31/12/2016

Et dire que c'était il y a 171 ans ... et de nouveaux vestiges de cette tragédie humaine sont encore découverts aujourd'hui.

Je vais faire comme si ça ne faisait pas 10 jours que je foutais rien ...

Hey hey hey !!
Joyeux Noël à tous ! J'espère que vous vous êtes bien gavés de foie gras, et que vous avez pris 30 kilos en plus d'être malades.
Héhéhéhéhéhéhé
Courage les people, 2016 est bientôt terminée, plus que quelques heures à tenir ... z'allez voir qu'on va encore perdre une dizaine de célébrités avant que retentisse le dernier coup de minuit !

J'ai bien envie de dire : vas te faire foutre 2016, mais j'ai peur qu'elle le prenne mal et qu'elle fasse de moi sa prochaine victime, alors je vais me taire.

Euh ... bref.

Editeur : Pocket
Parution : 2010
Pages : 1043

Résumé :
Le 19 mai 1845, le HMS Terror et le HMS Erebus quittent l'Angleterre sous les vivats de la foule. Avec ces navires, le vénérable sir John Franklin entend enfin percer le mythique passage du Nord Ouest. Mais à l'enthousiasme succèdent bientôt la désillusion, puis le drame ...
Mal préparée, équipée et dirigée, l'expédition se retrouve prisonnière des glaces et de la nuit polaire. La mort frappe. La maladie se répand. La faim, la mutinerie et la folie couvent. Et rôde une mystérieuse et terrifiante créature, incarnation des peurs ancestrales de l'homme face aux éléments.
Le 19 mai 1845, cent vingt-neuf hommes partaient pour un voyage au bout de l'enfer blanc. Combien en reviendront vivants ?


Je ne sais pas si vous connaissez Dan Simmons, ou avez déjà lu un ou plusieurs livres de lui, mais si ce n'est pas le cas, laissez-moi simplement vous dire, avec tout mon respect, qu'il s'agit là d'un auteur qui n'en a strictement rien à carrer si ses lecteurs font des syncopes, des dépressions ou deviennent tout bonnement dingues.
Ouaip.
Y s'en fout, cet enfoiré.

*interlude*

Voici ce que j'ai retenu de cette lecture : la vie humaine est solitaire, misérable, dangereuse, animale et brève.

Wahou youpi tralala !

L'auteur ne perd pas de temps et nous met tout de suite dans le vif du sujet de ce livre-hommage, car l'intrigue commence non pas au moment du départ de l'expédition, donc en mai 1845, mais en octobre 1847. Ca fait donc plus de 2 ans que les bateaux ont quitté l'Angleterre (gnéhé ! Je sais compter), et presque 1 an et demi qu'ils sont piégés dans les glaces.
Donc, dès la première page, nous sommes avec des hommes qui vivent dans la nuit arctique depuis des mois, dans le froid depuis bien plus longtemps, qui doivent déjà respecter des restrictions alimentaires terribles, et qui commencent à tomber malade les uns après les autres.
Folie, pneumonie, scorbut, bla bla bla ...
Mais surtout, ils sont effrayés. Effrayés par la nuit qui les entoure, l'immobilité qui les tient, la glace qui les piège, et un gros ours diablement intelligent qui les tue les uns après les autres.

Abaoui ! Simmons ne serait pas Simmons s'il n'y avait pas une grosse bébête poilue amatrice de chair humaine !! (ceux d'entre toi qui ont lu "Drood" comprendront ...)

Donc en fait ... oui, vous avez deviné, durant plus de 1000 pages nous sommes avec des hommes coincés dans un bateau, qui se laissent petit à petit submerger par la terreur ( hey, hey, t'as vu ? Un clin d'œil au titre ! Trop forte moi), le désespoir et la colère. Bon, en vrai pas tout à fait, parce qu'à un moment donné les réserves de charbon vont s'épuiser et ils vont quitter les navires pour tenter leur chance à pied vers le sud plutôt que de rester à crever de froid à bord. Mais je crois que c'est ce qui fait tout le putain de "charme" de ce foutu livre !! C'est terriblement angoissant, une sorte de huis clos froid et noire qui m'a fait trembler littéralement. Vraiment. J'ai réellement ressenti, à certains moments, un frisson glacé me remonter le long du dos, et je claquais des dents. Sans parler des descriptions hallucinantes de la banquise, du Grand Nord, de l'enfer blanc, faites de mots terribles mais poétiques.

Gra.

Là où c'était un peu dérangeant au début, c'est qu'il y a beaucoup de personnages (129 c'est pas mal !) il était donc difficile de se rappeler de tous, mais l'auteur tente quand même de nous aider en nous communiquant chaque fois des indices sur eux, comme leur rôle à bord, leur physique ou leur caractère, et il s'attarde même quelques fois à nous raconter quelques morceaux de leur passé avant qu'ils se retrouvent coincés là. J'ai donc fini par m'attacher à quelques-uns d'entre eux, 4 pour être précise (avec un coup de cœur pour le pilote des glaces Thomas Blanky) et laissez-moi vous dire que je n'aurai pas dû.

Oh non, j'aurai pas dû.

Bon, je ne vais pas vous dire pour quoi, sinon ce serait trop vous dévoiler l'intrigue, mais laissez-moi simplement vous dire que j'ai été tenté une fois, rien qu'une petite fois, de hurler de rage et de balancer ce bouquin à travers la pièce (bon, je ne l'ai pas fait parce que sinon mon chien se serait jeté dessus pour le bouffer tellement il est con, et ça m'aurait bien fait chier !) et maintenant regardez encore un peu le titre de cet article ...
J'ai bien utilisé le terme de tragédie humaine.

Allez, je bifurque sur le plus important, comme ça, sans transition, rien à foutre : oui, c'est une histoire vraie. Je le savais avant de commencer ma lecture parce que j'ai un minimum de culture G quand même (rien à voir avec le point G hein ...) mais je ne connaissais pas tous les détails, et j'ai réussi à me retenir de faire des recherches tant que ma lecture n'était pas finie. Et aux vues de ce que j'ai découvert après avoir lu "Terreur", je dois reconnaître que l'auteur s'est donné énormément de mal pour se documenter ! Le travail de recherches qu'il a fait a dû être sacrément long, audacieux et difficile, parce que rien ne manque, c'est tout bonnement prodigieux ! Et en sachant ça, j'ai réalisé que ce livre n'était pas seulement un livre historique, mais aussi un formidable hommage fait à ces hommes qui ont finalement tous été oubliés par l'Histoire, alors qu'ils étaient quand mêmes les premiers, à cette époque, à s'aventurer aussi loin dans l'Arctique, simplement pour donner à l'Angleterre la primauté sur ce fameux passage du Nord Ouest et faire d'elle la maîtresse incontestée des voies navigables et commerciales avec l'Amérique.

Aujourd'hui encore, des campagnes de recherches sont lancées dans le détroit de Lancaster depuis le Canada, car les avancées technologiques permettent enfin de sonder et briser la glace, et j'ai été stupéfaite d'apprendre que le premier des 2 navires (on ne nous dit pas lequel) a été retrouvé en 2014 ! 169 ans après ! Et que l'épave du second a été localisé cette année ! Sans oublier que les premières vraies analyses et études n'ont pas été réalisées avant les années 1980 ... mais je ne dis rien de plus là aussi, parce que ce qu'ils ont découvert est assez terrible. Et Dan Simmons l'exploite très bien !

Bon, pourquoi ne pas en faire un coup de cœur ?

Parce que, premièrement, c'est trop déprimant. Vraiment. J'ai été incapable de lire ce livre d'une traite, je fus plusieurs fois forcées de faire des pauses en lisant d'autres livres, sinon j'aurai pété un plomb.
Et deuxièmement, j'ai trouvé la fin ... un peu décevante. Et ça me surprend. Je m'attendais à quelque chose de spectaculaire, dans le sens où tout le texte l'avait été, mais j'ai l'impression que l'auteur a choisi un chemin plus "facile", du coup toute la tension, toute la peur et tous les frissons disparaissent d'un coup. Tout retombe comme un mauvais soufflé, et c'est un peu dommage.

Bref. Vous voulez un conseil si, malgré cette chronique, la lecture de ce livre vous tente ? Attendez l'été.
Attendez qu'il fasse chaud, qu'il y ait un beau soleil, histoire de pouvoir sortir vous en gorger en cas de besoin.
Et surtout, ne vous attachez à aucun des personnages.
Ne vous attachez à personne.
Ne vous attachez pas.
Ne vous attachez pas ...

Ok, voilà, maintenant je chiale ! Vous êtes contents ?!!!

D'autres avis sur
http://www.livraddict.com/biblio/livre/terreur.html


J'ai lu ce livre pour le Cold Winter Challenge, qui se poursuit jusqu'au 31 janvier, j'en arrive donc à un total de 3 livres lus sur 7 ... ça va, je m'en sors plutôt bien. Si j'arrive à lire un livre par semaine à partir de maintenant, je devrais réussir ce Challenge logiquement.

Je voudrais en profiter pour remercier ma MarjoBarjo, qui m'a proposé une lecture commune sur ce livre, puisqu'elle participe au CWC elle aussi, et ce fut ma foi une excellente idée ! Si j'avais été vraiment seule à lire ça ... je ne sais pas ce qu'il se serait passé. Heureusement qu'elle était là pour en parler avec moi. On ne se rassurait pas mutuellement, impossible de se rassurer sur ce texte, y'a pas assez de matière positive pour ça, mais c'était rassurant de ne pas être totalement seule avec "Terreur".
Donc euh ... encore un conseil : lisez ça à plusieurs !

Elle a fait un très bel article sur sa lecture ==> ici, et vas-y faire un tour dessus, il est top !

Voilà !

J'en profite pour vous souhaiter une bonne année ! Et pour vous dire, tant que j'y suis, de ne pas trop faire les cons.

Parce que voilà ce qui arrive, sinon : patatra ...

Allez, haut les cœurs !!
Analyse à la loupe ou presque de "Raison et sentiments"
Première chronique du CWC !
Deuxième vitrine !! Et ça fait déjà presque deux mois putain ...

RIP Claude Gensac ...

21/12/2016

Moi je dis, le vrai homme dans ce livre, c'est Mr Palmer (comprendra qui pourra ...)

"Orgueil et Préjugés" n'est évidemment pas le seul livre que j'ai lu de Jane Austen, car sitôt celui-ci découvert, j'ai eu bien sûr envie de savoir si les autres me plairaient tout autant.
Pour l'instant, je n'en ai lu que 3, car je veux prendre mon temps et ne pas lire toutes ses œuvres trop vite, de peur de me retrouver comme une conne par la suite, désœuvrée.

Il y a un peu près un an, j'ai donc lu :




Editeur : 10/18
Parution : 2008 (pour cette édition)
Pages : 380



Résumé :
En amour, comme en tout, rien n'a changé depuis le XIXème siècle de Lady Jane. Si la fougueuse Marianne s'abandonne à une passion qui menace de lui brûler les ailes, la sage Elinor prend le risque de perdre l'amour à force de tempérance. Raison et sentiments : impossible équation ? Les deux jeunes femmes devront apprendre de leurs vacillements. Pour le meilleur et pour le pire.

J'ai également beaucoup, beaucoup, beaucoup aimé ! Jusqu'au coup de cœur, assurément ! J'y ai retrouvé toutes les qualités de "Orgueil et Préjugés" ; le style percutant, simple, drôle, magique, magnifique, de l'auteure ; et encore une très belle histoire d'amour qui m'a fait fondre.
Les personnages charismatiques m'ont séduites (avec une petite préférence pour la passionnée Marianne, et le taciturne Mr Palmer), de plus, on passe ici beaucoup plus de temps à Londres qu'en suivant les aventures de Lizzie et Darcy, on découvre donc la capitale plus en profondeur, et Jane Austen s'est fait plaisir en nous dressant un nouveau portrait de cette société embourgeoisée fière de ses valeurs d'avant-guerre, une immersion donc très intéressante.

L'histoire commence avec la mort d'un homme : Mr Dashwood, qui laisse derrière lui un fils aîné, déjà marié, une femme et trois filles. Le fils, né d'un premier mariage, hérite donc de tout, et ses demi-sœurs : Elinor, Marianne et Margaret, de même que sa belle-mère, dépendent désormais de lui. Mais cet homme est faible, et sa femme, une créature égoïste et motivée seulement par l'appât du gain, le manipule de bout en bout.
Résultat : la veuve et ses trois filles se retrouvent dehors, avec un revenu minuscule ! Si si ! Elles déménagent, quittent le beau domaine de Norland pour un petit cottage très loin en bord de mer.
Heureusement pour elles, la vie est imprévisible, et c'est presque isolées sur ce petit bout de terre battu par les vents marins qu'elles vont rencontrer (en fait c'est Marianne qui tombe dessus) un certain jeune gentleman : John Willoughby D'Allenham. Et là, tout vas partir en cacahuète, car ce beau dandy va semer une belle pagaille dans la maisonnée !


Néanmoins, j'ai un tout petit peu moins apprécié que "Orgueil et Préjugés", car j'ai trouvé le message délivré par l'auteur beaucoup moins fort ! Ici ne ressort finalement qu'une seule question : laquelle des deux sœurs finira par être heureuse, celle qui écoute son cœur, ou celle qui écoute sa tête ?
Evidemment, grâce au talent de Jane Austen, le tout nous parait plus complexe, d'autant que toutes les subtilités et tous les codes sociaux viennent troubler les rapports entre les personnages, déjà bien ambigus à eux seuls.

Tout comme "Orgueil et Préjugés", je l'ai relu plusieurs fois (3 fois ici seulement, mais j'ai apprécié chaque fois ma lecture ... abawais, sinon j'l'aurais pas relu, hin hin hin) et je sais que je le relirai encore.


D'autres avis sur
http://www.livraddict.com/biblio/livre/raison-et-sentiments-le-coeur-et-la-raison.html



Evidemment, il y a eu aussi des adaptations cinématographiques, notamment celle de 1995 avec Hugh Laurie (nyooooooo !!!! Mr Palmer !!!!) ; la réalisation était parfaite, mais ... choisir des acteurs âgés de 30 ans pour jouer des personnages de 17 ans ? Mauvais plan. Très mauvais plan. Dommage.
Néanmoins il a également été adapté pour la télévision, encore une fois par la BBC, en 2008 ; c'est un téléfilm de 3 heures et il est splendide !!

Petit trailer pour vous le prouver :
(là encore, méfiez-vous, contient des risques de spoil!)




Et je ne compte pas m'arrêter là pour les Jane Austen !
Récemment j'ai lu "Persuasion", et je vous en ferais bientôt une Chronique-eunique-eunique-eu! Et j'ai bien l'intention de tous les lire.

Pour le prochain, je pense me pencher sur "Emma".


Coup de cœur !

 
Sinon, mon premier Cold Winter Challenge se passe bien mis à part que je commence déjà à prendre du retard ... bouais, en bonne grosse fainéante qui se respecte, on ne se refait pas !
Avec mon Journal à Clous aussi ça se passe bien ... enfin, jusque-là j'ai pas eu besoin de me crever un œil, donc ça va.

Allez, je me casse. C'est bien beau de lire des livres tout le temps, mais c'est que j'ai un Shiny à shasser moi.

Si t'as pas envie de partir tout de suite, tu pourrais te faire chier ici :
"Orgueil et Préjugés". Voilà. Que voulez-vous que je dise d'autre ?
Je serais bientôt internée pour triple dédoublement de personnalité ...
Le CWC, c'est ça.

14/12/2016

[Ecrichiure #2] Gabrielle au placard ?

Souvenez-vous, il n'y a pas si longtemps je vous parlais de mon premier nom de plume et de Sylphideland ==> . Article très embrouillé, dans lequel je racontais des conneries incompréhensibles (quand je le relis aujourd'hui, j'y comprends rien d'ailleurs ... ) que je vais quand même tenter de vous résumer :
1 : je déteste mon véritable prénom, je l'ai donc remplacé très jeune par Sylphideland. Ca fait des années que j'arpente la toile en laissant cette signature derrière moi, je ne m'en sépare donc pas, bien que j'ai essayé.
2 : en publiant pour la première fois une fic (mon compte ici : gazouille) je me suis dit qu'il fallait que je trouve un nom de plume, et j'ai choisi Gabrielle pour une raison que j'ai aujourd'hui oublié.

A présent, suite à quelque chose qui m'est arrivé voilà 1 mois et demie maintenant (bordel, déjà ?!!!) il m'a fallu créer un autre nom de plume. Et oui.

Pourquoi ?

Car j'ai trouvé un éditeur. Ouiiiiiii !!! Je crois que je n'ai jamais été aussi heureuse de ma vie !!! C'est l'aboutissement d'un rêve !! (ou presque hein, parce que mon premier livre n'est pas encore édité, et si ça ne leur plait pas ils peuvent tout à fait m'envoyer bouler) Bon, la vérité c'est que c'est elle (car c'est une éditrice en vrai), qui est venu me trouver après m'avoir suivi sur mon compte fanfiction et avoir lu mes dernières fics. Apparemment, ce qu'elle a lu lui a plu, elle m'a donc demandé si j'étais intéressée pour rejoindre sa maison d'édition.

Euh ... j'ai dis oui, pensez-vous, j'suis pas totalement débile non plus !

Maintenant : lui remettre un "produit fini" en janvier. Une deadline assez courte, on est d'accord ? Et je commence déjà à paniquer sévère parce que j'ai à peine écrit un quart du bouquin et je balise à fond !!!

Bref. De quelle maison s'agit-il ? De celle-là : Men Over the Rainbow (clique dessus)
Donc oui, comme vous pouvez le constater, la ligne éditoriale est somme toute très simple : les livres édités chez eux portent sur la romance gay. Ca tombe bien, ça fait des années que j'écris ça dans mes fanfictions, je ne suis donc pas perdue, et je suis très contente d'avoir attiré l'attention d'une petite maison indépendante, comme ça je suis moins stressée que si j'avais osé envoyer un quelconque manuscrit à un grand ponte de l'édition du genre Bragelonne, par exemple (qui a chopé la grosse tête, avouons-le ...) Je me sens déjà hyper à l'aise chez MOtR, en plus l'éditrice est quelqu'un de très sympa et je suis assez sereine, je me sens avec elle comme à la maison ; elle a peu d'auteur, de part sa taille, et peut donc se permettre de suivre assidument chacun d'eux, avec beaucoup de gentillesse (chose qu'un éditeur plus gros n'a pas le temps de faire) En tout cas, ça me permettra comme ça de voir si je suis capable de le faire ou non.

Doudim Doudim

Une question est assez vite venue avec elle : quel nom de plume vais-je utiliser ? Gabrielle ? Ou vais-je avoir le courage d'utiliser ma véritable identité ? Ca déjà, c'est non, même pas en rêve, et je voulais vraiment garder Gabrielle pour les fics, il a donc fallu que je réfléchisse à un nouveau nom. C'est pour ça que je ne vous parle de tout ça que maintenant, car ça m'a prit plus d'un mois pour trouver.
Bouais.
Pas douée la fille.
Maintenant vous vous rendez compte que j'ai bavé tout ça pendant trois heures simplement pour vous dire ça : pour Men Over the Rainbow, mon nom est : Morgan Lebel.
C'bow hein ? (trop fière quoi !)
Pourquoi Morgan ?
Parce que la fée Morgan est l'un des personnages féminins de la littérature que je préfère, et c'est un prénom à la fois féminin et masculin (comme Gabrielle) donc, bingo.
Pourquoi Lebel ? Car Philippe le Bel, roi de France du XIVè siècle, est l'un de mes personnages historiques français préférés (avec Jacques Cœur, mais son nom m'a moins séduite)
Ca vous plait ?
Non ?
Allez manger des nouilles, bande de chiant, moi ça me plait, point barre !! (je vous aime les gens, n'en doutez jamais, même quand j'écris des choses pas gentilles)

Voilà voilà.

Si ma vie d'auteur chez MOtR vous intéresse, si ça vous dit de suivre mes déboires et mes débuts, je vous propose ma page auteure : làààààààliiiiiioooooh !! Elle vient d'ouvrir, elle est toute belle toute neuve (avec la participation d'une graphiste de talent, qui m'a fait une bannière magnifique !) et j'y raconterai des conneries : si j'ai réussi à écrire ou pas dans la journée, si j'ai eu une idée, si je m'en sors, si je craque, si j'ai envie de me flinguer. Bref, plein de choses bien et hyper positives !!

Et qu'en est-il de Gabrielle alors ? Donc, de mes fanfictions ? Vais-je les arrêter ? Bah, il y a 1 mois et demie, je me disais que malheureusement je n'aurais jamais le temps de faire les deux ; l'ennui c'est que maintenant, j'ai de nouvelles idées de fics. Ouais, quand on a trop d'imagination, ça déborde, et on n'a pas le choix (j'ai même commencé à en écrire une nouvelle ...) Donc non, Gabrielle n'est pas morte, elle sera juste légèrement moins productive que durant ces 6 dernières années.

Qui qu'a lu jusqu'au bout ? Levez la main !!!
...
Y'a que'qu'un ?

Que faut-il retenir de cet article ? (que c'était d'un chiant à mourir !) :
 
Mon compte fanfiction, avec tous mes écrits sous le nom de Gabrielle
https://www.fanfiction.net/~sylphideland
 
Les éditions Men Over the Rainbow, qui prennent le risque de me donner ma chance
 
https://www.menovertherainbow.net/

 Ma page auteure, pour bien faire comme tout le monde, sous le nom de Morgan
 
https://www.facebook.com/Morgan-Lebel-1412549948785122/
 

J'espère que vous l'aurez compris : faut cliquer sur les images pour accéder aux comptes.


Tiens, dans ta poire :
Un dragon, de la glace, et le CWC
Souvenez-vous : ce fut un coup de cœur ! Ils sont bibliothécaires, et ils sont armés !
Sincèrement, qui n'a jamais rêvé de découper quelqu'un en morceau ?

11/12/2016

Le CWC, c'est l'art d'avoir bien froid au cul en étant chez soi devant un feu de cheminée.

J'ai pas de cheminée, je vis dans un appartement de la taille d'une boîte aux lettres version Mimie Mathy, mais vous avez compris le principe, je gage.
Le Cold Winter Challenge est commencé depuis plus de dix jours, et j'ai enfin terminé un livre du Menu "Montagne enneigée" que j'ai choisi.
Mais c'est le deuxième livre que j'ouvre.
Faut dire aussi que le premier livre est "Terreur" de Dan Simmons, qui fait plus de mille pages, donc faut le temps qu'il faut pour le bouffer.

Venons-en au sujet, premier livre du CWC lu, et une bonne surprise, donc une chronique. C'est pas garanti pour tous, mais ça commence bien non ?

Editeur : Flammarion
Parution : 2015
Pages : 116

Résumé :
D'un blanc cristallin, ce blanc dur et froid, presque bleu, le dragon de glace était couvert de givre ; quand il se déplaçait, sa peau se craquelait telle la croûte de neige sous les bottes d'un marcheur et des paillettes de glace en tombaient. Il avait des yeux clairs, profonds, glacés. Il avait des glaçons pour dents, trois rangées de lances inégales, blanches dans la caverne bleue de sa bouche. S'il battait des ailes, la bise se levait, la neige voltigeait, tourbillonnait, le monde se recroquevillait, frissonnait. S'il ouvrait sa vaste gueule pour souffler, il n'en jaillissait pas le feu à la puanteur sulfureuse des dragons inférieurs. Le dragon de glace soufflait du froid.


Bon, vous l'aurez compris, c'est l'histoire d'un dragon. Mais pas que.
L'histoire se déroule manifestement dans l'univers du Trône de Fer, car les hommes sont capables de se lier avec des dragons et sont en guerre contre un peuple du Nord.
Ha ha ha
Ceci dit, ils ne peuvent pas approcher tous les dragons, car il y en a qu'il est impossible d'apprivoiser, de toucher, et donc de monter : les dragons de glace.
Ceux-ci n'apparaissent que l'hiver, sont fait de froid et de glace, ne crachent pas le feu mais leur souffle est si froid qu'il transforme tout en glace, et leur peau est si froide qu'un humain qui la touche gèle presque instantanément.
Pourtant, la jeune Adara, âgée de quatre ans au début de l'histoire, y parvient, elle.

Tout commence comme dans un conte pour enfant digne des Frères Grimm : la jeune Adara vit dans une ferme avec son père, gentil mais maladroit, son grand frère qui rêve de combats à l'épée et sa grande sœur effacée qui a tout l'air d'une bonne gourdasse, et sa mère, qui apparaît comme un personnage doux, délicat et fragile (cliché, quand tu nous tiens !) est morte en lui donnant la vie. Donc, entre Adara et son père, c'est un peu tendu, et la petite fille passe le plus clair de son temps dehors, livrée à elle-même.
Evidemment, elle se lie d'amitié avec un dragon de glace, et, ô miracle, parvient à le toucher sans se stalactiter les miches.
La petite fille attend donc chaque hiver avec une grande impatience, puisqu'à chaque été le dragon migre sinon il risque la mort, et les gens de sa famille, de même que ceux du village, la voit comme une sorcière qui invoquerait l'hiver et le rendrait chaque année plus rigoureux.
On peut voir tout ça comme d'un banal à pleurer, et pourtant j'ai beaucoup aimé !

Déjà, parce que l'univers du Trône de Fer est tout bonnement stupéfiant, même s'il n'apparait que brièvement, et ensuite parce que la plume de l'auteur est là, poétique et tranchante, passionnée et juste. Adara, cette petite fille qui cache un si grand secret, est un personnage très attachant, une sorte "D'enfant sauvage" au féminin, et les autres personnages qui gravitent autour d'elle ont tous leur ombre, leur lumière, leur utilité et leurs défauts.

Mais il ne faut pas oublier le magnifique talent de Luis Royo, l'illustrateur qui prête sa plume venue d'un autre monde à cette histoire, ce qui fait de lui un petit objet magnifique. Tout est superbe : la jaquette, la couverture rigide, les illustrations qui s'insèrent dans le texte comme si elles en faisaient intégralement partie, c'est tout simplement magique.

Voyez par vous-même :

Le Dragon
 
La petite Adara
 
La ferme de la famille en hiver
 
 
Et ce ne sont que quelques exemples parmi une bonne dizaine d'œuvres d'art superbes présentes dans le livre.
 
Pour en revenir à l'histoire : Adara grandit ainsi, en ne parlant de son dragon de glace à personne durant quelques années, jusqu'à ce que la guerre, qui était jusque-là restée lointaine, simple récit porté par son oncle lorsqu'il leur rendait visite en été, se rapproche.
 
Je ne vous en dis pas davantage, j'en ai déjà dis assez !
 
Je ne rajouterai que ceci : la fin ... ressemble bien à l'auteur. Personnellement, je n'aurais pas choisi de finir ce récit ainsi et j'aurais préféré que ça se termine autrement, mais on ne peut pas retirer à George R.R. Martin ce qui fait de lui LE George R.R. Martin et laisse le lecteur un brin frustré ! (bordel de sa mère !!!)
Mais ça reste un conte magnifique, qui se lit rapidement (même que j'ai pris mon temps, pour le savourer, j'aurais en fait pu le lire bien plus vite) et que je relirai avec grand plaisir.
 
A tous les amoureux de la fantasy, des dragons, des contes, ou tous les curieux en général, lisez-le, regardez-le, c'est un petit bijou très beau, très dur mais merveilleux.
 
D'autres avis sur
http://www.livraddict.com/biblio/livre/dragon-de-glace.html
 
 
Sinon à part ça, j'ai commencé mon Journal à Clous ! (trad : un Bullet Journal avec des clous dedans, pour me punir en cas de non-productivité) Jusqu'ici ça marche, j'ai pas trop à me plaindre, ça sert à s'organiser quand on travaille enfin chez soi après plus de 10 ans de métro-boulot-dodo.
Affaire à suivre.
 
A ceux d'entre toi qui participent au CWC et qui se sont bien fait chier à lire cet article, vous en êtes où dans vos lectures ?
Dites-moi tout, je m'emmerde un peu aujourd'hui.
 
Attention, chute d'articles !!! :

30/11/2016

C'est pas toujours bon de vouloir tout savoir. Parfois, c'est mieux de laisser une part de mystère.

Le tout-savoir.
Le tout-tout-de-suite.
La désinformation.
C'est le fléau de ce XXIème siècle. Ca et l'individualisme, l'homophobie, le racisme et, bien sûr, la haine envers la Langue Française (la pauvre, faut voir comment on lui tourne le dos aujourd'hui)

Et je suis la première à vouloir tout savoir. Quand je lis par exemple, je ne peux jamais m'empêcher d'aller voir quelques pages plus loin ce qu'il se passe ou, pire, parfois je vais carrément lire la dernière page. Combien d'entre vous font ça ?
Quand je découvre une série télé, je vais sur certains sites pour avoir quelques infos et je me spoil toute seule (je me hais quand je fais ça !) et là, par exemple, je viens de passer des heures sur Pokébip pour décortiquer la solution du jeu, alors que je ne l'ai même pas commencer.
Je suis irrécupérable. Imbécile. Et je suis incapable de m'en empêcher.

C'est pour ça que j'ai lu ça. Et je me rends compte maintenant que j'aurais pu éviter. Sauf que je ne pouvais pas le savoir.
Ha, ha, ha.

Editeur : Bragelonne
Parution : novembre 2016
Pages : 375

Résumé :
Rekk n’a pas eu une enfance facile. Fils bâtard d’un gladiateur et d’une femme mariée, élevé par des prostituées, il est sauvé par son habileté à l’épée. Il se fait à son tour une place dans l’arène et en devient bientôt le champion. Mais Rekk doit poursuivre ailleurs un destin écrit en lettres de sang : l’Empereur en personne l’envoie rejoindre l’armée qui mène en son nom une guerre éprouvante contre les tribus koushites. En compagnie d’hommes démunis et amers, dans l’enfer de la jungle où le danger est partout, Rekk va devenir le bras armé de l’Empereur grâce à ses talents redoutables. Lorsque l’on suscite l’admiration autant que la crainte et la haine, savoir se battre ne suffit pas toujours, et la frontière est ténue entre le héros et le monstre. Qu’arrivera-t-il à Rekk quand sa légende lui échappera ?
Dans la main d'un Empereur, les mortels ne sont que des pions.

Il s'agit en fait d'un prequel.

Je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais j'avais adoré "Les épées de Glace" (ma chronique ==> ici ), je m'étais complètement immergée dans l'histoire et Rekk m'avait séduite au-delà du possible. Son inhumanité, sa cruauté, et pourtant l'amour qu'il vouait à sa fille m'avait fait trembler et je crois que jamais je n'avais autant aimé un anti-héros (je l'ai d'ailleurs tellement aimé que j'ai donné son prénom à l'un de mes Pokémons Shiny préféré). Je crois qu'Olivier Gay, qui avait publié ce diptyque il y a 4 et 2 ans il me semble, a bien compris que Rekk avait de nombreuses fans, et a décidé de raconter ici son histoire.
J'étais très impatiente de le lire et de comprendre pourquoi et comment Rekk allait devenir cet homme glacial, uniquement motivé par la colère, la violence et la vengeance.

J'aurais pas dû. Oh non, j'aurais pas dû. Je ne dis pas que la curiosité est un vilain défaut (cette expérience-là ==> nouvelle tentative Pierre Bottero, le prouve bien)malheureusement parfois, ça ne marche pas.

Et là, ça n'a clairement pas marché pour moi.

L'auteur passe trop vite sur les circonstances. Bien trop vite à mon goût. J'ai eu l'impression qu'il se débarrassait de l'enfance de Rekk dans la Basse-Ville de Musheim comme on se débarrasse d'une formalité, alors que, de mon point de vue, c'était le plus important et le plus intéressant.

/!\ ATTENTION, LEGER SPOIL /!\
Vous l'aurez sans doute deviné, mais la seule façon de rendre un homme aussi amer et violent, c'est la perte d'êtres chers. Rekk va en perdre beaucoup. Et je ne vous cache pas que ça m'a rendu un poil triste pour lui, malheureusement ces personnages qui disparaissent Olivier Gay ne s'y est pas suffisamment arrêté pour que je m'attache à eux, ils sont survolés, je les ai trouvé fades et invisibles, je n'ai donc ressenti aucune empathie à leur encontre et n'ai pas été touchée par leur mort. En 60 pages, c'était plié.
Du coup, je me disais : quoi ?! C'est ça ?! C'est pour ça que Rekk est devenu comme ça, pour quelque chose d'aussi banal ?!!
La première phrase de la 4ème de couv' dit pourtant : "Rekk n'a pas eu une enfance facile". Euh ... moi, la difficulté, je ne l'ai pas bien vu. L'entraînement est complètement zappé, c'est à peine si on voit Rekk tenir une épée à cette époque-là de sa vie. C'était une enfance triste, en rapport à ces pertes, mais difficile ? Nope. J'en ai pas eu l'impression.
Et je ne vous parle même pas de la carrière de Rekk dans l'arène. En deux paragraphes, 5 années passent, du coup à peine y est-il entré qu'il en sort ... alors qu'il y avait peut-être tellement à dire ! Tellement à faire ! Tellement de possibilité pour forger son caractère, son style, pour le construire entièrement ! Ah !!
Frustration !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Mais il y a un autre personnage qui m'a diablement déçu : Bishia, la mère de Deria et donc la compagne de Rekk dans cette histoire. Quand j'ai lu "Le Boucher", où il est vite question d'elle, j'étais très intriguée par cette figure féminine uniquement évoquée, elle était auréolée de mystère et elle m'impressionnait vachement. Une femme capable de séduire le pire fléau de l'Empire ? Une femme qui a su lui faire éprouver de l'amour ? Je me disais que ça devait être quelqu'un de franchement très fort et charismatique. Bah en fait, pas du tout. L'auteur nous la présente simplement comme une pute légèrement plus maline que d'autre, qui arrive à entrer dans le lit de Rekk simplement parce qu'elle a un beau con. En 2 pages, c'était fait. What ?! C'est quoi cette caricature de femme superficiel, bordel ?!!!
FIN DU SPOIL

Bon, ça peut paraître cruel ce que je dis, si vous n'avez pas lu "Les épées de Glace" vous allez sans doute trouver ça méchant et malhonnête de ma part d'en vouloir à l'auteur pour ça, mais si vous avez découvert Rekk comme moi avec "Le Boucher" et "La Servante", vous comprendrez peut-être, connaissant le personnage.

Cependant, je ne peux pas totalement dire que je n'ai pas aimé, puisque l'auteur efface le seul point négatif que j'avais trouvé aux précédents livres : on quitte enfin Musheim !!
Dans "Les épées de Glace", 88% de l'intrigue (c'est précis hein ?) se déroulait dans la capitale, et au bout d'un moment c'était un peu redondant, j'avais l'impression de tourner en rond (surtout que les descriptions se ressemblaient) mais ici, avec "La main de l'Empereur", on quitte la capitale, on quitte même le pays, et nous voilà à Koush !! Oh oui !!!
Ce bonheur !
Malheureusement, on tourne vite en rond. Ouille.

A partir de là, j'ai retrouvé le Rekk que j'avais rencontré, celui qui n'a aucun scrupule, aucun remord, qui tue sans se poser de question. L'ennui, je me répète oui, c'est que j'aurais aimé le découvrir en profondeur tel qu'il était avant de devenir aussi insensible, mais, encore une fois : j'ai trouvé ça survolé.

Une autre petite chose m'a chatouillé : l'auteur semble être parti du principe que tout le monde avait lu "Les épées de Glace", il s'est donc amusé à disséminé des clins d'œil scénaristique dans le texte, que seuls quelqu'un ayant lu les tomes de son histoire précédente pourrait saisir. Une situation, par exemple, sensée nous laisser dans le mystère, entre deux personnages. Connaissant Rekk et son passé, je connaissais déjà le dénouement. En bref : rien de nouveau. Le passé de Rekk est largement expliqué et exploité dans "Les épées de Glace", et l'auteur se contente de le mettre en scène sans rien créer de nouveau. Du coup, me suis ennuyée.

Et je ne peux m'empêcher de remarquer qu'il s'agit d'un tome 1, alors je me pose la question : de quoi diable va parler le tome 2 ?!!!! Bon, connaissant le passé de Rekk j'ai ma petite idée, il y a donc de forte chance que je m'ennuie encore si je prends la peine de le lire. Pour moi, la surprise ça aurait été de découvrir le Rekk avant Koush, avant ce qui a fait de lui le Boucher.

J'ai sans doute le temps d'y repenser avant que la suite ne sorte, et les mois s'écoulant j'aurais pris du recul et serais moins virulente, mais si la suite avait été déjà disponible, je ne l'aurais pas lu, j'en suis presque sûre.
Dommage.
Dommage.
Dommage ......

Voilà, encore une chronique sans queue ni tête, où je me répète et je pars dans tous les sens ... génial. Vraiment génial. En même temps, quand je m'emballe à parler d'un livre, ça donne souvent ça. Là où ça ne me ressemble pas, c'est quand c'est structuré.

D'autres avis sur
http://www.livraddict.com/biblio/livre/la-main-de-l-empereur-tome-1.html


Quoi qu'il en soit, si jamais je lis le tome 2 quand il sortira, je ferais un update sur cet article.

Et maintenant, je me pose une question : si j'avais lu ce livre-là avant "Les épées de Glace", l'aurais-je davantage apprécié ? Oui, très probablement.
Comme quoi, c'est pas toujours bon de vouloir raconté le passé d'un personnage déjà utilisé, aussi apprécié soit-il.
Y'a qu'avec Star Wars que ça a marché, ça, j'ai l'impression.

Et je crois être la seule, pour l'instant, à avoir été plus déçue qu'enchantée par ce livre.
Du coup, je vais me cacher dans ma grotte avant de recevoir des tomates sur le coin du museau et remercier du fond du cœur toute personne ayant apprécié ce livre !! Merci à vous de l'avoir aimé !! J'aurais adoré l'aimer moi aussi !
Bref, merci encore.

Est-ce que certaines personnes parmi vous ayant précédemment lu "Les épées de Glace", ont aimé "La main de l'Empereur" ? S'il vous plait, que quelqu'un me dise oui !! S'il vous plait !!

Bon.
Je ne mets pas de vignette "Nyap Nyap", comme ici ==>n'apasaimé , car j'aime tellement Rekk, je fonds tellement pour ce personnage que je suis quand même contente d'avoir lu ce livre. Alors que l'intrigue m'a clairement barbée.
Ca fait un drôle d'effet quand même, cette sensation.

Tchuss tout le monde !!

Si tu m'en veux pas trop, tu peux peut-être aller faire un tour ici ? :
J'aimais pas trop au début, et maintenant je suis carrément accro !
Le Cold Winter Challenge commence demain !!
Tiens, ça fait longtemps que je ne te les avais pas présentés ces deux-là.

19/11/2016

Hallelujah bordel !!

Vous le connaissez ce soupir de soulagement ?
Celui que vous poussez après avoir accomplit un miracle ?
Ou quand vous vous rendez compte que ce bruit étrange que vous venez d'entendre dans la nuit, ce n'est que votre gros orteil qui gratte le drap du lit ?
Ou après un gros caca qui coince ?
Bref, un soupir qui dit votre libération et votre fierté ?
Oui ?

Bah c'est ce genre de soupir que j'ai eu en finissant cette foutue trilogie incroyable :


Editeur : le Livre de Poche
Collection : Orbit
Parution :
              Tome 1 : 2011
              Tome 2 : 2012
              Tome 3 : 2013
Pages :
          Tome 1 : 928
          Tome 2 : 1070
          Tome 3 : 998

Résumé du tome 1 :
Les brumes règnent sur la nuit,
Le Seigneur Maître sur le monde.
La jeune Vin ne connaît de l’Empire Ultime que les brumes de Luthadel, les pluies de cendre et le regard d’acier des Grands Inquisiteurs. Depuis plus de 1000 ans, le Seigneur Maître gouverne les hommes par la terreur. Seuls les nobles pratiquent l’allomancie, la précieuse magie des métaux.
Mais Vin n’est pas une adolescente comme les autres. Et le jour où sa route croise celle de Kelsier, le plus célèbre voleur de l’Empire, elle est entraînée dans un combat sans merci. Car Kelsier, revenu de l’enfer, nourrit un projet fou : renverser l’Empire.


Soupir de fierté ... Je l'ai lu ! Ah, je l'ai lu ! Attention, mon soulagement ne vient pas du fait que je sois heureuse d'être débarrassée de cette série, mais je me sens simplement très fière de moi !! Si vous savez compter, et je ne doute pas de vos capacités intellectuelles, vous avez sans doute remarqué qu'à eux trois, ces tomes font 2996 pages ! Tenir l'un d'entre eux entre ses mains c'est fabuleux !
Et pour ne rien gâcher, c'est une série qui envoie du lourd ; pour faire court : nom de Dieu de bordel à queue !

Pourtant, au début, ça partait pas gagnant ! Nous suivons Vin, adolescente dont l'âge reste assez flou, qui travaille pour un truand violent qui passe son temps à la battre, lui cracher dessus, et lui répéter combien elle est nulle et inutile ... la jeune fille, de peur de se retrouver seule, endure tout ça avec beaucoup de stoïcisme, sans cesser de penser à son frère Reen qui, pendant des années, lui inculqua à ne faire confiance à personne afin de ne pas être trahie. Avant de la trahir finalement en la quittant et lui laissant des dettes. Bon. Les jeunes filles en détresse qui ne font pas grand-chose pour se sortir de la misère et qui attendent simplement que quelqu'un les tienne par la main, ça m'agace très vite. D'autant que le schéma de la princesse attendant le prince charmant, je l'ai vu venir à des kilomètres à la ronde à l'arrivée de Kelsier, grand voleur et défenseur des pauvres, qui se pointe tout à coup dans la vie de Vin et semble voir en elle ce que d'autres, évidemment, ne voient pas. Il décide donc de la sortir de son donjon gardé par un méchant dragon et la prend avec lui.

Voilà. Pas gagnant, comme je disais. Mais, thanks god !!, Vin change, évolue, se découvre une force incroyable et commence à suivre les enseignements de Kelsier, qui n'est pas seulement un voleur comme on le croyait au début. Et ce qu'elle devient me plait beaucoup ! Bien sûr, puisqu'elle a été souvent trahie, elle met du temps à faire confiance (ça lui prendra bien 600 pages à la gamine !) et le fait qu'elle devienne une arme redoutable sans pour autant changer ce qu'elle était en profondeur : une gamine des rues qui ne doit sa survie qu'à sa capacité à passer inaperçue, m'a séduite. Donc, finalement, Vin est un personnage que j'ai, certes, pris du temps à apprécier, mais qui est vite devenu l'une de mes préférées !

Et que dire de Kelsier ? Un Robin des Bois un peu sorcier, un peu sombre, qui n'hésite pas à tuer. J'aime. J'aime, j'aime, j'aime !! Et le fait qu'on en sache très, très peu sur son passé, et ce du début à la fin, et même dans les autres tomes, j'ai trouvé ça audacieux et astucieux de la part de l'auteur. Ce que j'ai le plus apprécié chez ce personnage, c'est qu'il ne fait preuve d'aucun état d'âme.
Quant aux autres personnages (et y'en a beaucoup !) qui viennent se greffer aux premiers au fur et à mesure de l'intrigue, ils m'ont plu aussi. Avec un petit plus pour Elend. En fait, y'en a pas un seul qui m'a énervé, ou simplement agacé. Ils ont tous un rôle à jouer, une place et un caractère bien défini, et on les suit. Malheureusement, ça reste trop manichéen de la part de l'auteur : les méchants sont très méchants, et les gentils très gentils ; d'un côté le noir, de l'autre le blanc, à aucun moment il n'utilise de gris. Dommage. Ce qui explique pourquoi je n'ai pas fait de cette trilogie un coup de cœur. Trop simple dans la construction des caractères et des mises en situation (y'a plus original !)

Mais que dire du monde ? Ce monde ! Incroyable.

Apparemment, 1000 ans plus tôt, il y a eu une effroyable catastrophe écologique et le monde ne survit plus que par miracle. Le soleil est énorme, rouge, brûlant ; les Monts de Cendres, s'ils permettent d'occulter un peu les rayons du soleil, noient les hommes, les animaux et les plantes, sous la cendre, et seules quelques plantes rigoureuses mais à peine comestibles, survivent dans cette atmosphère. En bref, c'est la merde quoi. C'est apocalyptique et comme dans tout roman de fantasy qui se respecte, une prophétie annonce l'arrivée d'un Héros qui sauvera ce monde et les hommes. Classique, vous me direz. Et y'a un peu plus pire (oh ! c'est très moche cette formulation) : le fonctionnement de la société. Des nobles très riches, très cupides et égoïstes, qui esclavagent les pauvres paysans, appelés 'skaa' dans le cas présent, très pauvres et très misérables. Ca m'a légèrement agacé, j'ai trouvé ça trop facile, et j'ai eu peur dès l'évocation de cette prophétie, peur que l'auteur tombe dans la facilité.

De ce fait, il y tombe. Un peu. Pas beaucoup. Grâce à la forme de magie qu'il invente, transmise par le sang, uniquement noble normalement, l'auteur arrive à sortir du lot. Cette magie, c'est l'allomancie, qui permet à quiconque ingérant les bons métaux de faire preuve de capacités hors du commun (ça m'a quand même troublée d'un bout à l'autre de ma lecture, parce que certains personnages, pour devenir plus fort, plus rapide, ou pour affiner leurs sens au-delà du possible, avalent des copaux de métaux ... j'ai du mal à me le représenter, j'avoue ! Y'a de quoi se perforer l'estomac nan ?) et ça rend ce monde, en apparence si simple, d'une extraordinaire complexité ! Parce qu'à chaque métaux correspond une capacité, et des métaux,y'en a 8 de couramment utilisés, un 9ème moins utilisés, un 10ème très rare, et un 11ème supposé. En tout cas, pour le tome 1. Ce qui fait pas mal de possibilité !
Et ça rend donc les combats entre allomanciens terriblement complexes et intéressants. Si seulement il n'y avait pas ce style d'écriture horriblement lourd !!!

Je m'explique : en réalité, je pense que l'écriture de l'auteur n'y est pour rien. Le seul coupable, ce droit être la traductrice. Car, durant les scènes de combat, les mêmes mots sont utilisés, et utilisés, et utilisés à répétition ! A croire qu'elle ne connaît pas l'importance des synonymes, et au bout de deux ou trois scènes dans ce genre-là, ça devient vite agaçant. Bon, heureusement que, à côté de ça, les dialogues et les autres moments de l'intrigue sont si intenses, si fluides et si intriguant que je tournais rapidement les pages, d'autant que l'auteur a l'art de distiller les réponses petit à petit, avec beaucoup de parcimonie, et ménage suffisamment son suspens pour qu'on comprenne vite que d'autres mystères seront dévoilés dans les prochains tomes. Donc bon, je l'avoue, les scènes de combat, je les lisais parfois en diagonale, parce qu'une fois qu'on en a lu une, on les a un peu toutes lues ...

Et la fin ! Ah ... tous les bons romans devraient finir comme ça, avec de l'espoir, de la tragédie, du mystère, du frisson. Ca m'a donné envie d'ouvrir le tome 2 tout de suite, mais je me suis fait violence (une série aussi énorme, je ne la lis pas d'une traite sinon je fais une overdose et n'en garde que le mauvais ...)

C'est pas un peu brouillon tout ce que je viens de vous pondre là ? Ouais, si, un peu quand même. Merde, vous avez du courage si vous avez lu tout ça !

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Allez, je ne vais pas m'arrêter en si bon chemin ! C'est tellement passionnant ce que je vous bave là que je vais vous parler des tomes 2 et 3. Mais attention, si vous ne les avez pas lu, prenez garde !

SPOILER ALERT

Résumé du tome 2 :
Le Seigneur Maître est tombé.
La guerre peut commencer.
En mettant fin au règne brutal et millénaire du tyran, ils ont réalisé l’impossible.
À présent, Vin la gamine des rues devenue Fille-des-Brumes, et Elend Venture le jeune noble idéaliste doivent construire un nouveau gouvernement sur les cendres de l’Empire. Mais trois armées menées par des factions hostiles, dont celle des monstrueux koloss, font le siège de Luthadel. Alors que l’étau se resserre, une légende évoquant le mystérieux Puits de l’Ascension leur offre une lueur d’espoir.
Et si tuer le Seigneur Maître avait été la partie la plus facile ?


Ce tome-ci est celui que j'ai le moins aimé de la trilogie, car des longueurs autre que celles dont je vous parlais plus haut s'installent malheureusement.

Elend, devenu roi après la mort du Seigneur Maître, tente de construire un gouvernement où les nobles et les skaas vivraient sur un pied d'égalité. Nous lecteurs, parce qu'on n'est pas aussi naïfs, savons pertinemment que c'est une utopie irréalisable, mais Elend s'accroche. Et ça ne se fait pas sans heurt. Heureusement, il est entouré de nouveaux personnages venus pour l'aider à devenir un bon dirigeant. Bon, si ça passe les 200 premières pages, durant lesquelles j'ai quand même apprécié voir Elend évoluer et changer à son tour, au bout d'un moment ça devient répétitif, car tout le reste n'est que tergiversation politique. Et il n'est pas le seul à m'avoir un peu gonflée : Vin ne veut que rester cette fille des rues mystérieuse agissant dans l'ombre, elle veut rester celle qu'elle était dans le tome 1 alors qu'il est clair qu'elle ne le peut plus. Elle a changé le monde, mais refuse de changer avec lui. En fait, elle est perdue, et ça l'a rendu un peu plus humaine mais, bizarrement, j'aurais préféré qu'elle n'ait pas ce genre de faiblesse ...

Un tome donc beaucoup plus lent, là où le premier était si palpitant ! Heureusement que l'action revient au dernier tiers du bouquin, sinon j'aurais vraiment enragé je crois. Et cette fin, cette fin ! C'est vraiment du grand art. Et oui : une fin encore meilleure que celle du premier tome !

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Résumé du tome 3 :
Pour mettre fin à la tyrannie, Vin a tué le Seigneur Maître.
Mais en essayant de fermer le Puits de l’Ascension, elle a laissé s’échapper une des formes maléfiques de l’Insondable. Depuis, ses Inquisiteurs et les brumes font toujours plus de victimes, tandis que les cendres qui tombent du ciel sont devenues incroyablement lourdes, menaçant d’ensevelir le pays et d’affamer les hommes. Vin et l’empereur Elend Venture espèrent sauver ce qui peut encore l’être. Mais pour cela, ils devront découvrir les derniers secrets du Seigneur Maître : l’ultime cachette d’atium, le plus puissant métal des Fils-des-Brumes, et l’identité du Héros des Siècles.



Là, c'est tout l'inverse qui se produit : contrairement au tome précédent, on est immédiatement dans l'action ! Boum, comme ça. Et puis, ça retombe. Au début, j'ai juste eu l'impression - la désagréable, impression ! - que l'auteur voulait faire traîner les situations en longueur, histoire que ce tome-ci soit tout aussi long que les précédents, alors que tout aurait pu aller un peu plus vite. Mais c'est sans doute dû au fait que je l'ai lu très rapidement après le tome 2.

Certaines situations sont développées à l'extrême alors que ce n'était pas nécessaire de mon point de vue, et d'autres, que je trouvais nettement plus intéressantes, sont survolées. Un peu dommage. Heureusement que le mystère est toujours là ! En fait, je vais essayer d'utiliser une métaphore ... c'est comme si l'auteur avait tenté de nous faire une recette de patate, mais plutôt que de nous servir une banale salade de pomme de terre recouverte de tout un tas d'ingrédient mis là dans tous les sens, bah il nous avait servi un super gratin succulent, avec tout ce qu'il faut là où il faut, mais légèrement mal dosé. Un peu trop de crème fraîche pour cacher les patates, voyez ce que je veux dire ?

Ouais. Pas grave. Bref.

Il est tellement occupé à distiller les indices que tout ne se révèle vraiment qu'à la toute fin. Les 100 dernières pages sont un concentré brut de révélations à nous faire dresser les cheveux sur la tête ! Il nous mène par le bout du nez du début à la fin et, franchement, chapeau l'artiste !

La fin est ici toute aussi bonne que les tomes précédents (quoi que j'ai trouvé qu'elle ressemblait quand même vachement au premier tome) mais ça m'a fait comprendre une chose. Si tous les auteurs finissaient leur livre avec autant de panache, de violence et d'émotion que Sanderson, les lecteurs en arriveraient vite à détester leurs auteurs favoris et à devenir très névrosés.

A méditer.


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Ah ! Et j'ai lu ça aussi :


Je pense qu'il a malheureusement souffert de la comparaison, car je l'ai lu en même temps que "Le Héros des Siècles", et il n'a clairement pas tenu la distance. C'était pas très malin de ma part. C'est du réchauffé, et ni les personnages, ni le monde, ni l'histoire, ni les quelques menus mystères ne m'ont plu.
Quant à l'écriture ... bof bof bof.
Peut-être n'ais-je pas su l'apprécier à sa juste valeur, mais je suis certaine que, maintenant que je l'ai lu et refermé, je vais vite l'oublier.



Et sinon, vous avez entendu parler du Bullet Journal ? Moi oui. Ça fait un moment d'ailleurs, mais jusqu'à présent je ne voulais pas en tenir un, car je refusais de suivre la vague (d'être un mouton quoi) mais comme je vais bientôt (très bientôt !) devoir travailler à la maison, il a bien fallut que je trouve quelque chose pour avoir un semblant de ... "d'ordre". Parce que mon problème, c'est que je suis une pro de la procrastination.
Gnahahahaha !
Donc, dès le mois de décembre, je vais commencer mon propre Bullet Journal, que j'appellerais plutôt le Journal à Clous. Parce que je vais mettre des vrais clous dedans. Comme ça je pourrais me les enfoncer dans les yeux, ou ailleurs, quand il faudra me punir de ma fainéantise chronique.

'lut.

Aoniybklka taoitna taipj (merde, j'en perds mon latin !) :
Cette année, je participe au Cold Winter Challenge !!
Un coup de cœur
Routine de lecture ?