le lien d'un blog tout neuf que j'aime !

05/12/2017

Je suis tombée amoureuse de Scrooge !!

Première lecture du CWC terminée, et elle a frôlé le coup de cœur ! Ça s'est joué à un poil de cul près, c'est dommage.



Éditeur : Folio
Parution : 2012
Pages : 670

Résumé :
Dans ces cinq contes, Dickens célèbre l’esprit de Noël, le partage et la charité, et dénonce l’injustice sociale qui exclut les pauvres de cette fête. C’est un portrait truculent de la vie quotidienne et une condamnation sans appel de l’exploitation et de la misère. Ce message social, Dickens nous le donne en douceur, par le détour du conte et du fantastique.




C'est pas cette édition que j'ai lu, mais quelque chose de bien plus court, donc je pense que dans la collection Folio il doit y avoir pas mal de notes et une grosse bio. Bref.

En fait, l'histoire c'est celle de Scrooge, un monsieur avare, vénal, méchant ; l'esprit de Noël il s'en tamponne et pour lui les gens dans le besoin sont les seuls responsables de leur situation. Enfin, c'est un vilain, le Scrooge, en gros. Je l'ai adoré ! J'ai aimé ce personnage à un point, vous ne pouvez pas imaginer (pourtant je kiffe Noël et cette période de l'année hein, je suis comme une gosse) Et j'ai senti dès le début que j'adorerais, parce que voilà comment le livre commence :

/!\ Petit spoil /!\
"Marley était mort, pour commencer. Là-dessus, pas l'ombre d'un doute. Le registre mortuaire était signé par le ministre, le clerc, l'entrepreneur des pompes funèbres et celui qui avait mené le deuil. Scrooge l'avait signé, et le nom de Scrooge était bon à la bourse, quel que fût le papier sur lequel il lui plut d'apposer sa signature.
Le vieux Marley était aussi mort qu'un clou de porte."

/!\ Fin du spoil /!\

Sans blague, un livre qui démarre comme ça, moi je suis à fond.

Donc, je continue : Scrooge, lors du réveillon, préfère rester seul à penser à ses bénéfices. Mais voilà que des esprits s'invitent dans sa chambre pour lui balancer à la tronche tous ses défauts ! Oui, des esprits. On est donc typiquement dans une sorte de conte fantastique où Dickens s'en est donné à cœur joie avec la satire sociale, la critique de la bourgeoisie, mais aussi la magie de Noël (si, si, c'est magique des morts qui parlent et qui flottent !)
Ces esprits viennent chercher le vilain monsieur pour lui faire traverser les époques et lui montrer des réveillons. Le premier conte de ce livre est mené par l'esprit d'un ami, venu plus ou moins le prévenir ; le deuxième voit apparaître l'esprit des Noëls passés ; le troisième l'esprit des Noëls présents ; le quatrième l'esprit des Noëls futurs, puis le cinquième et dernier conte représente la conclusion de tout ça et les leçons que le personnage aura tiré de cet apprentissage.

J'ai beaucoup aimé cette ligne de "voyage" (qui représente plus une sorte de réflexion et découverte de soi, mais imagée, je pense) choisie par l'auteur et la façon dont il l'a suivie. Scrooge, s'il résiste au début, finit par se laisser mener. En cela, il change beaucoup, évolue et nous fait découvrir une autre facette de sa personnalité, et tout ça dans un texte relativement court, comme je vous le disais.

Mais ceux qui sont surtout mis en avant tout le long du récit, se sont les gens les plus désœuvrés qui, malgré leur situation précaire, causée par des soucis financiers (quoi d'autre ?), n'ont eux pas perdu de vue la magie de Noël, comparé à ce bon vieux Scrooge. Certaines scènes de repas familial m'ont mis le sourire aux lèvres tant c'était beau, plein de légèreté positive et d'espoir. Je ne doute pas que lors de sa toute première sortie en 1843 ce texte a dû énormément faire parler de lui, car en gros (c'est ce que je tire de cette lecture hein, donc c'est mon ressenti personnel) Dickens place les gens 'pauvres' bien au-dessus des gens 'riches' concernant la moral, le partage, et l'amour. Je pense que c'était une façon pour lui de décrier l'argent.

Là où ça a un peu coincé (vous me connaissez, je ne suis jamais contente, il faut toujours que ça coince quelque part) c'est que je n'ai pas spécialement aimé ce que devient Scrooge à la fin !
/!\ Attention, nouveau petit spoil /!\
Il s'adoucit. Il devient gentil, la magie et la douceur de Noël le rend tout guimauve et il commence à offrir son amour à tout le monde. Personnellement, j'aurais préféré qu'il reste méchant... Mais ça c'est un caprice idiot, c'est juste que je préfère les vilains anti-héros, voilà tout.
C'est idiot, oui. Mais j'ai pas dit que ça aurait du sens, hein.
/!\ Fin du spoil /!\

Il s'agissait pour moi d'une première expérience de lecture avec Dickens. J'avais déjà lu bon nombre de livres où il apparaissait en tant que personnage, donc le découvrir en tant qu'auteur était assez curieux. J'ai beaucoup aimé malgré ce petit bémol capricieux de ma part, et j'en relirai de lui avec plaisir.

D'autres avis sur
http://www.livraddict.com/biblio/livre/contes-de-noel-2.html


Je voulais dire autre chose concernant cette lecture... J'ai oublié un truc, je crois.
Tant pis ! La flemme. Le principal est dit.

Comme l'an dernier, j'ai l'impression que ce CWC part bien !
Maintenant je commence "Croc-blanc", pour le menu : Marcher dans la neige ; sinon je persiste avec "La maison dans laquelle", que j'ai pas encore fini, mais je me régale toujours autant avec.

En passant : certains ont dû remarquer que j'avais enfin lancer ma nouvelle rubrique : Cépasdélivres, qui était en chantier depuis... un temps tellement lointain que j'ai honte. Je me lance dedans en espérant ne pas me casser la gueule. Il y sera question de tout ce qui ne concerne pas les livres (ouais, sans blague) donc : films, séries, jeux, photos, musique, ma vie professionnelle et... les Pokémon. Qui est le sujet de mon tout premier article, d'ailleurs.
Et je ne m'excuserai même pas !

Allez, caillez-vous bien ! Chez moi, il y a un tel pâté dehors que j'y vois pas à deux mètres. Je m'en fous, je ne sors jamais de la maison. Donc en fait, ça ne vous sert à rien de le savoir.

Va pas te casser les dents là-dessus :
Les Pokémon, c'est pas que pour les enfants !
Le CWC a commencé
Une relecture MM qui fait du bien

03/12/2017

Je vais commencer cette nouvelle rubrique en vous parlant d'une passion que j'ai depuis toute gosse.

J'ai déjà essayé, à l'ouverture de ce blog, de vous casser les noix avec les Pokémon, mais c'était foiré alors j'ai vite supprimé les articles en faisant l'innocente, genre que c'était pas moi.
Malheureusement (pour vous), voilà que je refais une tentative.

Parce que Pokémon et moi, c'est une histoire d'amour qui dure depuis 17 ans, alors je ne vois pas pourquoi je ne partagerais pas cette passion avec vous. Après tout, si vous êtes là, c'est que vous voulez que je vous parle de moi, non ?

Bah mes Pokémon sont une partie de moi.


Sans déconner, c'est classe ou pas ?                       Art by Lucid-Grey

Bon, autant être clair, aujourd'hui c'est délicat de dire fièrement qu'on est fan de ces petits montres, parce que les jeux sont encore considérés comme étant pour enfants. Alors, bon, je ne peux pas jeter la pierre là-dessus, parce que c'est ce que je pense à 50%.

Le scénario de base des jeux, offert par les créateurs, ne casse pas trois pattes à un lombric, faut l'avouer ; c'est souvent très simple et construit sur le même principe, donc à moins d'avoir six ans et de gros soucis de développement, au bout de deux minutes on a compris comment ça marche.
Ce que la plupart des gens ignorent, c'est qu'une fois ce scénario terminé, la boucle bouclée et la Ligue battue, il y a tout un tas de possibilités qui s'offrent aux joueurs, entre l'entraînement intensif de ses créatures, la shasse aux shinys, le Pokédex qu'il faut remplir (et c'est pas une mince affaire, puisqu'il y a un peu plus de 800 Pokémon aujourd'hui !) les missions à compléter, sans oublier le passionnant travail de "monter un Pokémon compétitif" et se créer plusieurs équipes qui peuvent gérer en Tournoi et casser des bouches.

Quand je dis que je suis fan de Pokémon, on me répond souvent :
-Perso ça fait longtemps que je ne regarde plus, et mes enfants aussi.

Nan mais...

Même Dracolosse ça le gonfle !

Dans ces moment-là, j'ai juste envie de tout casser autour de moi, parce que je sais que ces gens-là, quand ils disent "regarde", ils parlent du dessin animé. Je suis tout à fait d'accord pour dire que cette série est pour les enfants, c'est d'ailleurs sans conteste la cible première, mais ce n'est pas le cas des jeux ! Certes, les enfants peuvent y jouer mais, au risque de me répéter, il y a un énorme "second play" caché derrière chaque scénario un peu basique, et plus les Générations passent, plus tout ce qui se trouve dans l'ombre se complexifie.
Soyons clairs : mis à part jouer aux jeux et collectionner quelques cartes que je trouve belles (je suis en train de refiler le virus à mes neveux en plus, mes sœurs ne me disent pas merci !), et recevoir quelques peluches parfois en cadeau de la part de certains potes, non, je ne passe pas mon temps à suivre les aventures de Sacha et Pikachu à la télé (et puis, dès que j'entends "Pikapika" quelque part, je fais de l'eczéma) Je ne les ai d'ailleurs jamais suivies.

Histoire de bien mettre les points sur les "i", chaque fois qu'une nouvelle Génération sort (relaxe, je vous expliquerai ce que c'est, une Génération) je revends le jeu de la G précédente. Et ouais. Je ne les garde même pas, parce que je sais que je n'y rejouerai pas. En sachant ça, certains me disent souvent que je ne suis pas une "vraie" fan, ce qui me laisse quelque peu perplexe (pour être polie). J'ai jamais bien compris ce que "vrai fan" signifiait, mais bref.

Maintenant je vais arrêter de me plaindre et tenter de vous expliquer pourquoi j'aime tant jouer à ça.


Parce que j'aime les poupées maléfiques !

En fait, j'en sais trop rien (première tentative : échec) Disons que je suis quelqu'un qui a toujours aimé l'aventure. Parce que mine de rien, l'univers Pokémon est pas franchement sympa. Quand t'as onze ans, ta mère te balance dehors, et tu te débrouilles. Tu tombes sur des Pokémon sauvages qui peuvent être assez méchants, des Dresseurs qui peuvent être vachement violents, et le seul moyen que tu as de t'en sortir, c'est de capturer des Pokémon, les entraîner, et tenter de sauver ta peau !!!!
Il y a aussi beaucoup de découvertes à faire et de chemins à parcourir, sans oublier la mythologie Pokémon, que je vous expliquerai également, qui s'élargie toujours plus et qui est diablement intéressante.
J'ai toujours été passionnée par ce genre de choses, d'où mon amour pour Saint Seiya, et je pense que c'est l'une des raisons principales (ouais, c'est assez idiot de dire ça) pour lesquelles j'aime tant cet univers.

Ensuite, je sais qu'il a des défauts. Et plein. Je ne suis pas aveugle. Mais c'est cool.

D'ailleurs, LinksTheSun l'explique bien mieux que moi dans cette vidéo :



J'ose dire, au risque de paraître ridicule, que Pokémon est une passion, car mis à part ça, je ne joue à aucun autre jeu. J'en ai essayé pourtant, entre Tétris, Super Mario, World of Warcraft, Dragon City (on ne se moque pas, merci) ou que sais-je encore, mais ceux-là ne m'intéressent que quelques semaines, au mieux quelques mois, puis partent dans l'oubli le plus total.

Les Pokémon, eux, ça fait 17 ans qu'ils s'accrochent. Et maintenant, grâce aux possibilités de transfert d'une Génération à une autre (je vous expliquerai ça aussi, pas de panique), certains de mes monstres me suivent depuis 10 ans !

J'ai un élevage de type Dragon, de Légendaires, je shasse à mes heures perdues (non, ce n'est pas une faute, ça s'écrit bien Shasse, car c'est propre aux Shinys, je vous parlerai de ça également) et je me suis même amusée à créer un arbre généalogique.

Hum...

Un jour, j'ai pourtant tenté d'en finir (ça fait dramatique, non ?) en voulant m'auto-persuader que ce n'était pas de mon âge. C'était pour les version Noir et Blanc, m'en souviens très bien. J'ai résisté de toutes mes forces, réussi à tenir deux jours, avant de finalement courir me les acheter. Oui parce que, généralement les jeux sortent pas paires, et je prends toujours les deux, pour des soucis de transfert, j'ai plus de 100 Pokémon qui ne me quittent jamais et il faut bien que je les laisse quelque part le temps de jouer (puisque je revends les jeux précédents, rappelez-vous) ; donc, l'un des deux jeux me sert pour le stockage et l'entraînement, pendant que l'autre va simplement remplir son rôle en me divertissant (car oui, même si le scénario est basique, ça me plaît et je vous le disais : j'adore partir à l'aventure)

De quoi je vais vous parler dans les articles qui suivront ? Je ne sais pas trop. Cette rubrique n'a pas de plan précis, je pense que je vous expliquerai diverses choses, comme le vocabulaire, ma façon d'élever et d'entraîner mes petits monstres, les techniques de Shasse, toussa toussa, quand ça me prendra. Un peu comme une envie de pisser, quoi.

Et vous, vous avez ce genre de passions, vous aussi ? Vous savez, celle qui vous fout un peu la honte, mais que vous trouvez le courage d'assumer ? Genre : la collection de lacets de chaussures, par exemple. Non ?

15/11/2017

Venez, on va à nouveau se geler les fesses ensemble, ça va être chouette !

Pour être honnête, vous refaire un topo là-dessus me branche pas des masses. J'ai la flemme. Alors je vous mets mon article de l'an dernier, plus sérieux (pas de beaucoup, mais c'est déjà mieux) Faut simplement que vous sachiez que ce Challenge, c'est pas moins qui l'ai inventé.

Comment ça vous êtes pas surpris ?!

Nan mais je peux être très créative moi aussi, oh ! Généralement, je m'en sors plutôt pas mal les nuits de pleine lunes des jours impairs. Encore faut-il que ce soit durant une année bissextile.

Je me suis tirée une balle dans le pied là, non ?

J'ai emprunté ça à Nathalie Jomard, j'espère qu'elle ne m'en voudra pas !


L'an dernier, je m'en suis assez bien sortie avec 8 livres lus en 2 mois (un par semaine donc. Je précise, au cas où) et comme je ne suis pas du genre à prendre des risques, je vais refaire la même cette année.

Visuel :




Oui, comme vous pouvez le remarquer, il n'y en a que 6. C'est parce que les 2 autres seront sortis de mon Bocal à Anchois (ma BookJar) chaque début de mois, comme de coutume. Donc pour l'instant je ne les connais pas, CQFD.

Ah si, je vous confirme qu'il est possible de faire ainsi, car le CWC de cette année se compose de 4 menus. Pour réussir le défi, il vous suffit de lire un livre en lien avec l'un des 4 (facile, non ?).
Lequel j'ai choisi ? Les 4.

Découpage :

Menu 1 : La magie de Noël
Lire un livre en lien avec cette fête (de près ou de loin)
Ma sélection : "Les contes de Noël" de Dickens, qui validera en même temps ma lecture du mois pour un autre Challenge auquel je participe.
Terminé le 5/12/2017 !
J'ai adoré ! Chronique ici.

Menu 2 : Flocons magiques
Lire un livre du genre Fantasy/Fantastique... bref magique, mais pas forcément en lien avec Noël ou l'hiver.
Ma sélection : "La voie du dragon" de Daniel Hanover, parce qu'il est dans ma PAL depuis trop longtemps, ça me gonfle.
Abandonné le 10/01/2018
Je me suis accrochée jusqu'à la moitié mais j'ai fini par laisser tomber ! Un texte sans caractère, plat, je lisais sans aucune conviction. Vraiment dommage, parce que l'univers semblait intéressant, malheureusement l'auteur ne s'y attarde pas, préférant développer les petites intrigues sans importance. Je le remplace par le tome 4 des "Aventuriers de la mer "de Robin Hobb.

Menu 3 : Marcher dans la neige
Lire un livre de natur writing, de littérature de voyage.
Ma sélection : "Croc Blanc" de Jack London. Le premier qui me dit que ça ne marche pas, je le fume.
Terminé le 14/12/2017

Menu 4 : Stalactites ensanglantées
Lire un polar/thriller qui se passe durant l'hiver, ou durant une période froide.
Ma sélection : "Un hiver en enfer" de Jo Witek. Si, c'est un polar. On se tait dans le fond, merci !
Terminé le 16/01/2018


Concernant les deux autres, c'est très simple ! J'ai choisi de lire "Deuxième chance" de Rose Darcy car je suis dans les relectures de MM en ce moment, et celui-ci et l'un de mes petits bonbons favoris ; il y a aussi "Les cathédrales du vide" de Henri Loevenbruck, dont il faut que je fasse une chronique pour Prose Café.

Quant aux deux derniers que je ne connais pas encore, je vous en donnerai les titres quand ils seront tirés.

Comme l'année précédente, ce Challenge se déroule du 1er décembre au 31 janvier. Ouais, c'est pour se tenir chaud. Avec des livres. C'est là qu'on pourrait se demander si les livres tiennent vraiment chaud, mais j'ai pas envie de me lancer dans de la philosophie de comptoir ! (Quoique...)
Pour participer vous avez le choix, soit vous le faites dans votre coin, pépouze, avec personne pour vous emmerder, soit vous échangez sur le groupe FB du Challenge, c'est vous qui voyez. Vous pouvez aussi faire les deux.
Il est aussi possible de le faire sur n'importe quel autre réseau social évidemment, avec le #coldwinterchallenge, sur votre blog ou en vidéo.


Mon habitude c'est de mettre ce genre d'article à jour au fur et à mesure de mon avancée, et comme j'aime pas trop me bousculer, je vais faire de même pour celui-ci. Si un livre me plaît vraiment beaucoup, je le chroniquerai dans un article à part, évidemment !

À dans 15 jours pour le top départ !


Update du 1er décembre à 14h17
(je viens de me lever...)

Et.... TOP !
Pour faire les choses à fond, j'ai rajouté ma PAL dans mon Journal à Clous :


Avec une jolie babarre de progression pour chacun des bouquins.

Comme vous pouvez le constater, j'ai rajouté 2 livres à ma première sélection, déjà entamés. Qu'est-ce à dire que cela ? Il s'agit des tirages BookJar des mois de septembre et octobre que je n'ai pas terminés (même à peine commencé pour l'un des deux) Les voici :



Je ne sortirai donc pas de papiers de mon Bocal à Anchois pour les mois de décembre et janvier. Logique.
Comment ça, non ?
Faites un effort, un peu. C'est pas parce qu'on a tous les neurones à moitié paralysés par le froid qu'il faut se laisser engourdir... et pourquoi que j'ai qu'une chaussette au pied, moi ?!

Update du 8 décembre 2017 à 1h29 du matin
(j'ai les yeux dans le cul)

J'ai pris une grosse claque dans la gueule avec "La Maison dans laquelle". À présent, je vais me coucher, complètement sonnée.


Update du 14 décembre 2017 à 12h36
(Bhééééééééé...)

Je présente d'avance mes humbles excuses à tout ceux qui ont aimé ce classique (et qui l'aiment certainement depuis tout petits) mais je n'ai pas du tout aimé "Croc-Blanc" ! De mon point de vue, cette histoire n'est qu'un enchaînement de violence qui m'a mise mal à l'aise ! Heureusement que la dernière partie est belle, sinon j'en aurais, je crois, garder un très mauvais souvenir. Et je ne parle même pas des scènes descriptives trop longues qui ne servent absolument pas l'histoire...
Bon, voilà, je me suis fait mon avis, maintenant je le referme.


Update du 26 décembre 2017 à 12h15
(Joyeux Noël !)

Une petite relecture MM avec "Deuxième chance" de Rose Darcy au moment du réveillon, ça fait du bien. Ceci dit, je crois qu'il m'a un peu moins plu que lors de ma première lecture, il y a je crois un an. Je ne sais pas trop pourquoi. Si les personnages m'ont toujours autant fait craquer, je crois que j'ai beaucoup moins été embarquée par leur histoire, qui m'a paru trop rapide et trop facile malgré leur passé respectif complexe. Ce qui ne m'a pas empêchée d'aimer et de les retrouver avec plaisir !


Une petite mamage de mon avancée sur mon Journal à Clous :



Update du 27 décembre 2017 à 13h10
(Comment ça va depuis hier ?)

J'ai fini mon tirage BookJar du mois d'octobre : "Le cycle de Lanmeur", intégrale 1, de Christian Léourier, et j'ai kiffé ma race ! Je l'avais depuis longtemps dans ma PAL et j'hésitais à le commencer car cela me paraissait être un monde complexe, un univers énorme, et j'avais peur de ne pas être à la hauteur. Cela s'est avéré plus simple d'accès que prévu ! L'imagination de l'auteur ne semble pas avoir de limite mais il nous conte tout ça avec beaucoup de fluidité pour que ce soit à la portée de tous. Il prend même le risque d'alterner les genres narratifs d'un tome à l'autre et c'est bluffant. La trame générale paraît un peu occultée, j'ai hâte de voir comment cela sera développé dans la suite !


Update du 16 janvier 2018 à 14h10
(Ça fait longtemps. Ça biche toujours pour vous ?)
 
Non, ça ne m'a pas pris 20 jours pour lire "Un hiver en enfer" (qui valide de fait mon menu Stalactite ensanglantée) mais j'avais commencé "La voie du Dragon" de Hannover et j'ai abandonné. Première fois que ça m'arrive dans un challenge, je crois bien. Passons. Ce petit polar pour adolescent de Jo Witek était bien sympathique, mais le rythme trop inégal, malheureusement ! En bref : je suis un brin déçue. Le début se met en place trop lentement et la fin est, de fait, précipitée, ce qui est bien dommage car la tension nécessaire dans ce genre de petit polar n'est pas du tout -ou peu- présente, et ça m'a laissée sur ma faim. Edward, le héros, est un personnage très attachant, ce qui m'a permis d'aller au bout car je voulais vraiment voir comment il allait s'en sortir ! Le style de l'auteure a également été un plus et confirme que j'aime beaucoup sa façon d'écrire. Je vais donc m'accrocher et en lire un troisième d'elle. Qui vivra verra !


Update du 16 janvier 2018 à 23h30
(j'avoue, sur la fin, j'étais à donf !)

Nan, je ne l'ai pas lu en 9h, il se trouve que je l'avais commencé depuis quelques jours, comme celui du dessus. Quoique, je lis toujours les Robin Hobb très rapidement car elle m'embarque avec une telle facilité que je ne vois pas les pages défiler. Mais genre pas du tout. En y repensant, j'ai aimé tous ces livres. Pas à égale proportions, certes, mais il n'y a pas un seul moment où je me suis dit, pour aucun d'entre eux : lui, je ne l'aime pas ! Le tome 4 des "Aventuriers de la mer" n'y échappe pas. Je me suis régalée avec ce tome même si l'action n'était pas forcément au rendez-vous, mais ça n'avait pas beaucoup d'importance puisqu'il y en avait pas mal dans le tome précédent. Les routes des protagonistes commencent à se croiser, certaines questions trouvent leurs réponses et d'autres mystères restent bien obscurs. En bref : j'ai vraiment hâte de continuer !


Et c'est avec cette dernière lecture que se clôture mon challenge ! 15 jours avant la fin, c'est quand même beau. Je pourrais rajouter un livre, évidemment, et dépasser d'un brin mon score de l'an dernier (d'autant qu'on construit et déconstruit sa PAL comme on l'entend pour ce CWC, pas de contraintes) mais je préfère m'en tenir aux 8 livres lus, comme l'année dernière parce que je trouve que un par semaine c'est une bonne constante (ouais, j'ai un petit côté coincé). Bon, 8 et demi si on compte celui que j'ai abandonné.

Donc, je valide tout ça dans mon Journal à Clous :


J'ai encore une fois été ravie de participer, je crois bien que ce challenge est mon préféré. Le groupe est extra, j'ai échangé avec un nombre incalculable de lecteurs et pu partager mes avis avec certains bouquins qu'on avait en communs

Je participerai à nouveau dans un an, c'est certain !

En attendant je m'en retourne m'enrouler dans ma couverture en pilou avec un bon bouquin, parce que bon, l'hiver n'est pas terminé !

Crédit photo : Nathalie Jomard ; son blog ; sa page FB

26/10/2017

Comme je ne sais pas quoi vous pondre comme article depuis des jours, je fais un BookShelf Tour.

C'est bien, c'est pas long à faire (dans mon cas).

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais je vous ai publié peu de chroniques ces derniers temps. Pas que j'ai la flemme, même si ça me ressemblerait bien, mais simplement parce que les livres que je lis en ce moment ne me plaisent pas assez pour me motiver à en dire quelque chose (sans compter que j'ai vachement de boulot !)
Ou alors, ils ne me plaisent pas du tout, et je les descends, comme ici.
Du coup, le blog est un peu vide depuis septembre, ça me gonfle. Je cherchais une idée quand j'ai réalisé que je ne vous avais jamais présenté mes bibliothèques (en plus je viens de déménager, alors c'est tout propre !)

Bien sûr, je pourrais commencer ma nouvelle rubrique, mais je ne sais pas encore bien comment la faire, et je ne préfère pas me précipiter. Donc, pas le choix pour vous, va falloir vous contenter de ce que j'ai à vous offrir !




Je préfère vous prévenir tout de suite, ça va aller vite :




Bibliothèque numéro 1 :
Si vous n'êtes pas trop con, vous avez deviné que c'est ici que se trouvent les mangas ! Ils ne sont absolument pas classés, et bougent même assez souvent. Je me contente simplement de ranger les séries ensemble. Comme je n'en ai plus rajouter de nouveaux depuis un certain temps, je les connais par cœur et m'y retrouve donc très facilement.
Divers objets sont disséminés ici et là : une jolie boîte à thé qu'une collègue m'a offert à mon départ (sauf que dedans, c'est pas du tout du thé que je mets ...) ; un dragon et un chevalier en Play Mobil que mon neveu de 4 ans m'a offert à Noël dernier ; une peluche cœur affreuse que ma mère a trouvé dans une poubelle (elle a vraiment cru que ça me ferait plaisir en plus !), puis un Dracolosse et une Hyper Ball que mon frère m'a offert pour je ne sais plus trop quelle raison, si ce n'est que je suis fan de Pokémon depuis 20 ans.

Vous voulez les voir de plus près ?



Avec le temps, j'ai fini par ne garder que les yaoi, je me suis débarrassée de tout ce qui était shonen, shojo, et autre. Je ne les relisais de toute façon jamais. Alors que ceux-là, je les relis très souvent !
J'en ai même chroniqué quelques-uns :
Ici, ici, et ici.
Ils sont tous joliment gardés par un vieux cheval de Barbie (j'ai jamais pu me résoudre à m'en débarrasser) et BlackStitch, l'une des dernières peluches arrivées chez moi qu'une amie m'a offerte !

Bibliothèque numéro 2 :
Voici les livres.
Ils sont classés par ordre alphabétique d'auteur, les séries ensembles. C'est certainement celle qui a le plus drastiquement rétrécie cette année (j'ai commencé à faire du tri en septembre 2016, je m'en souviens très bien)
Pourquoi ?
Parce que si je relis les mangas très souvent, les livres, c'est plus rare. J'ai réalisé que j'en gardais beaucoup qui, s'ils m'avaient beaucoup plus au moment de la lecture, ne seraient jamais relus, et je n'y étais pas suffisamment attachée pour les garder. J'en ai donc fais cadeau. J'en ai donné vraiment beaucoup, énormément ! Croyez-moi, ils ont fait des heureux ! Des gens les ont accueilli chaleureusement.
Ceux que j'ai gardé sont ceux que je suis certaine, aujourd'hui, de relire. Il m'arrive tout de même d'en retirer parfois un ou deux en réalisant que je m'étais trompée, et je m'en débarrasse.
Je vois votre grimace d'ici.
Vous voulez la vérité ? Aucun des bouquins dont je me suis séparée ne me manque aujourd'hui.
Je les ai lu, ils m'ont plu, Livraddict me permet de garder une trace d'eux, et à présent ils sont entre les mains de gens qui les apprécient certainement comme je les ai apprécié, peut-être même plus.
Beaucoup de petites peluches parsèment là aussi les étagères ; on m'en a offert la grande majorité, et d'autres sont des doudous de quand j'étais petite. Il y a aussi 3 coquillages, invisibles d'ici car trop petits, trouvés respectivement sur les plages de l'île de Rê et une plage à Hong Kong (si si)
Un gros caillou aussi, mais je ne me souviens pas d'où il vient.
Puis 2 bougeoirs dragon, offert par des amies.
Tout ceci est farouchement gardé par Buzz l'Eclair, qui monte la garde au sommet.
C'est ici que je mets mon Bocal à Anchois (ma BookJar). Vue de près :



Bibliothèque numéro 3 :
J'avoue, j'aime les DVD. J'aime les séries. Mais plus encore : j'aime énormément les Disney. Du coup, j'en ai pas mal, de même que certains animés (les Miyazaki par exemple) Pour eux, c'est plus vicieux, car je les trie moins ; il est difficile de se débarrasser d'un film, étant donné qu'il est facile de le revoir. Il m'est déjà arrivé d'en donner quelques-uns bien sûr, mais beaucoup moins que les livres.
C'est en déménageant il y a quelques jours que j'ai réalisé que je n'allais pas tarder à manquer de place ! Mais c'est pour la bonne cause.

Voilà !

Book/MovieShelf Tour, terminé.
Je doute d'en refaire un, car, comme vous l'avez compris, je garde peu les livres désormais, mais qui sait je posterai peut-être d'autres photos dans un an.



Et vous ? Vous êtes plutôt grande ou petite bibliothèque ?
Pour ou contre donner/vendre vos livres ?
Vous vous en foutez ?
Vous pouvez aussi ne pas avoir de bibliothèque du tout vous savez, c'est pas dramatique.

Moi par exemple, je n'en n'ai pas eu jusqu'à mes 20 ans à peu près. À ce moment-là, j'ai découvert les blogs littéraires, je me suis mise alors à suivre des gens qui lisaient, lisaient, lisaient, au milieu de bibliothèques remplies magnifiques, parmi des centaines de livres. Ils paraissaient tous si fiers, si heureux au milieu de tout ça que je me suis dit : comme j'aime la lecture, je devrais avoir moi aussi des bibliothèques comme les leurs !

Maintenant, après quelques années (10 ans plus tard presque) je me rends compte que ce n'est pas pour moi. Avoir des livres partout, en voir tout le temps, a bien failli me dégoûter de la lecture. J'ai fini par me sentir opprimée par tout ça, j'avais l'impression que ça n'aurait pas de fin et que je finirais par suffoquer sous les livres. M'en séparer me fait mal sur le moment, mais comme je vous le disais finalement ces livres ne me manquent pas, et je suis contente de savoir qu'ils divertissent d'autres lecteurs.

En fait, j'ai plusieurs passions. La lecture est l'une d'elle. D'autres occupent aussi de la place (sauf que vous ne les voyez pas, puisque je ne les ai pas prises en photo)... Et là, je me rends compte que j'aurais pu vous montrer ma PAL aussi, mais j'ai zappé. Tous les livres que je n'ai pas encore lu, je les laisse dans de vieux cartons. J'en ai 8. Oui, 8. C'est assez cocasse de voir 8 cartons en lambeaux empilés les uns sur les autres dans un coin de la pièce.

Allez, à vos claviers bande de grosses fainéasses ! Parlez-moi de vos bibliothèques.