30/07/2016

Un jour moi aussi j'ferais ça. Je tuerais des gens. Je le sais. C'est écrit.

Qui ne s'est pas dit un jour : lui, je le tuerais !! (ou elle, ça s'applique aux deux sexes)
Qui ?
Allez, faites pas genre "pff beuh nan pas mouaaaaa, j'ai absolument pas de pulsion morbide mouaaaaa", je sais que c'est faux. On s'est tous dit ça un jour. On a tous eu un jour envie de tuer quelqu'un.
Moi ça m'arrive constamment. Tous les jours pour être précise. D'ailleurs, pour prévenir une éventualité, parce que j'aime être prête pour toutes les occasions, bah j'ai toujours un couteau dans mon sac.
Vouiiiiii ... c'est vrai. J'mens pas. J'ai, un, couteau, dans, mon, sac.
Par contre j'ai pas de capote.
Ca en dit suffisamment sur mes relations sociales je crois ...

Ca fait réfléchir hein ? Faut se méfier des gens sur lesquels on crache dans la rue. Parce qu'on ne sait pas ce qui se passe dans la tête des gens.
Nan.
On sait pas.

Aujourd'hui, je vais vous parler du dernier polar que j'ai lu, parce que vraiment il le mérite :

Editeur : Rivage
Collection :  poche noir
Parution : 2013
Pages : 448

Résumé :
A la veille de la Seconde Guerre mondiale, dans le climat étrange du Japon impérial, une stupéfiante série de meurtres déroute la police et tient la population en haleine. Ce qui commence comme un classique mystère de chambre close, par l'assassinat du vieux peintre reclus Heikichi Umezawa, prend une dimension unique en son genre lorsque les cadavres de la famille Umezawa sont progressivement retrouvés, chacun amputé d'une partie de son corps en fonction de principes astrologiques et alchimiques, afin d'assembler une entité supérieure : Azoth.
Qui a assassiné Hekichi, violé et tué sa fille aînée, puis tué ses six autres filles et nièces ? Des notes, retrouvées près du corps de Heikichi, expliquent où chercher les filles disparues, et pourquoi telle partie du corps de chaque victime doit être prélevée. Qui est ce docteur Frankenstein japonais ? Pourquoi avoir laissé ces documents ? Que signifie son œuvre picturale, consacrée au zodiaque ? Heikichi serait-il encore vivant pour que s'accomplisse ainsi ce qui est annoncé dans ses notes ? Dans ce cas, qui est le premier mort ? Ou alors avait-il une âme damnée prête à mener à bien son projet délirant ? Et... où est passée Azoth ?
Près d'un demi-siècle plus tard, sollicités par une femme dont le père récemment décédé a été mêlé à l'affaire, l'astrologue, logicien et détective Mitarai et son assistant Ishioka s'attaquent à cette énigme diabolique.



Pour tout vous avouer, j'ai été séduite par ce livre non pas parce que l'énigme policière me paraissait alléchante, mais parce que l'époque à laquelle ladite énigme se déroule me plait beaucoup. Japon impérial d'avant-guerre, j'adoooooore ! Sauf que, comme une belle conne, je n'ai lu que la moitié de ce résumé, du coup le début de la dernière phrase m'a complètement échappé : "Près d'un demi-siècle plus tard ..."
Ouaip.

*soupir*

L'ennui c'est que j'suis quelqu'un de très fière. Horriblement fière. Donc, une fois le livre ouvert, j'ai refusé de le refermer. Du coup, je tirais la gueule en lisant les premières pages, parce qu'en fait, nous suivons simplement 2 détectives qui n'en sont pas (un astrologue-diseur de bonne aventure et un illustrateur), recrutés par une jeune femme qui s'avère avoir un lien avec l'énigme, et ce 40 ans après les meurtres. Nous sommes donc, non pas en 1936, l'époque desdits meurtres, mais en 1976. Une époque qui, clairement, m'attire déjà beaucoup moins.
Je commençais donc ma lecture avec des grimaces et des soupirs d'ennuis.

Et le problème, c'est que l'intrigue est trèèèèèèèès longue à se mettre en place ! Presque la première moitié du bouquin est soporifique au possible ... du moins le croyais-je, jusqu'à ce que tout à coup je me rende compte que j'avais lu plus de la moitié sans le vouloir, et que j'avais donc été malgré moi embarqué par cette énigme.

Mitarai et Ishioka, durant ces premières pages, ne font que parler, parler, parler, parler, échafaudant des théories à propos de ce qu'ils savent de l'énigme, des meurtres, et de l'enquête menée en 1936 suite à la mort du peintre et du reste de sa famille. Sauf que, tout à coup, les choses accélèrent, les pièces du puzzle sont décortiquées les unes après les autres, et j'étais obligée de connaître la fin ! J'étais obligée d'essayer de résoudre cette énigme !
Ou du moins d'essayer.
Inutile de vous dire que j'ai pas réussi ...
Et quand l'auteur nous révèle la vérité, la supercherie, la solution de l'énigme !!! AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAaaaaaaaaaaaaaaaaa ! Que je me suis sentie bête !! Parce que c'était là, sous mon nez putain de bordel à queue !!!

J'en reviens toujours pas.
C'est simple, j'avais l'impression de lire du Hercule Poirot mélangé à du X-Files.
Une telle maîtrise de l'énigme et du mystère devrait être davantage connue, malheureusement, si l'auteur a été de nombreuses fois traduits en anglais, "Tokyo Zodiac Murders" est sa seule oeuvre traduite en français ... à que dommage !

Je pense que vous avez deviné pourquoi je n'en fais pas un coup de cœur : la longueur de la première partie est trop assommante, et franchement j'en reviens toujours pas d'avoir été au-delà de ça. J'suis tellement fière de moi !

Et vous, ça vous est déjà arrivé de vous dire que vous tuerez quelqu'un ? Ou simplement d'en rêver ?
Parlez-moi de vos fantasmes, j'suis toute ouïe ...

Ce que j'ai dans la tête en ce moment :
Tyler Hoechlin en collant !!!! Tyler Hoechlin en collant de Superman putain !!!!!!!!!!!!!!!!!

25/07/2016

Darcy c'est l'homme de ma vie ... oui je sais, j'suis pas la première à dire ça et je m'en tape !!!!

En fait j'ai découvert ce texte y'a pas longtemps.
Un jour d'hiver, en plein mois de janvier 2015, je m'ennuyais comme un raton à l'agonie dans la boutique car il n'y avait aucun client (après Noël les gens z'ont plus un rond toute façon), et il me vint brusquement une idée : faire le point des classiques que j'ai lu, et pas lu.
J'ai donc décidé de parcourir la pochothèque (est appelé ainsi le rayon poche d'une librairie) depuis la première lettre de l'alphabet jusqu'à la dernière avec une feuille et un crayon en main pour lister, et c'est partit mon kiki !!
Une fois la liste faite (sa taille était démesurée, et j'ai eu honte de moi, car ça signifiait que je n'avais lu pratiquement aucun classique ...) il fallait bien que je commence à en prendre quelques-uns, et comme je n'arrivais pas à me décider, j'ai commencé par la lettre A.
Voilà comment j'en suis arrivée à découvrir Jane Austen !
Belle histoire hein ?
Ouaip. A moi aussi ça m'a tiré une petite larme.




Editeur : 10/18
Parution : 2008 (pour cette édition)
Pages : 380



Résumé :
Pour les Anglaises du XIXe siècle, hors du mariage, point de salut ! Romanesques en diable, les démêlés de la caustique Elizabeth Bennett et du vaniteux Mr Darcy n’ont pas pris une ride ! Mais, il faut parfois savoir renoncer à son orgueil. Et accepter la tombée des masques pour voir clair dans la nuit.





Lire ce livre m'a révélé à moi-même ! Je me suis découverte, je me suis comprise ! Croyez-moi, c'est plus efficace que 2 ans de psy, et je m'y connais j'ai fait une thérapie.
Grâce à Jane Austen, j'ai découvert que je n'aimais pas seulement les combats à l'épée, la magie et les dragons ; les sabre-lasers, les vaisseaux spatiaux et les planètes inhospitalières ; ou encore les meurtriers sans scrupule qui plongent les mains dans des boyaux humains pour se sentir bien (la vache ! Placer ce genre de phrase dans une chronique d'"Orgueil et Préjugés", je vous prie de croire que c'était pas simple!) ; grâce à ce livre, grâce à ce classique immortel et intemporel!, j'ai compris que j'étais également une grande romantique.

Est-il vraiment nécessaire de vous narrer cette histoire ? Oui ? (vous vivez dans une grotte ou quoi ?!) Ok, alors j'y vais.

Dans cette Angleterre engluée de bourgeoisie et de richesse, les femmes ne peuvent hériter de rien. Tout le patrimoine paternel revient toujours au(x) fils. Malheureusement pour eux, Mr et Mme Bennett ont eu 5 filles. Pas de bol hein ? Jane, Elizabeth, Marie, Kitty et Lydia. L'héritier de tous les biens et de toute la fortune de leur père est donc son cousin, Mr Collins. Dès lors, Mme Bennett n'a plus qu'un but dans la vie : marier ses filles ! Sans cela, elles finiront vieilles filles.
Au début du roman, Mme Bennett a beaucoup de chance, car un riche célibataire s'installe dans une maison de campagne non loin de chez eux : Mr Bingley. Immédiatement, la maman va tout mettre en œuvre pour lui présenter ses filles. Lors d'un bal à Meryton, le tant attendu gentleman se pointe accompagné de ses sœurs, de son beau-frère et de son grand ami, Mr Darcy. Très vite, la rumeur se répand : Mr Darcy est célibataire lui aussi, et deux fois plus riche que Bingley ! Imaginez un peu la joie de Mme Bennett, qui s'empresse de lui présenter ses deux aînées, Jane et Lizzie, avec un air de grosse chatte satisfaite.
Mais ... la réaction de Mr Darcy jette un froid. Fier, austère et pas du tout intéressé, il dédaigne les deux jeunes femmes, pourtant réputées pour leur beauté et leur caractère agréable.
Très vite, la rumeur de son trop grand orgueil remplace celle de sa richesse, et ces bonnes gens de Meryton commencent à le trouver bien désagréable. Lizzie en particulier, qui garde un grand grief contre lui et le juge trop orgueilleux pour se soucier du commun des mortels. Forte de ces préjugés, elle le dédaigne à son tour.

Alors, un chassé-croisé s'engage entre eux. Ils vont à la fois se suivre, se fuir, se jauger du regard, se surveiller du coin de l'œil et se lancer des défis.
Ce que j'ai énormément apprécié de la part de Jane Austen, c'est la justesse de ses mots et le soin avec lequel elle les choisit. Par exemple, elle présente Mr Darcy ainsi (n'ayez crainte, point de spoil !) :
"[...] mais la haute taille, la belle physionomie, le grand air de son ami, Mr Darcy, [...]. Le sexe fort le jugea très bel homme, les dames affirmèrent qu'il était beaucoup mieux que Mr Bingley, et pendant toute une partie de la soirée, on le considéra avec la plus vive admiration."
Voilà. Rien ne nous sera plus dit sur le physique de Mr Darcy.
De même, Lizzie est présentée en peu de mots :
"[...] ses grands yeux sombres donnaient à sa physionomie une expression singulièrement intelligente. [...] une silhouette fine et gracieuse [...]."
On apprend également que ses manières, bien que ne correspondant pas à celles de la haute société, possèdent un charme tout spécial fait de naturel et de gaieté.
Quant aux lieux, surtout ceux de la plus haute bourgeoisie, ils sont également décrit brièvement ; bref, les descriptions n'ont rien d'envahissantes, et rien ne vient alourdir inutilement le texte.

Et c'est là que c'est le plus beau : les personnages s'imposent uniquement par leur présence puissante, leur force écrasante, leurs esprits, leurs paroles et leurs actes.
Ce n'est qu'une histoire d'amour, bien sûr, la plus belle et la plus romantique des histoires d'amour - celle d'un homme et d'une femme totalement différents, issus de deux castes sociales complètement opposées - mais Jane Austen a su enrichir son texte de rebondissements stupéfiants qui, en plus de faire battre notre cœur plus vite, présentent la société de cette époque dans ce qu'elle a de plus beau et de plus ridicule.
Alors on rit, on sourit, on "AAaaaooooow " avec une moue ravie aux lèvres tellement c'est beau.

Moi, j'suis tombée amoureuse de Darcy tout de suite. Dès ma première lecture. Et je tombe un tout petit peu plus amoureuse de lui chaque fois que je relis cette œuvre (j'ai dû la lire 12 ou 13 fois en un an et demi ...).
C'est un homme comme ça que je veux.
Mais, chaque fois que je termine ma lecture, je déprime immanquablement, et ça me gonfle. Parce que, soyons honnête, un homme comme ça ça n'existe pas ! Aujourd'hui ça se gratte les couilles, ça pue, ça pète ... voilà, je déprime encore (moi, défaitiste ?! Beuh ... pas du tout) Pourtant je ne l'ai pas relu depuis un peu plus d'un mois ...
Ah merde il est tard c'est pour ça, (0h37), allez, je vais me pieuter, je continuerais ma chronique demain, bien qu'elle soit presque terminée.
Bonne nuit !

Re (le lendemain, 12h01, et j'ai faim)

Juste pour dire que je comprends parfaitement que des gens peuvent ne pas aimer Austen, ou "Orgueil et Préjugés". Je comprends. Vraiment.
Seulement, faudrait pas que je les croise. Jamais. Pour leur bien-être et le mien (mental j'entends), jamais ...


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Parlons des adaptations maintenant.

Evidemment, au fil du temps, cette œuvre a été de nombreuses fois adaptée, et j'ai réussi à pratiquement tout voir (même si, pour les plus vieux, c'est pas simple), mais, comme dans tout, certaines adaptations m'ont plu, d'autres, non.

Je ne vais pas vous assommer d'explication pour cette fois (j'ai vraiment trop la dalle et j'ai une brusque flemme) mais simplement vous dire que, selon moi, la meilleure adaptation cinématographique est celle de 1940, avec Maureen O'Sullivan, l'une de mes actrices fétiches !, dans le rôle de Jane Bennett. Il s'agit ici de la toute première tentative d'adaptation de l'œuvre au cinéma, la seconde est sortit en 2005 avec l'anorexique rigide K.K, et comparé à la première, qui est une merveille pour l'époque, celle-ci semble avoir été vomi par un chat malade en fin de vie.

Quant aux adaptations télévisuelles, il y en a eu, là, beaucoup plus, mais je ne vais pas m'attarder et simplement vous dire que s'il y en a une à voir, c'est celle de la BBC ! Un téléfilm de 6 heures aux moyens hollywodiens ! Le roman est parfaitement respecté, les costumes sont superbes, les décors grandioses, et les acteurs sont des stars !!!
Cependant, cette série en 6 épisodes d'une heure chacun est sortie en 1995, il se peut donc que pour les plus jeunes d'entre vous (nés après 2010 ...) il soit "has been" (ça s'écrit comme ça ?) et puis, zut, pourquoi s'intéresser à des acteurs qui n'apparaissent pas dans "Pirate des Caraïbes" vas-y sa mère !!? Bah justement, parce qu'ils n'y apparaissent pas ...

Je vous propose une petite mise en bouche avec ce trailer superbe :
(attention, ça spoil méchamment ! Si vous n'avez pas lu le livre et que vous en avez l'intention, ou que vous ne connaissez pas l'histoire, ne regardez pas !! Mais, si vous vous en battez les rouflaquettes, allez-y !)

(merci à British Secret Agent 007 qui a fait un super travail !)
 
 
Ma foi, une bonne chose de faite !
J'ai travaillé cette Chronique longtemps, pour être franche, alors si vous la trouvez fade, zut ! Moi, je l'aime bien, na !!
Ah, je vais pouvoir bouffer maintenant, c'est que j'ai les crocs.
 
Au fait, une question : si parmi vous des personnes l'ont lu, combien aimerait que Darcy ne soit pas qu'un simple personnage de fiction ?
 
 
 
 
Coup de cœur !


20/07/2016

Tu es le Boucher ... Désolée chéri, ça ne va pas coller entre nous, j'suis végétarienne.

Ah !! Que je suis contente !!!
Enfin, un BON Bragelonne !! Une chose qui ne m'était plus arrivée depuis des années : me régaler avec un nouveau Bragelonne ! Jusqu'à présent, les seuls livres de chez eux qui me plaisaient étaient des suites de longues séries que j'aime beaucoup (comme "Kushiel" et "Imriel" par exemple)
En toute honnêteté (nan, en fait je suis très malhonnête comme personne, c'est un début de phrase nul à chier, oubliez-le) il ne s'agit pas réellement d'une nouveauté, mais de la sortie en intégrale d'un diptyque composé de "Le Boucher" sortit en 2012, et "La Servante" sortit en 2014, de Olivier Gay aux éditions Midgard. Donc en fait, c'est pas une nouveauté. Là, Bragelonne s'est contenté de reprendre une série sortie chez un autre éditeur ...
Donc tout ce que je viens de dire ou presque, c'est des conneries.

Bon, passons au livre :

Editeur : Bragelonne
Collection : les Intégrales
Parution : décembre 2015
Pages : 612

Résumé :
Lorsque Deria, fille d’un obscur baron du Nord, est retrouvée assassinée dans la capitale, les plus puissants de l’Empire font tout pour cacher sa mort à son père.
Les deux amis les plus proches de la jeune fille, Shani, sa servante, et Mahlin, un garde du palais, se retrouvent alors mêlés malgré eux à cette conspiration. N’écoutant que leur cœur, ils décident de se rendre dans le Nord annoncer eux-mêmes la nouvelle au mystérieux baron.

Ils n’auraient sans doute jamais entrepris un tel voyage, s’ils avaient su qui était réellement le père de Deria.

Car, désormais, l’Empire va trembler.



Aaaaaaalooooooors ...
Il est clair que la couverture y est pour beaucoup dans mon choix : faut avouer que le livre est super beau quand même ! Deuxième chose : j'aime beaucoup les histoires de vengeance. Donc, il était parti pour me plaire, à première vue. Mèèèèèèèèèèèè comme beaucoup de Bragelonne avant lui m'avait terriblement déçue, j'ai mis du temps à me lancer. Et puis, je me suis rendue compte que beaucoup d'autres lecteurs l'avaient apprécié, alors j'ai pris mon courage à deux pieds et je me suis jetée dans la lave.
Les Epées de Glace.
Lave.
...
Z'avez pigés ?
Ouais, jeux de mots pourri, passons.
Franchement, j'ai pas été déçue, du, tout !! Les 600 pages, je ne les ai clairement pas vu passer, et j'ai même pas eu envie de faire une pause entre les deux tomes !
Les personnages m'ont beaucoup plu, entre la naïve Shani, qui va grandement changer tout au long du récit, puis le trop tendre Mahlin qui, même s'il est agaçant du fait de sa gentillesse quand on le rencontre, finit par toucher notre cœur ! (et c'était pas une mince affaire de toucher mon cœur de pierre !! ... putain, je devrais me lancer dans la poésie ou la chanson) Et puis le baron. Ah ! Le baron ! Un être non pas cruel, mais totalement insensible, uniquement motivé par le désir de venger la mort - l'assassinat - de sa fille. Avec lui, pas d'état d'âme, pas d'hésitation, pas de pitié. Il fera tout pour parvenir jusqu'au meurtrier, tout. Tout. Absolument tout. Et ce genre d'anti-héros, moi j'adore.
Faut dire aussi que l'auteur a très bien su traiter ces trois vengeurs, ils sont différents, mais suivent une même idée, un même désir.
Autour d'eux, nous avons des personnages secondaires mystérieux, détestables, aimables ; et puis les lieux décris prêtent à rêver.

A ce train vous devez vous demander pourquoi j'en ai pas fais un coup de cœur ? C'est très simple :

Toute l'intrigue, ou presque, se passe dans une même ville. L'Empire décrit est censé être le plus grand, le plus puissant et, depuis le dernier Empereur, le plus prospère. Pourtant, on reste à Musheim, la capitale. D'accord, très bien. Pourquoi pas. Malheureusement, de ce fait, les actions sont terriblement répétitives, toujours passionnantes certes, et j'ai retenu mon souffle plus d'une fois, mais répétitives malgré tout. Je pense que l'intrigue aurait gagné en profondeur si on était un peu sorti des remparts de Musheim (pour nous diriger ailleurs qu'à la baronnie Froideval, bien sûr) Mais, encore une fois, ça n'a absolument pas gâché ma lecture.

Bah j'suis pas mécontente de ma chronique moi ! Si ça m'était possible, je m'embrasserais !

Voilà.
C'est tout.
J'ai fini.
C'était bien ?
Répondez pas tous à la fois, hein ...

D'autres avis sur :
http://www.livraddict.com/biblio/livre/les-epees-de-glace-integrale.html



Maintenant je vais vous présenter rapidement les derniers Bragelonne que j'ai lu (du moins ceux dont je me souvienne) et vous expliquer très rapidement pourquoi ils ne m'ont pas plu. Mais, si vous voulez pas vous emmerder à lire mes avis à chaque fois, retenez simplement ceci : c'est d'la merde.


Parution : mai 2015
Pages : 528

Résumé :
Lorsque Jal se réveille, perdu et agonisant, il ne se doute pas que sa survie dépendra de son serment. Celui de défendre un village face à l'immense armée conquérante qu'il vient de déserter. Une armée menée par le plus puissant des Guerriers-Mages... Bientôt, de violents cauchemars assaillent le jeune soldat, les souvenirs de douze années de sa vie jusque-là oubliées, et avec eux, des capacités insoupçonnées... Sa promesse lui permettra-t-elle de découvrir ce qu'il est vraiment ?

La première page était bien. Et puis après j'ai vomi.
Tellement rien d'original, et puis tellement pas crédible !
En plus des personnages idiots. Nan, d'ordinaire j'suis plutôt généreuse (pfff je rigole !!) et je laisse quand même le bénéfice du doute, alors j'ai poussé jusqu'à la page 120 je crois ou peut-être plus, mais je n'ai finalement pas insisté.
Je me souviens que j'avais fait une première expérience Paul Beorn avec "Les derniers parfaits", et que je n'avais pas été conquise non plus.




Parution : 2005 (réédition)
Pages : 638

Résumé :
Jusqu’à ce que Richard Cypher sauve cette belle inconnue des griffes de ses poursuivants, il vivait paisiblement dans la forêt. Elle ne consent à lui dire que son nom : Kahlan. Mais lui sait déjà, au premier regard, qu’il ne pourra plus la quitter. Car désormais, le danger rôde en Hartland. Des créatures monstrueuses suivent les pas de l’étrangère. Seul Zedd, son ami le vieil ermite, peut lui venir en aide… en bouleversant son destin. Richard devra porter l’Épée de Vérité et s’opposer aux forces de Darken Rahl, le mage dictateur. Ainsi commence une extraordinaire quête à travers les ténèbres. Au nom de l’amour. A n’importe quel prix.

Depuis le temps qu'on me parlait de cette série, il fallait bien que je me lance ! Et je l'ai fait.
Et j'aurais pas dû.
Parce que j'ai rencontré un mur. De granit. Qui fait très mal.
J'ai insisté, insisté, insisté, jusqu'à la page 165, mais non !!! C'était horrible ! J'ai voulu m'arracher les yeux plus d'une fois !
Terriblement naïf, autant dans l'écriture que dans l'élaboration des caractères des personnages, sans parler de ce côté fourre-tout désagréable, comme si l'auteur avait voulu raconter des tas de choses et des tas d'actions en même temps. Et puis franchement, ils se rencontrent tout juste dans une forêt mortellement dangereuse et ils sont potes ?
"T'es mon amiiiiii !!!"
"Je suis ton amiiie !!! Ouiiiiii !!!!!"
J'avais l'impression de lire un livre écrit pas un gamin de 8 ans qui vient de découvrir FaceProut : tu veux être mon ami ?
Ceci dit j'suis plutôt contente : comme ça j'échappe à une série que l'auteur ne semble manifestement pas capable de terminer.
Ouf.




Parution : juin 2015
Pages : 384

Résumé :
Le roi est mort, les Manteaux de gloire, sa fidèle caste, ont été séparés. Falcio Val Mond et ses amis Kest et Brasti sont réduits à travailler comme gardes du corps pour un noble qui refuse de les payer. Il y a plus grave : une conspiration royale se trame dans la cité la plus corrompue du monde et menace tout ce pourquoi Falcio, Kest et Brasti se sont battus. S'ils veulent déjouer le complot et réunir les Manteaux de gloire, les trois amis ne pourront compter que sur leurs épées et le serment qu'ils ont prêté...

Je vais être très brève :
L'auteur a manifestement voulu réécrire "Les trois mousquetaires" de Dumas.
C'est foiré.





D'après mes sources (j'suis p'tète plus libraire, mais j'ai toujours des contacts !) Olivier Gay va sortir un nouveau livre chez Bragelonne en octobre prochain. Je suis curieuse de voir ça ...

Oh oui ... oh oui !!!! Fais-moi peur !!!!!

Karine Giebel est une auteure française de polar que j'ai découverte en 2013, à la sortie de son livre : "Le purgatoire des innocents" en grand format chez Fleuve Noir. Et quand je l'ai lu, j'ai eu peur, et mmmmmmmmmmmmmmmh j'ai adoré ça ! Peur à m'en ronger les ongles jusqu'au sang, peur à trembler !

Et voici le fautif :

Editeur : Pocket
Parution : mai 2014
Pages : 640

Résumé :
Je m'appelle Raphaël, je viens de passer 14 ans de ma vie derrière les barreaux. Avec mon frère, William, et deux autres complices, nous avons dérobé 30 millions d'euros de bijoux. Ç'aurait dû être le coup du siècle, ce fut un bain de sang. Deux morts et un blessé grave. Le blessé, c'est mon frère. Alors, je dois chercher une planque sûre où Will pourra reprendre des forces.

 "Je m'appelle Sandra. Je suis morte il y a longtemps dans une chambre sordide. Ou plutôt, quelque chose est né ce jour là..."


 Je croyais avoir trouvé le refuge idéal. Je viens de mettre les pieds en enfer.


 "Quelque chose qui parle et qui marche à ma place. Et son sourire est le plus abominable qui soit..."



Avouez que rien qu'au résumé, vous avez eu la trouille !
Le pire avec Giebel c'est qu'elle nous fait voir des horreurs, mais des horreurs qui peuvent tout à fait se réaliser, des horreurs avec comme point d'ancrage la noirceur trouble de l'âme humaine. Elle met en scène des situations stupéfiantes, le plus souvent des huis-clos horrifiques, ou les agissements de certains personnages et leur réaction sont toujours justifiés par la peur, l'excitation ou la violence. Ou parfois les trois. Et quand je le lisais, je ne pouvais pas m'empêcher de me demander : qu'est-ce que j'aurais fait dans une situation pareille ? Est-ce que j'aurais réagis de la même façon ? Et parfois, la réponse était claire et terrifiante : oui. C'est effrayant parce que ça nous pousse à nous interroger sur nous-même, sur la violence et la noirceur qui peut dormir en nous.

Les deux frères que nous suivons ici, et leurs deux complices, vont, pour échapper aux forces de l'ordre suite au casse qui tourne mal, se réfugier chez une vétérinaire qu'ils prennent en otage afin qu'elle soigne le cadet blessé.
En parallèle, nous avons deux jeunes filles, des adolescentes, qui croisent la route d'un homme, qui nous parait d'emblé très louche!, en camionnette. Il est inutile de vous cacher la vérité : elles vont se faire kidnapper.
Mais où est le lien me demanderez-vous ? C'est là que Giebel est douée. Je ne vous en dis pas plus là-dessus.

Paradoxalement, j'ai un étrange reproche à lui faire : pas assez d'humanité. C'est noir, terriblement noir, il n'y a pratiquement aucun espoir dans le déroulement des choses, et en plus de faire peur, ça met le moral dans les chaussettes. Et moi qui suis une personne particulièrement sensible (si c'est vrai! Je vous assure !! ... qui a osé rigoler ?!!) bah ça me flingue carrément. Voilà pourquoi, et pour aucun des livres que j'ai lu d'elle malheureusement, je ne peux en faire de coup de cœur ! Simplement des lectures bien effrayantes et divertissantes.

Si vous n'avez jamais lu cette auteure, je vous conseille de commencer par celui-ci. Tous ceux que j'ai lu après m'ont paru bien plus ... fades. Je ne les ai pas tous lu, j'avoue, car il y en a beaucoup, mais vraiment, à mon sens celui-ci est le plus réussi de ceux que je connaisse (j'ai l'intention de lire les autres, vous en saurez donc plus)



D'autres avis sur :
http://www.livraddict.com/biblio/book.php?id=74177




Parmi les 4 autres livres que j'ai lu d'elle, deux d'entre eux m'ont relativement bien plus :


Editeur : Pocket
Parution : 2009
Pages : 320

Résumé :
Elle est belle, attirante, disponible. Il n'a pas hésité à la suivre pour prendre un dernier verre. A présent il est seul, dans une cave, enfermé dans une cage. Isolé. Sa seule compagnie ? Sa séductrice et son bourreau. Et elle a décidé de faire durer son plaisir très longtemps. De le faire souffrir lentement. Pourquoi lui ? Dans ce bras de fer rien n'est dû au hasard. Et la frontière entre tortionnaire et victime est bien mince...

Un homme est kidnappé. Jusque là, je pense que vous l'aviez compris vous-même. Celle qui le séquestre semble avoir un compte à régler avec lui, et lui ordonne d'avouer ses crimes. Mais ...
C'est un livre très court, et tout ou presque se passe entre cet homme et cette femme. Autrement dit, il ne se passe pas grand chose. Pourtant la tension est formidable, on serre les fesses et on prie !
Malheureusement, si je l'ai moins aimé, c'est parce qu'on tourne en rond, terriblement en rond. C'est court, et pourtant ça aurait sans doute gagné à l'être encore plus. Néanmoins, c'était un bon moment ... si on peut appeler un bon moment quelques heures passées à péter de trouille.


Editeur : Pocket
Parution : 2010
Pages : 256

Résumé :
Ils sont là. Ils approchent.
Aboiements. Tonnerre de sabots au galop…
La forêt est si profonde … Rien ne sert de crier.
C’est le plus dangereux des jeux. Le dernier tabou. Le gibier interdit…
Le hasard les a désignés. Diane aurait dû rester à l’hôtel, ce jour-là. Au mauvais endroit, au mauvais moment … Quant à Rémy le SDF, s’il a perdu tout espoir depuis longtemps, c’est la peur au ventre qu’il tente d’échapper à la traque.
Ils sont impitoyables, le sang les grise.


Diane est photographe et gagne un village un peu paumé pour y faire un petit reportage photo. Là, elle apprend qu'une jeune femme a été retrouvée morte dans les bois. Un matin, elle assiste à une scène terrible à laquelle elle n'aurait pas dû assister. Et la terreur commence.
Rémy décide un jour d'aider un homme agressé dans la rue. Il est SDF, les gens passent sans le voir, mais lui il voit. Sa bonté lui fera vivre un enfer.
Ici, mon cœur a palpité. Pour échapper à des monstres, Diane et Rémy vont devoir courir. Et courir vite. Leur vie est en jeu. Et j'ai couru avec eux tant c'était intense ! J'ai été terrifiée avec eux !
Mais, là encore, j'ai un petit reproche à lui faire : contrairement au précédent, je trouve que des pages en plus ne lui aurait pas fait de mal.
Je m'explique : je me suis énormément attachée à Diane et Rémy, malheureusement on en apprend très peu sur eux, sur leur passé, leurs désirs, bref, sur tout ce qui aurait pu faire d'eux des personnages plus profonds.



Et voici à présent les deux autres, que j'ai trouvé nuls. Nul à chier. Une perte de temps. Très, très, très déçue. M'enfin, c'est que mon avis.


Editeur : Pocket
Parution : 2015
Pages : 384

Résumé :
Lorsque François apprend que sa tumeur est incurable et qu'il ne lui reste plus que quelques mois à vivre, il monte en voiture et erre sans destination. En chemin, il prend en auto-stop, un autre fuyard, Paul. En quelques jours, les deux hommes apprennent à se connaître et à profiter de la vie.


Voilà. Rien d'autre à dire. François est un cancéreux en train de mourir, et Paul est un fuyard. Rien d'intéressant. Je n'ai pas retrouvé ici le frisson et la peur des autres, et je ne me suis absolument pas attachée aux personnages. Ni à l'un, ni à l'autre.
A vous de voir.


Editeur : Belfond
Parution : mars 2016
Pages : 528

Résumé :
« Le temps de l'impunité est révolu. Le temps des souffrances est venu. » 
Elle ne m'aimait pas. Pourtant, je suis là aujourd'hui. Debout face au cercueil premier prix sur lequel j'ai posé une couronne de fleurs commandée sur Internet. Car moi, j'ai voulu l'aimer. De toutes mes forces. De force. Mais on n'aime pas ainsi. Que m'a-t-elle donné ?
Un prénom, un toit et deux repas par jour. Je ne garderai rien, c'est décidé. A part le livret de famille qui me rappelle que j'ai vu le jour un 15 mai. De mère indigne. Et de père inconnu. 
Lorsque j'arrive devant la porte de mon ancienne chambre, ma main hésite à tourner la poignée. Je respire longuement avant d'entrer. En allumant la lumière, je reste bouche bée. Pièce vide, tout a disparu. Il ne reste qu'un tabouret au centre de la pièce. J'essuie mes larmes, je m'approche. Sur le tabouret, une enveloppe. Sur l'enveloppe, mon prénom écrit en lettres capitales. Deux feuilles. Ecrites il y a trois mois. Son testament, ses dernières volontés. Je voulais savoir. Maintenant, je sais. Et ma douleur n'a plus aucune limite. La haine. Voilà l'héritage qu'elle me laisse.

Long, long, terriblement long et beaucoup trop long !! C'est répétitif, ennuyeux, et pour une fois incroyablement prévisible !! Je ne me suis attachée à personne, et c'est bien la première fois que son style haché m'a fait chier.
Cependant, il y a une raison bien personnelle à mon manque d'enthousiasme. L'un des personnages est une jeune femme dont le père très riche lui passe tous ses caprices, et mademoiselle est malheureuse ! La pauvrette, elle a tout ce qu'elle veut, mais son pôpa n'est jamais là alors elle fait des caprices de gamine de 5 ans. Vous l'aurez deviné, j'ai du mal avec ce genre de personnage.



Et voici maintenant 4 autres livres de Karine Giebel que j'ai bien l'intention de lire :
 



J'espère que vous aurez apprécié ce premier avis Lecture ! Sinon, si vous avez trouvé ça pourri, vous pouvez le dire aussi, je ne me vexerais pas.
Je me transformerais juste en cafard pour vous rentrer dans l'oreille et vous grignoter la cervelle.