19/02/2018

Aille billive, aille Ken flaaaaaaaaaaïïïïïïe !!!!!!!!

(Mais si un Ken ça vole)

C'est la première fois depuis le commencement de la vie de ce blog que je reprends un article dans son intégralité pour le refaire. En vrai si je m'écoutais j'en réécrirai beaucoup des plus anciens que je trouve très caca, mais ça donne du caractère au blog... nan, en vrai ça me gonfle, j'ai pas que ça à foutre, mais j'en crève d'envie !

Pourquoi que je refais cet article ? Il n'était pas particulièrement mauvais pourtant, mais la série a gagné en puissance pour moi. J'ai le palpitant qui s'excite.

Alors oui, maintenant je peux le dire : c'est un coup de cœur !

Reprenons les choses depuis le début (et dans l'ordre, ce serait mieux)

Éditeur : Actes Sud
Collection : Exofictions
Parution : 2014
Pages : 625

Résumé :
L’humanité a colonisé le système solaire (Mars, la Lune rebaptisée Luna, la Ceinture d’astéroïdes et au-delà), mais les étoiles restent toujours hors de sa portée.
Jim Holden est second sur un transport de glace qui effectue la navette entre les anneaux de Saturne et les stations installées dans la Ceinture. Quand son équipage et lui croisent la route du Scopuli, un appareil à l’abandon, ils se retrouvent en possession d’un secret qu’ils auraient souhaité ne jamais connaître. Un secret pour lequel certains sont prêts à tuer, et à une échelle impensable pour Jim et son équipage. La guerre dans tout le système solaire devient inévitable, à moins qu’il ne découvre qui a abandonné ce vaisseau, et pourquoi.
L’inspecteur Miller recherche une jeune femme. Elle n’est qu’une personne parmi des milliards, mais ses parents ont les moyens, et l’argent peut beaucoup. Quand l’enquête le mène au Scopuli et à Holden, devenu sympathisant des rebelles, Miller comprend que cette jeune femme est peut-être la réponse à tout.
Holden et Miller doivent désormais jouer la partie en finesse, entre le gouvernement de la Terre, les révolutionnaires des Planètes extérieures et certaines firmes aux visées obscures. Leurs chances sont minces mais au cœur de la Ceinture les règles sont différentes, et un petit vaisseau peut changer le destin de l’univers.



Bon, déjà faut que vous sachiez que James S.A Corey est le pseudonyme de deux auteurs, nous avons donc ici deux cerveaux. Et si, dans certains cas, ça n'en vaut pas toujours un, là c'est clairement bénéfique à la série ! L'univers créé est formidablement complexe, dense, et probable.

Un homme crée un jour un propulseur qui permet à l'humanité de coloniser les autres planètes du système solaire. Évidemment, la première à en faire les frais, c'est Mars, et des colons s'y installent. Des siècles plus tard, les Martiens gagnent leur "liberté" et deviennent un peuple à part entière, qui ne dépend plus de la Terre. Puis d'autres colons s'installent encore plus loin, dans la ceinture d'astéroïdes juste derrière Mars, et se font appeler les Ceinturiens. Pour eux, gagner leur autonomie, c'est loin d'être pour tout de suite, car ils dépendent encore énormément de l'aide de Mars et de la Terre, ce qui provoque des tensions entre ces deux grandes puissances (les puissants se disputent, et les faibles en pâtissent, ça a toujours été et ce sera toujours)
Et c'est dans cet univers, parmi tous ces peuples qui se déchirent, que nous suivons quelques personnes qui tentent vaille que vaille de trouver leur place. 
Deux personnages se disputent la narration : James Holden et l'inspecteur Miller, aussi diamétralement opposés qu'un aristocrate du XIXème siècle anglais et un cow-boy du Far West en pleine colonisation. Du coup, pour nous c'est pas franchement difficile à suivre, bien que les personnages secondaires soient nombreux, d'autant que l'intrigue se mêle à une enquête policière pas piquée des hannetons alors ça pimente un peu le tout.

Bien sûr, tout est plus complexe qu'il n'y paraît et ces deux gars vont se retrouver plongés au cœur d'une conspiration non pas mondiale, ni planétaire (c'est pareil, je sais) mais galactique (j'ai l'impression de tomber dans du Battlestar là...)

Le but de tout ça n'est pas de nous montrer comment la société terrienne a évolué au fil des siècles mais bien comment l'humanité dans son ensemble s'est étendue. Du coup, on est surtout chez les Ceinturiens et dans l'espace, ce qui m'a personnellement donné l'impression de totalement découvrir certains codes sociaux.

Pour être honnête, ce premier tome m'a très agréablement divertie mais sans plus. C'est peut-être dû au fait que ni Holden ni Miller ne m'ont vraiment séduite. Ce sont des personnages intéressants, sympathiques pour des raisons différentes, mais j'ai trouvé qu'il leur manquait un petit quelque chose d'authentique et ça s'est confirmé dans les tomes suivants. Je crois que si j'ai continué c'est grâce à un personnage secondaire dont je suis totalement tombée amoureuse.

Pour conclure
Note : 15/20 (l'intrigue policière est quand même super extra !)
Personnage préféré : Amos Burton, mécanicien à bord du Canterbury puis du Rossinante.
La fin : une conclusion aux petits oignons !


J'ai lu le tome 2 un an plus tard, à sa sortie.

À partir de là, si vous ne voulez pas être spoilé, passez votre chemin, merci.


Éditeur : Actes Sud
Collection : Exofictions
Parution : 2015
Pages : 720

Résumé :
Sur Ganymède, la lune de Jupiter transformée en grenier à blé pour les planètes extérieures, un sergent des Marines de Mars assiste au massacre de sa section d’élite par un supersoldat monstrueux.
Sur Terre, une personnalité politique de haut rang s’évertue à éviter un conflit interplanétaire, en dépit des intérêts divers de groupes de pression tentaculaires et sans scrupule.
Sur Vénus, la protomolécule extraterrestre a investi la planète entière. Elle y prolifère à l’abri des regards, génère des bouleversements mystérieux qui menacent de propager l’indicible dans tout le système solaire.
Et à bord du Rossinante, fatigué d’assurer la sécurité des transports appartenant à l’Alliance des Planètes extérieures dans l’espace, James Holden et son équipage acceptent d’aider un scientifique de Ganymède dans la recherche de sa fillette kidnappée.
Ils l’ignorent, mais l’avenir de l’humanité tout entière pourrait bien dépendre d’une poignée de laissés-pour-compte du genre tenace qui pensent que l’univers leur doit des réponses, et de leur capacité à empêcher une invasion extraterrestre. Si, bien sûr, celle-ci n’a pas déjà commencé…


 
Là, ça devient un peu plus compliqué. Trois personnages de plus viennent se greffer à ceux qu'on connaît déjà, et les tensions insupportables entre la Terre et Mars après l'apparition de la protomolécule commencent à prendre des proportions énormes. Du coup, les conflits politiques prennent une grande place dans ce tome, car les deux puissances sont à couteau tiré, et les Ceinturiens commencent à gronder. Et puis voilà qu'une autre colonie fait parler d'elle : celle installée sur Ganymède. Et là-bas, il se passe des choses pas nettes ...

Je le dis : le fait que le nombre de point de vue passe de 2 à 4 m'a déstabilisée, j'avais peur d'être un peu perdue. Non pas que je n'aime pas quand il y a plusieurs personnages, au contraire j'ai tendance à préférer ça, mais dans le contexte de cette série tout est déjà suffisamment complexe entre les différents groupes sociaux et les planètes colonisées pour en rajouter. Pourtant, les auteurs réussissent l'exploit de rendre tout ça d'une fluidité géniale qui m'a embarquée tout de suite.

Le fait que j'ai apprécié découvrir enfin les terriens y est aussi sans doute pour quelque chose, d'autant que les personnages que nous suivons sur Terre : Chrisjen Avasarala, sous-secrétaire des Etats-Unis, venimeuse à souhait et déterminée ; et Bobbie Draper, sergent des Marines de la flotte de la République martienne, une femme d'action, forte et solide, sont extraordinaires ! Je me suis tout de suite sentie en symbiose avec elles (fuuuuuuuusion !!)

Quant à l'intrigue, tout est action et complots de grande envergure. Là, l'aspect policier du premier tome que j'avais tant aimé est presque entièrement gommé et j'étais un peu déçue, mais il est fort heureusement remplacé par des événements à couper le souffle et des révélations qui m'ont laissée sur le cul.

Je crois que c'est avec ce tome que j'ai compris que cette série n'avait pas fini de s'étendre (ouais, j'ai tenté un jeu de mots pourri)

Pour conclure
Note : 16/20 (grâce aux personnalités supers qui se font face dans des situations extra)
Personnages préférés : Amos Burton (toujours lui, il ne me déçoit pas), Avasarala et Bobbie
Personnage bof : Holden, parce que ses apitoiements ne m'ont pas du tout touchée.
La fin : une conclusion qui n'en est pas vraiment une et qui fait simplement tout rebondir pour mener droit au tome 3 ! Ça fait plaisir, c'est frustrant, ça donne envie d'en savoir plus et de retrouver tout le monde, j'ai adoré !

Le truc con c'est qu'il a fallu que j'attende encore un an avant de lire la suite !


Editeur : Actes Sud
Collection : Exofictions
Parution : septembre 2016
Pages : 581

Résumé :
Depuis des générations, le système solaire était la grande frontière de l'humanité. Jusqu'à maintenant. Un objet non identifié est apparu dans l'orbite d'Uranus où il a construit une porte massive qui mène à un hyperespace désolé.
Jim Holden et l'équipage du Rossinante font partie d'une vaste flotte de navires scientifiques et militaires chargés d'examiner le phénomène. Mais une intrigue complexe se trame dans leur dos, visant à l'élimination pure et simple de Holden. Les émissaires de la race humaine en sont à devoir décider si la porte est une opportunité ou une menace alors que le plus grand danger est celui qu'ils ont apporté avec eux.



Quand j'ai commencé ça partait très, très mal ! Pourquoi ? Plus d'Avasarala, puisque rien ne se passe sur Terre, donc elle n'a pas son mot à dire, et plus de Bobbie non plus ! Bordel, j'ai failli jeter le bouquin par la fenêtre !

D'accord, de nouveaux personnages prennent leur place, malheureusement cette fois ils m'ont laissé quelque peu indifférente. La dangereuse Clarissa/Melba, très effrayante,  avait pourtant tous les atouts pour me plaire ; Bull, très sympathique et robuste, aussi ; et enfin Anna qui, elle, commençait mal puisqu'elle m'a agacée dès le début.
Le problème de ses personnages c'est pas qu'ils ne sont pas intéressants, ils ont chacun leur mot à dire et leur rôle à jouer sans oublier des secrets lourds à révéler, ils servent très bien l'intrigue et l'action (petite pensée pour Bull ici) l'ennui c'est que je les ai trouvé caricaturaux !

Des personnages construits de cette façon, avec des caractères et des personnalités qui entrent dans les clous il y en a déjà des milliers dans des milliers de livres, films et séries ! J'en profite pour citer la trilogie "Silo" de Hugh Howey qui a réussi à rendre des personnages que j'appelle "passe-partout" inoubliables.
Ici, malheureusement, les auteurs n'y parviennent pas. Je le redis, ce sont de bons personnages qui s'imbriquent parfaitement dans l'histoire, mais pour moi il leur manquait quelque chose. En gros : ils n'arrivent pas à la cheville des personnages du tome 2.

Mais pourquoi je l'ai plus aimé alors ?

Grâce à l'histoire. Putain, cette intrigue ! Je ne peux pas m'empêcher de penser qu'un affreux huis-clos galactique a tout mené à fond de train. Toutes les puissances qui ne faisaient presque que se tourner autour et se chatouiller les pieds jusqu'à présent se retrouvent enfin les unes contre les autres dans un espace inconnu, aux propriétés très différentes (je parle d'astrophysique... je crois) et dont personne ne connaît les codes.

Mais il n'y a pas que ça. Un personnage en particulier est franchement remonté dans mon estime : Holden ! Oui, celui-là même qui m'avait laissé très froide dans les précédents tomes. Il se décide enfin à prendre les problèmes à bras-le-corps. Le fait qu'il soit la cible l'a très certainement aidé à se réveiller, et franchement il était temps.

J'ai quand même trouvé certains événements tirés par les cheveux, mais ce que ça augurait pour la suite a complètement effacé tous les aspects négatifs à mes yeux. Comme précédemment, j'ai senti que la fin n'était qu'une interlude pour quelque chose de plus grand, de plus fou...

Au moment où je réécris cet article, je suis en plein dans la lecture du tome 4 (avalé la moitié) et ce que j'y ai découvert a fait naître un gros coup de cœur et m'a aidé à prendre conscience que malgré les défauts que j'ai trouvé à cette série (qui sont minimes, vous en conviendrez) je suis totalement embarquée, prise en otage, et loin dans l'univers.

Pour conclure
Note : 17/20 (parce que franchement, les événements s'enchaînent et la tension monte, truc de fou !)
Personnages préférés : Amos Burton (encore et toujours !), Holden (il était temps, l'ami)
Personnages bofs : tous les autres, je sais c'est pas cool de ma part.
La fin : nom de dieu de bordel à queue, oui !!!!!


Dès que j'ai fini le tome 4, je fais un update.


Je tiens à vous rassurer : malgré la complexité, malgré l'arrivée et le départ de certains personnages qui, finalement, ne sont jamais les mêmes hormis quelques têtes, tout est parfaitement fluide. J'ai lu chacun des tomes après un an d'attente puisque la série est en cours de publication, et à aucun moment je n'ai eu de problèmes pour me souvenir de l'intrigue globale et des personnages secondaires récurrents.

Voilà, maintenant je peux mettre la fameuse image du coup de cœur !




Parlons adaptation maintenant.
Car oui, SyFy a pris le pari d'en faire une série télé. Et j'ai eu les fois, sa mère ! J'avais peur de tout : des décors carton-pâte, que cette superbe intrigue soit bâclée, que les acteurs incarnant mes personnages préférés ne me plaisent pas...

Comme je suis curieuse de tout, j'ai quand même regardé (les yeux à moitié fermé) et toutes mes craintes se sont envolées ! (elle a même réussi à me rendre Holden sympathique dès le début)

Aujourd'hui, cette série est l'une de mes préférées et j'attends très impatiemment la saison 3.


Trailer de la saison 1
Diffusée en décembre 2015 et janvier 2016
10 épisodes
 
 
Trailer de la saison 2
Diffusée en janvier 2017
13 épisodes



Allez, je vous laisse sur ses entrefaites :
Des bibliothécaire avec des flingues. Excitant nan ?
Coup de cœur sur le film "A Werewolf Boy"
Tiens, ça faisait longtemps !

15/02/2018

Il y a quelques jours je me suis dit que ça faisait un moment que j'avais pas chroniqué de livres. Du coup, je vous parle d'un film. Et toc !

J'adore le mythe du loup-garou, même si ça me rend chatouilleuse (les clichés du genre me hérissent le poil !), et j'ai tendance à foncer dès qu'il en est question. Heureusement, je suis très rarement déçue.

Mon dernier TAG vous présentait (présenter, présenter... j'ai chié 3 mots dessus, ouais, c'est vrai !) la trilogie de Glen Duncan dont le premier tome : "Le dernier loup-garou" m'avait énormément plu (dommage que les 2 suivants soient nazes...) Mais je me souviens aussi du film "Wolfman" de 2010 réalisé par Joe Johnston avec Benicio del Toro et Anthony Hopkins en tête d'affiche que j'avais énormément aimé grâce à ces deux acteurs qui sont parmi mes préférés (parce que bon, le scénar passait tout juste, autant l'avouer !) ce qui n'est pas hyper objectif, je vous l'accorde. Bien évidemment je pourrais en citer plein d'autre mais c'est pas le sujet.

Là j'y suis allée complètement à l'aveugle (ou presque. Oui, j'ai l'art et la manière de me contredire) car je ne connaissais pas, ou très peu, les acteurs, et n'ai même pas pris la peine de lire de quoi que ça parlait avant de me lancer. Ce qui est très rare chez moi, car je préfère savoir dans quoi je m'embarque.

Autant vous le dire tout de suite, ce film que j'ai revu deux fois depuis, est un coup de cœur. Le voici :



Allons-y gaiement et parlons immédiatement de ce qui a un peu coincé, comme ça c'est fait : j'ai un petit soucis avec l'actrice Park Bo Young. Je l'ai découverte dans le drama "Strong Woman Do Bong Soon" comme Ji Soo, dont je vous ai parlé dans ma chronique du film "One Way Trip". Je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi ça ne le fait pas avec elle... en fait, elle a certains tics quand elle parle qui me font penser aux bouderies de mon neveux de 3 ans et ça, ça a le don de m'énerver très vite ! Ce qui est con, je le reconnais moi-même, parce que c'est une très bonne actrice et son personnage de Kim Suni était vraiment très bien !

C'est elle


Elle n'est pas nunuche, pas maniérée, elle semble maligne et intelligente, se révèle volontaire malgré une petite dépression et arrive malgré tout à rester très mignonne par moments. C'est un personnage plus complexe qu'on le pense que j'ai adoré découvrir !




Elle donne la réplique à Song Joong-Ki. Alors lui, une amie me l'a chaudement recommandé à plusieurs reprises et c'est la raison pour laquelle je me suis lancée dans ce film : découvrir cet acteur. Je ne suis absolument pas déçue de cette rencontre ! Il incarne ici un jeune homme que tous pensent orphelin, du genre de "L'enfant sauvage", abandonné dans les bois pendant la guerre. La mère de Suni le recueille (bon, elle n'a pas trop le choix en vrai), le nomme Cheol Su, et c'est toute la famille qui va s'attacher à lui.

En même temps, c'est difficile de ne pas s'attacher quand on voit ça !

L'acteur m'a totalement bluffé parce que son personnage aligne à peine plus de 3 mots durant les 2 heures que dure le film mais il parvient à tout faire passer grâce à ses expressions vachement variées, très riches, et interprétées à la perfection ! Parfois, rien qu'en le regardant dans les yeux j'arrivais à deviner à quoi il pensait, et quand on incarne un garçon muet à moitié loup, c'est un truc qui ne doit pas être facile à faire ! Alors franchement, bravo m'sieur, perd pas la main.

En fait ces deux-là vont s'apprivoiser. Ils sont aussi sauvages l'un que l'autre (parfois, Suni l'est même plus que Cheol Su) et l'apprentissage va se faire des deux côtés... ce qui n'est pas forcément gagné au début. C'est ça aussi que j'ai apprécié, le fait qu'il n'y ait pas de super coup de foudre dès le départ. D'ailleurs, ils s'ignorent plutôt pour commencer, même s'ils sont dans la même pièce, Cheol Su s'intéressant davantage à un crayon qu'à cette jeune femme (et là je me tais sinon je vous spoil tout)

Un moment donné je vais peut-être vous filer le synopsis hein, ça peut toujours servir :

"Suite à un étrange appel téléphonique, une vieille femme, nommée Kim Suni et vivant aux États Unis, se rend dans le chalet de son enfance en Corée du Sud.
Elle se remémore sa rencontre avec un jeune homme très étrange, 47 ans plus tôt. Sa famille a en effet accueilli celui-ci en pensant que c'était un orphelin. Ils le prénomment Cheol Su mais il ne sait ni parler, ni lire, ni écrire, ni même manger correctement.
Tout d'abord sceptique et ne voulant pas de lui chez eux, Kim Suni l'accepte finalement et essaye de lui apprendre à vivre normalement.
Mais comment va évoluer leur relation ? Cheol Su est-il vraiment un orphelin ?
"




Mais au-delà de l'acteur, pourquoi j'ai tant aimé le film ?

Parce que, si la romance occupe une place importante, elle doit se tailler un chemin dans une atmosphère parfois sombre, une ambiance tendue, et quelques instants violents auxquels je ne m'attendais pas. Dès le moment où Suni et sa famille arrivent dans cette grande maison perdue à l'orée d'une forêt dont on ressent souvent la présence menaçante, on ne s'en éloigne plus ou alors très peu. Je n'ai pas pu m'empêcher de penser qu'on était dans une sorte de huis-clos où la tension monte graduellement. Si j'ai senti arriver la brutalité de la fin je ne pouvais pas m'empêcher de me demander comment ça allait finir et plus les minutes s'écoulaient plus j'étais nerveuse.

Le plus beau dans tout ça c'est que ce film est aussi très drôle ! L'éducation de Cheol Su donne quelques scènes truculentes et j'ai souvent éclaté de rire, complètement prise par surprise.

Et encore, il a fait pire !

Je pense que c'est pour ça que, malgré que l'actrice m'agace un brin, c'est un coup de cœur. Tout y est. C'est grave, drôle, romantique et surtout inattendu malgré les quelques incohérences qui se glissent ici et là. Je ne dirai pas lesquelles parce que je risque de vous spoiler, sans compter que c'est vraiment trois fois rien.

Et que dire de l'OST ? Il est super beau ! Je le trouve grave, triste, léger et joyeux à la fois. En fait, il est totalement comme le film. La version piano est aussi très belle.



Concernant la fin, ce qu'il s'est passé est assez étrange. La première fois que je l'ai vu j'étais tellement déboussolée que ça a bloqué un peu, j'étais pas sûre d'apprécier et je trouvais ça trop triste. Puis, au deuxième visionnage (et au troisième, tant qu'à faire !) j'ai réussi à y voir un peu d'espoir. À mon avis c'est une conclusion qu'il faut savoir aimer, il faut prendre le temps de la décortiquer et de la comprendre, parce qu'en voyant ça après deux heures de yo-yo sentimental on se dit forcément qu'il manque quelque chose. Mais en prenant du recul je pense qu'on peut faire la part de ce qui a été exploité, dit, et de ce qui est tu et laisser à la libre interprétation du spectateur (toi, moi, le premier péquenot venu, quoi) Pour résumer : ouais, j'aime beaucoup la fin, et c'est un point supplémentaire qui explique le coup de cœur.

Je termine en intégrant le trailer ni vu ni connu (vous me connaissez, j'aime quand ça bouge !) mais je vous mets en garde : comme tous les trailers, il en dévoile un peu... mais il est grave beau !


Reconnaissez que les affiches aussi ont de la gueule !


14/02/2018

Encore un TAG ! C'est là qu'il faut se dire qu'on est devenu accro non ?

Pour cette St-Valentin me suis dit que ce serait drôle de faire ce genre de TAG ! Ça fait un peu célibataire désespérée, mais comme j'ai pas beaucoup d'amour propre c'est pas bien grave.

En plus ça m'a permis de réaliser qu'en matière d'hommes, j'ai des goûts vachement éclectiques. Ça sert à rien comme révélation, je suis d'accord.


Le principe est simple : 10 caractéristiques, donc 10 messieurs. Pour que ce soit fun, le mieux c'est quand même de ne pas présenter le même deux fois, et ça permet en plus de corser un peu les choses !

1. Le plus romantique

Colin Firth, dans le téléfilm de la BBC

Fitzwilliam Darcy, dans "Orgueil et Prégugés" de Jane Austen (vous vous en doutiez, je sais) Y'a pas mieux dans le genre selon moi. Bordel, il est tellement parfait qu'il en arrive à me foutre les boules ! Pourquoi t'existe pas pour de vrai, hein, connard ?!!




2. Le sombre et mystérieux, mais bon fond quand même



Mookyul, dans la série manga "Totally captivated" de Hajin Yoo. Oui, c'est un yaoi. Oui, de ce fait Mookyul est gay.
Et alors, c'est pas forcé que le boy soit hétéro il me semble. Ceci dit, sur le bon fond... brusquement je m'interroge. M'enfin, il est beau gosse alors je lui pardonne.




3. Le paranormal



Jacob Marlowe, dit Jake, dans "Le dernier loup-garou" de Glen Duncan, premier tome d'une trilogie. En voilà un que j'aurais adoré entendre gronder ! Il a des crocs, il a des griffes, il est tout poilu, et une fois par mois il bouffe de l'humain. J'adore.






4. Celui qu'on aimerait apprivoiser



J'ai pas mal hésité à mettre Jake ici, mais un autre boy s'est rappelé à moi : le dépressif et perdu Alexandre de "Juste une ombre" de Giebel. Lui, j'avais sans cesse envie de le prendre dans mes bras pour le consoler, mais il n'est pas du genre à se laisser approcher, ni même à baisser sa garde. Et quand on me résiste, ça me plaît !





5. Celui qu'on aime bien mais ... friend zone



Sans hésitation : Fitzchevalerie, de la série "L'assassin royal" de Robin Hobb. L'est gentil, courageux, téméraire... mais un peu trop gémissant à mon goût ! À l'inverse d'Alexandre il adore être rassuré et a sans cesse besoin d'être remotivé. En tout cas, c'est comme ça que j'ai perçu ce personnage. Donc bon, pas trop pour moi. Mais comme pote, je suis sûre qu'il est extra !




6. L'âme sœur

Celui-ci risque de vous étonner, parce que ce n'est même pas un personnage principal ! Il est peu connu, et en plus, il est gay aussi.
Voici Carson Lupskip.
Qui que c'est donc ?
Un chasseur/gardien de dragons de la série "Les cités des anciens" de Robin Hobb. Il est protecteur, charmeur, viril, débrouillard, doux, drôle, fort et les responsabilités ne lui font pas peur. Un boy comme ça, j'adopte illico !
Bon, comme je le disais, il n'est pas hétéro... mais justement, ça en fait une âme sœur au poil de cul ! (mais si c'est logique)



7. Celui avec qui on s'enfuirait pour se marier

Crédit : heise

J'opte pour Shigeru, de la série "Le clan des Otori" de Lian Hearn. Il est volontaire, dévoué, a un très grand sens de l'honneur, je lui fais confiance sans aucune hésitation.
Évidemment, beaucoup d'autres personnages concourraient pour ce titre et méritaient tout autant que lui de se retrouver ici, mais ce gars a gros avantage comparé à eux : c'est une sorte de ninja/samouraï, et c'est vachement classe !





8. Celui avec lequel on aimerait partir à l'aventure



Si y'en a un qui sait se débrouiller sur un territoire inconnu, c'est bien Hig de "La constellation du chien" de Peter Heller qui, en plus de ça, s'improvise explorateur de l'extrême. Il aime la poésie, la littérature et la chasse. Que demander de plus ?






9. Celui avec lequel on aimerait bien rester coincée sur une île déserte

Joker !
Et arrêtez de râler, je le sors à chaque TAG.


10. Le plus badass, celui qui surclasse les autres

Wes Chatham, dans la
série télévisée adaptée
par la SYFY


Comme dirait ma petite sœur : y'a pas à tortiller du cul pour chier droit ! Amos Burton, dans la série "The Expanse", de James S.A Corey. Il a l'air brutal, têtu, insensible, mais c'est en fait une grosse pâte toute tendre sous sa dure coquille (le p'tit coquinou !!) Faut juste savoir le prendre (oui, exact, il y a là un message coquin)






Parmi ces personnages, y en a-t-il que vous connaissez et qui vous plaisent aussi ? Allez, comme d'hab, je vous tague tous.

Au fait, pourquoi il n'existe pas version Girlfriend ce TAG ? Ce serait chouette non ?

En attendant, je l'ai découvert ici :


https://youtu.be/VxKm6CYxtdE



Sinon ma BlueBlue a eu une chouette idée pour ce 14 février, c'est de présenter ses couples préférés dans tout un tas de romans ou de séries différentes !




Et une bonne St-Valentin à tout le monde !

Pis des p'tits liens, pour finir comme il se doit : (vers mes précédents TAG histoire de faire les choses bien de temps en temps)
Les premières fois livresque
Le Mid Year Tag
Le Fanazo & Book

06/02/2018

"Il neige toujours en février !" Voilà une rengaine que je ne suis pas prête d'oublier.

Hier soir se sont mis à tomber de gros flocons, donc bon ce matin je m'attendais plus ou moins à voir un peu de blanc quand même, en tout cas j'avais bon espoir. Mais je ne m'attendais pas vraiment à ça je dois dire :



L'automne est ma saison préférée, avec toutes ces couleurs et le ciel qui alterne entre gris et bleu, mais je reconnais qu'un hiver enneigé se défend pas mal ! Admettez-le, c'beau nan ?



Du coup me suis amusée une heure avec mon chien dehors, qui n'a pas arrêté de bouffer de la neige malgré mes tentatives pour l'en empêcher, et qui ne manquera donc pas d'avoir la chiasse (elle a toujours eu un transit délicat cette saleté) mais bon, ça valait le coup de lui envoyer des boules de neige dans la tronche rien que pour la voir essayer de les attraper et se retrouver au final le museau tout blanc.



Ça fait des années que, chaque fois que je me plains que ça manque de neige, ma mère me réplique : attends février, il neige toujours en février. Au début j'avais tendance à me moquer d'elle, ce genre de certitude météorologique m'échappe un brin, mais je dois avouer qu'elle a raison. Oui, par chez moi, c'est vrai, il neige toujours en février.

Pour protéger mes oreilles de ce froid je les ai recouvertes, non pas d'un bonnet, mais de mes écouteurs. Et pendant que je prenais ça en photo :




J'écoutais ça :



Ça avait quelque chose de magique.



Premier article photo de ma nouvelle rubrique et je suis contente que ce soit la neige qui m'ait permis de le faire !

Update du lendemain !

Bah ça ne s'arrête pas hein. Les 5 centimètres d'hier se sont transformés en 20 centimètres. 36h non-stop qu'il neige. Le chien continue de se régaler jusqu'à faire des rototos.







Update du lendemain

Oui, encore. C'est que le soleil est de retour et je trouve ça super beau ! J'ai pris tout ça ce matin, ça a un peu fondu depuis :



Et le toutou, qui se régale toujours autant !




En attendant, pour demain ils annoncent une nouvelle chute de neige. C'est con, pour une fois que j'avais un truc important de prévu !



03/02/2018

"One Way Trip" m'a noué les tripes !!! XD (ouais, je rigole à mes propres jeux de mots, et après ?)

Premier film que je chronique, et il faut qu'il soit coréen. Je crois que j'aime vraiment ce que propose ce pays en terme d'activités hyper chronophages, que ce soit musiques, films ou séries, ou beaucoup d'autres choses.

Pourquoi ? J'en sais trop rien et j'ai pas envie d'y réfléchir, même si ça mériterait que je m'y penche sérieusement. Autant être franche, la Corée c'est pas le pays le plus tolérant et ouvert du monde et ça se ressent dans tout ce qu'ils font. Pourtant, il y a autre chose, comme un espoir que ça change, et je m'y accroche.

Ou alors, je suis devenue accro aux beaux gosses qu'on y voit presque toujours. Ouais, c'est nettement plus superficiel, tout à coup !

Voilà de quoi qu'il est question aujourd'hui :



Bon, je vais essayer de faire les choses de façon un peu plus pro pour une fois (mais pas trop hein, je ne voudrais pas que vous soyez trop surpris non plus).

Date de sortie : mars 2016
Réalisateur : Choi Jeo...

Nan, en fait ça m'emmerde. Je vais faire comme d'habitude, à la bonne franquette !

(pause pipi d'abord)

(re après avoir tergiversé 3 heures sur le choix de l'album des BTS que j'allais écouter)

Je me suis intéressée à ce film simplement pour y voir un acteur avec lequel j'avais bien accroché dans le drama "Strong Woman Do Bong Soon" (à mes souhaits, merci) Mais ne le cherchez pas sur le blog, je ne l'ai pas chroniqué car je n'ai pas vraiment eu le coup de cœur pour, bien que j'ai passé un très bon moment. Malgré tout, je ne pouvais pas oublier cet acteur, c'est dire s'il m'a tapé dans l'œil. Maintenant je vous donne son nom, peut-être : Kim Ji Soo, qui joue ici le personnage de Yong Bi, le troisième sur la mamage en partant de la gauche. Il se trouve que ce film a confirmé que ce jeune homme, je l'adore.

L'histoire, c'est celle de ces quatre garçons, très potes, qui font une petite virée à Pohang pour se retrouver tous ensemble une dernière fois avant que l'un d'eux : Sang Wu, joué par Su Ho, ne parte faire son service militaire. Ils se retrouvent sur une plage, tard le soir, un peu bourré, et viennent en aide à une femme battue par son mari sous leurs yeux. Cet élan d'altruisme et de générosité, provoqué par le passé assez sombre de l'un d'eux, va avoir des conséquences terribles qui vont tout bouleverser.

Je ne m'attendais clairement pas à ça quand j'ai découvert le résumé. Les 5-10 premières minutes correspondaient assez à ce que je m'étais imaginé, quand tout à coup BOUM, ça prend une tournure absolument inattendue pour moi.


Une belle amitié...

Ce film, c'est une atmosphère, un piège affreux qui se referme sur ces 4 garçons et même si je le voyais venir, je ne pouvais pas m'empêcher de regarder le lent déroulement tout en priant pour que ça ne finisse pas comme je me l'imaginais. De fait, j'ai eu une petite surprise à la fin, mais ce fut une surprise terrible. Limite je regretterais presque que ça ne se termine pas comme je le redoutais...(cette phrase n'est pas belle, tant pis, en plus ce que je dis est incompréhensible, c'est pas grave)

Clairement, j'ai préféré Yong Bi et Sang Wu, même si les deux autres, Ji Gong (joué par Ryu Jun Yeol) et Du Man (joué par Kim Hee Chan) sont aussi très attachants. De toute façon, il m'a semblé que ça se concentrait surtout sur la belle amitié des deux premiers, alors c'est peut-être normal. Ou alors, les acteurs étaient meilleurs (ce qui ne veut pas dire que les deux autres n'étaient pas bons)

Je le reconnais, Ji Soo m'a bluffé ! Son personnage dans le drama où je l'ai découvert était totalement différent de celui de ce film pourtant il m'a touché tout pareil, si ce n'est plus. J'ai l'impression que ce gars peut tout jouer. J'ai adoré l'intensité des moments très forts qu'il parvenait à me transmettre, toutes les émotions aussi, que ce soit la joie par ses sourires spontanés ou la tristesse.

Sang Wu à gauche et Yong Bi à droite

(/!\ Attention !! Un peu de spoil ici /!\)
Ne vous attendez pas à de jolis papillons colorés dans ce film. C'est simplement le récit dramatique de la vie quand les événements échappent à tout contrôle. La réalité. C'est juste la réalité de ce qui peut arriver, rien n'est enjolivé, rien n'est fait pour qu'on se dise un seul instant que tout peut aller mieux, pourtant je ne pouvais pas m'empêcher de regarder parce que la façon dont c'est filmé et porté par les acteurs m'a totalement embarquée.
(Fin du spoil)

Et la fin, alors ? Ah, la fin. Un grand merci à l'équipe de ce film pour avoir osé une fin pareille. Elle m'a choqué, mais j'ai adoré. C'est totalement le genre que j'aime et qui peut serrer mon petit cœur.


Courrez les gars, restez pas là !!
Il en manque un, non ?

Si j'ai un coup de cœur pour ce film ?

Je ne sais pas. Je ne crois pas. Je suis trop perturbée pour ça, en fait.

Voilà les 2 dramas que j'ai chroniqué sur cette rubrique :
Un personnage de BD qui prend vie, qui n'en a jamais rêvé ?
Healer, tu me manques !!