08/12/2017

Il faut avoir une sacré paire de couilles pour pondre un chef d'oeuvre comme ça !

Ah merde, l'auteure est une femme.
"Avoir une sacré paire d'ovaires", ça se dit ?

Bon, on s'en fout. Le seul truc à savoir, c'est que ce livre envoie du pâté !


Éditeur : Monsieur Toussaint Louverture
Parution : mars 2016
Pages : 954 (et je ne mens même pas)

Résumé :
Dans la Maison, vous allez perdre vos repères, votre nom et votre vie d'avant. Dans la Maison, vous vous ferez des amis, vous vous ferez des ennemis. Dans la Maison, vous mènerez des combats, vous perdrez des guerres. Dans la Maison, vous connaîtrez l'amour, vous connaîtrez la peur, vous découvrirez des endroits dont vous ne soupçonniez pas l'existence, et même quand vous serez seul, ça ne sera jamais vraiment le cas. Dans la Maison, aucun mur ne peut vous arrêter, le temps ne s'écoule pas toujours comme il le devrait, et la Loi y est impitoyable. Dans la Maison, vous atteindrez vos dix-huit ans transformé à jamais et effrayé à l'idée de devoir la quitter.


C'est sûr que quand on lit ce petit morceau de rien, puis le nombre de pages (près de 1000, véridique, c'est pas une faute de frappe de ma part) et quand on voit la tête du bouquin, on est en droit de se demander ce que c'est que cet ovni.

Et de fait, c'est bien un truc venu d'ailleurs.

Sachez tout d'abord que c'est incroyablement gothique, sombre, dérangeant, et écrasant. L'atmosphère était parfois si étrange, lugubre et irréelle, que j'ai souvent arrêté ma lecture pour me plonger dans un autre livre plus facile d'approche, ou bien plus doux. Parce que sinon, j'aurais fini par devenir timbrée (déjà que mon état psychologique est pas fameux !) C'est donc pour ça que j'ai mis deux mois à le lire.

L'histoire c'est celle de la Maison. Pour moi, elle était clairement le personnage central de ce livre. À l'intérieur, il y a des enfants. Ils y entrent très jeunes, souvent âgés de 5 ou 6 ans, pour n'en sortir qu'à leur majorité, à 18 ans. Pourquoi ? Parce qu'en fait il s'agit d'un "internat" pour enfants handicapés/inadaptés/rejetés/infirmes... bref, cabossés quoi. Les éducateurs sont très peu présents, les gosses sont donc livrés à eux-mêmes dans cette Maison qui, parfois, paraît vivante. Ils se sont organisés en groupes : il y a Les Faisans, Les Rats, Les Chiens, Les Oiseaux, et Le Groupe 4, dont nous allons suivre la naissance. Ils se sont chacun donnés des surnoms qui font loi dans ce monde bien à eux. Aucune identité vraiment "claire" n'est mentionnée à aucun moment dans le livre, ce qui donne une dimension presque surnaturelle à tout le récit.

Nous suivons des personnages en particulier qui apparaissent presque chacun leur tour, certains plus que d'autres : Fumeur est celui qui revient le plus, d'après moi ; il y a aussi Sphinx, que j'ai particulièrement aimé ; L'Aveugle, que je n'ai pas réussi à cerner ; Chacal Tabaqui, peu présent mais très charismatique ; Gros Lard, qui m'a bien fait poiler ; et Ralf, le seul éducateur à prendre la parole dans tout ce bordel et que j'ai pas trouvé très honnête. En fait, c'est le seul adulte à faire entendre sa voix et c'est le seul personnage dont je me suis méfiée du début à la fin.

Quand ça commence, nous sommes avec Fumeur, un adolescent qui vient d'arriver dans la Maison. Il y est donc entré "sur le tard" comparé aux autres occupants qui sont là depuis déjà 10 ans, et peine à se faire accepter. Il a l'air de s'en foutre, mais on sent bien que c'est difficile à supporter pour lui car les autres lui en font voir de toutes les couleurs. Au début, on pourrait penser que ces gosses sont violents et méchants les uns envers les autres, mais en réalité ils ne le sont qu'avec les nouveaux. Parce que ce monde qu'ils se sont créés, c'est une famille pour eux et la Maison est leur mère. Toute nouvelle tête peut donc être une potentielle menace pour la vie de cette "communauté". Mais une fois dépassé ça, on comprend qu'il y a entre les élèves une réelle entraide et fraternité.

L'auteure, malgré l'atmosphère angoissante, garde un style d'écriture super agréable et particulièrement fluide. Chaque prise de parole est différente, car elle jongle entre les points de vue, les récits à la première personne puis ceux à la troisième, et les flash-back qui, et j'ai trouvé ça dommage, finissent par disparaître à mesure que passent les pages. Il y a donc toute une première moitié du livre où nous découvrons les personnages alors qu'ils devraient quitter la Maison d'ici deux ou trois ans à peine, qui va être entrecoupée de retour en arrière où nous découvrons ces mêmes garçons alors qu'ils sont tout jeunes et qu'ils viennent à peine d'arriver (Fumeur n'apparaît donc pas dans ces flash-back, suivez un peu !)

Au début, ces coupures me dérangeaient, je ne vous le cache pas, surtout les changements entre les "je" et les "il", mais très vite je me suis rendue compte que ça me permettait, au contraire, une meilleure compréhension. Je pouvais ainsi me dire : ah ! Si c'est du "je", c'est Fumeur ! Il y avait donc moins de risque que je me retrouve perdue en cours de route.

Et le reste de l'histoire alors ? Bah y'en a pas. Fumeur arrive et doit s'adapter. Point.

... Nan, ok, j'exagère ! En fait, il y en a une, mais elle s'installe lentement, tardivement et (je ne vous dis pas la suite, sinon je vous dévoile toute l'intrigue. Ce serait con) Entre les flash-back et le moment présent, il y a un trou de dix années. Au bout d'un moment, on comprend que quelque chose s'est passé pendant ce trou. Quelque chose qui va avoir des répercussions des années plus tard et qui m'a totalement intriguée et tenue en laisse jusqu'à la fin.

On est dans un huis-clos total, vous l'aurez compris (ou alors vous n'avez rien lu de ce que je viens de baver et vous êtes arrivés sur cette phrase totalement par hasard)
À l'intérieur de la Maison, il y a une véritable mythologie, les rites et les codes d'une vie en collectivité qui semble se dérouler dans une autre dimension tant c'est parfois surréaliste. Si certaines scènes de franche camaraderie me mettaient le sourire aux lèvres, ça pouvait très vite partir sur du tellement étrange que j'avais l'impression d'être tombée dans un univers alternatif au notre.

L'auteure s'amuse avec la ligne du fantastique (du merveilleux, aussi, quelquefois) sans jamais la franchir, de peur sans doute de basculer totalement dans la folie. Quoique ... des fois, elle allait vachement loin dans le surréaliste et je me demandais ce qu'elle pouvait bien avoir fumé ! Ce qui doit certainement être le plus grand défaut du livre, car il n'est de fait pas accessible à tous. Je ne vous cache pas que moi-même j'ai failli rester sur le carreau une ou deux fois.

Il y a un truc dont je tiens absolument à parler et que j'ai particulièrement apprécié : l'auteure ne s'attarde pas sur les handicaps de ces personnages. Beaucoup sont en fauteuil roulant, à d'autres ils manquent certainement plus d'une case, l'un d'eux est aveugle et psychotique, et il y en a un qui n'a carrément pas de bras ; tout ceci pouvait donc donner des scènes avec beaucoup d'émotion ou d'humour, pourtant ce n'est qu'à peine évoqué. Pour certains d'entre eux, ça m'a pris plusieurs centaines de pages avant de découvrir leur "particularité". Mariam Petrosyan a réussi à faire de ses personnages, malgré leurs différences, des garçons comme les autres évoluant dans un univers étrange. Je lui tire mon chapeau, autant pour ce joli message et ses descriptions toute en finesse que pour son imagination fabuleuse.

Et pourquoi, avec tout ce que je viens de vous balancer, que j'en fais pas un coup de cœur ?

Je suis chiante, pour commencer, et ensuite : j'ai pas aimé la fin. J'accorde beaucoup d'importance aux fins. Et là, je n'ai pas compris l'intérêt de rajouter ce genre d'épilogue. Si l'histoire s'était arrêtée à la fin du dernier chapitre... nan, même pas, parce que je dois avouer que la longueur du bouquin est un défaut, aussi. C'est très contemplatif, très lourd et lent par moment, et l'intrigue prend trop de temps et pas assez de place. J'ai pris une grosse claque, car le style et l'imagination de l'auteure sont bluffant, mais il aurait gagné à être un peu plus dynamique par moment. Quoique ça aurait sans doute cassé la patte de l'auteure...

Bref, je suis fatiguée, et je me sens abandonnée maintenant que je l'ai fini. Je crois qu'avec ce livre j'ai franchi une nouvelle étape dans ma vie de lectrice. J'ai adoré me perdre dans les couloirs de la Maison et en découvrir chaque recoin, mais ce qui m'attriste c'est que je sais que l'auteure n'en a pas tout dévoilé. On suit les déambulations des personnages à travers toute la baraque, et pourtant, quand on la quitte, on sent qu'elle n'a pas livré tous ses secrets. Ouais, c'est sans doute pour ça aussi que je ne le coup-de-coeurise pas.

Je me sens si seule, maintenant.

Lisez-le, bordel.

Et merci aux éditions Monsieur Toussaint Louverture d'avoir eu les couilles (je peux le dire cette fois ?) de dénicher une telle bombe de littérature russe !

D'autres avis sur
http://www.livraddict.com/biblio/livre/la-maison-dans-laquelle.html


Et maintenant, je sens que prendre un autre livre ou en continuer un en cours va être très dur. Mais je me doutais un peu que ça me ferait ça. D'ailleurs, je crois que je l'ai su dès les premières pages !

Voilà une lecture qui fait avancer mon Cold Winter Challenge ! (ouais, je l'avais rajouté dans ma PAL, l'air de rien)

Je suis contente. Et vous ? Heureux ?

:
On ne peut qu'aimer Scrooge.
Sinon, il y a Gaudé aussi !
Et puis tout à coup, tiens, l'envie me prend de vous foutre le lien d'un blog tout neuf que j'aime !

05/12/2017

Je suis tombée amoureuse de Scrooge !!

Première lecture du CWC terminée, et elle a frôlé le coup de cœur ! Ça s'est joué à un poil de cul près, c'est dommage.



Éditeur : Folio
Parution : 2012
Pages : 670

Résumé :
Dans ces cinq contes, Dickens célèbre l’esprit de Noël, le partage et la charité, et dénonce l’injustice sociale qui exclut les pauvres de cette fête. C’est un portrait truculent de la vie quotidienne et une condamnation sans appel de l’exploitation et de la misère. Ce message social, Dickens nous le donne en douceur, par le détour du conte et du fantastique.




C'est pas cette édition que j'ai lu, mais quelque chose de bien plus court, donc je pense que dans la collection Folio il doit y avoir pas mal de notes et une grosse bio. Bref.

En fait, l'histoire c'est celle de Scrooge, un monsieur avare, vénal, méchant ; l'esprit de Noël il s'en tamponne et pour lui les gens dans le besoin sont les seuls responsables de leur situation. Enfin, c'est un vilain, le Scrooge, en gros. Je l'ai adoré ! J'ai aimé ce personnage à un point, vous ne pouvez pas imaginer (pourtant je kiffe Noël et cette période de l'année hein, je suis comme une gosse) Et j'ai senti dès le début que j'adorerais, parce que voilà comment le livre commence :

/!\ Petit spoil /!\
"Marley était mort, pour commencer. Là-dessus, pas l'ombre d'un doute. Le registre mortuaire était signé par le ministre, le clerc, l'entrepreneur des pompes funèbres et celui qui avait mené le deuil. Scrooge l'avait signé, et le nom de Scrooge était bon à la bourse, quel que fût le papier sur lequel il lui plut d'apposer sa signature.
Le vieux Marley était aussi mort qu'un clou de porte."

/!\ Fin du spoil /!\

Sans blague, un livre qui démarre comme ça, moi je suis à fond.

Donc, je continue : Scrooge, lors du réveillon, préfère rester seul à penser à ses bénéfices. Mais voilà que des esprits s'invitent dans sa chambre pour lui balancer à la tronche tous ses défauts ! Oui, des esprits. On est donc typiquement dans une sorte de conte fantastique où Dickens s'en est donné à cœur joie avec la satire sociale, la critique de la bourgeoisie, mais aussi la magie de Noël (si, si, c'est magique des morts qui parlent et qui flottent !)
Ces esprits viennent chercher le vilain monsieur pour lui faire traverser les époques et lui montrer des réveillons. Le premier conte de ce livre est mené par l'esprit d'un ami, venu plus ou moins le prévenir ; le deuxième voit apparaître l'esprit des Noëls passés ; le troisième l'esprit des Noëls présents ; le quatrième l'esprit des Noëls futurs, puis le cinquième et dernier conte représente la conclusion de tout ça et les leçons que le personnage aura tiré de cet apprentissage.

J'ai beaucoup aimé cette ligne de "voyage" (qui représente plus une sorte de réflexion et découverte de soi, mais imagée, je pense) choisie par l'auteur et la façon dont il l'a suivie. Scrooge, s'il résiste au début, finit par se laisser mener. En cela, il change beaucoup, évolue et nous fait découvrir une autre facette de sa personnalité, et tout ça dans un texte relativement court, comme je vous le disais.

Mais ceux qui sont surtout mis en avant tout le long du récit, se sont les gens les plus désœuvrés qui, malgré leur situation précaire, causée par des soucis financiers (quoi d'autre ?), n'ont eux pas perdu de vue la magie de Noël, comparé à ce bon vieux Scrooge. Certaines scènes de repas familial m'ont mis le sourire aux lèvres tant c'était beau, plein de légèreté positive et d'espoir. Je ne doute pas que lors de sa toute première sortie en 1843 ce texte a dû énormément faire parler de lui, car en gros (c'est ce que je tire de cette lecture hein, donc c'est mon ressenti personnel) Dickens place les gens 'pauvres' bien au-dessus des gens 'riches' concernant la moral, le partage, et l'amour. Je pense que c'était une façon pour lui de décrier l'argent.

Là où ça a un peu coincé (vous me connaissez, je ne suis jamais contente, il faut toujours que ça coince quelque part) c'est que je n'ai pas spécialement aimé ce que devient Scrooge à la fin !
/!\ Attention, nouveau petit spoil /!\
Il s'adoucit. Il devient gentil, la magie et la douceur de Noël le rend tout guimauve et il commence à offrir son amour à tout le monde. Personnellement, j'aurais préféré qu'il reste méchant... Mais ça c'est un caprice idiot, c'est juste que je préfère les vilains anti-héros, voilà tout.
C'est idiot, oui. Mais j'ai pas dit que ça aurait du sens, hein.
/!\ Fin du spoil /!\

Il s'agissait pour moi d'une première expérience de lecture avec Dickens. J'avais déjà lu bon nombre de livres où il apparaissait en tant que personnage, donc le découvrir en tant qu'auteur était assez curieux. J'ai beaucoup aimé malgré ce petit bémol capricieux de ma part, et j'en relirai de lui avec plaisir.

D'autres avis sur
http://www.livraddict.com/biblio/livre/contes-de-noel-2.html


Je voulais dire autre chose concernant cette lecture... J'ai oublié un truc, je crois.
Tant pis ! La flemme. Le principal est dit.

Comme l'an dernier, j'ai l'impression que ce CWC part bien !
Maintenant je commence "Croc-blanc", pour le menu : Marcher dans la neige ; sinon je persiste avec "La maison dans laquelle", que j'ai pas encore fini, mais je me régale toujours autant avec.

En passant : certains ont dû remarquer que j'avais enfin lancer ma nouvelle rubrique : Cépasdélivres, qui était en chantier depuis... un temps tellement lointain que j'ai honte. Je me lance dedans en espérant ne pas me casser la gueule. Il y sera question de tout ce qui ne concerne pas les livres (ouais, sans blague) donc : films, séries, jeux, photos, musique, ma vie professionnelle et... les Pokémon. Qui est le sujet de mon tout premier article, d'ailleurs.
Et je ne m'excuserai même pas !

Allez, caillez-vous bien ! Chez moi, il y a un tel pâté dehors que j'y vois pas à deux mètres. Je m'en fous, je ne sors jamais de la maison. Donc en fait, ça ne vous sert à rien de le savoir.

Va pas te casser les dents là-dessus :
Les Pokémon, c'est pas que pour les enfants !
Le CWC a commencé
Une relecture MM qui fait du bien

03/12/2017

Je vais commencer cette nouvelle rubrique en vous parlant d'une passion que j'ai depuis toute gosse.

J'ai déjà essayé, à l'ouverture de ce blog, de vous casser les noix avec les Pokémon, mais c'était foiré alors j'ai vite supprimé les articles en faisant l'innocente, genre que c'était pas moi.
Malheureusement (pour vous), voilà que je refais une tentative.

Parce que Pokémon et moi, c'est une histoire d'amour qui dure depuis 17 ans, alors je ne vois pas pourquoi je ne partagerais pas cette passion avec vous. Après tout, si vous êtes là, c'est que vous voulez que je vous parle de moi, non ?

Bah mes Pokémon sont une partie de moi.


Sans déconner, c'est classe ou pas ?                       Art by Lucid-Grey

Bon, autant être clair, aujourd'hui c'est délicat de dire fièrement qu'on est fan de ces petits montres, parce que les jeux sont encore considérés comme étant pour enfants. Alors, bon, je ne peux pas jeter la pierre là-dessus, parce que c'est ce que je pense à 50%.

Le scénario de base des jeux, offert par les créateurs, ne casse pas trois pattes à un lombric, faut l'avouer ; c'est souvent très simple et construit sur le même principe, donc à moins d'avoir six ans et de gros soucis de développement, au bout de deux minutes on a compris comment ça marche.
Ce que la plupart des gens ignorent, c'est qu'une fois ce scénario terminé, la boucle bouclée et la Ligue battue, il y a tout un tas de possibilités qui s'offrent aux joueurs, entre l'entraînement intensif de ses créatures, la shasse aux shinys, le Pokédex qu'il faut remplir (et c'est pas une mince affaire, puisqu'il y a un peu plus de 800 Pokémon aujourd'hui !) les missions à compléter, sans oublier le passionnant travail de "monter un Pokémon compétitif" et se créer plusieurs équipes qui peuvent gérer en Tournoi et casser des bouches.

Quand je dis que je suis fan de Pokémon, on me répond souvent :
-Perso ça fait longtemps que je ne regarde plus, et mes enfants aussi.

Nan mais...

Même Dracolosse ça le gonfle !

Dans ces moment-là, j'ai juste envie de tout casser autour de moi, parce que je sais que ces gens-là, quand ils disent "regarde", ils parlent du dessin animé. Je suis tout à fait d'accord pour dire que cette série est pour les enfants, c'est d'ailleurs sans conteste la cible première, mais ce n'est pas le cas des jeux ! Certes, les enfants peuvent y jouer mais, au risque de me répéter, il y a un énorme "second play" caché derrière chaque scénario un peu basique, et plus les Générations passent, plus tout ce qui se trouve dans l'ombre se complexifie.
Soyons clairs : mis à part jouer aux jeux et collectionner quelques cartes que je trouve belles (je suis en train de refiler le virus à mes neveux en plus, mes sœurs ne me disent pas merci !), et recevoir quelques peluches parfois en cadeau de la part de certains potes, non, je ne passe pas mon temps à suivre les aventures de Sacha et Pikachu à la télé (et puis, dès que j'entends "Pikapika" quelque part, je fais de l'eczéma) Je ne les ai d'ailleurs jamais suivies.

Histoire de bien mettre les points sur les "i", chaque fois qu'une nouvelle Génération sort (relaxe, je vous expliquerai ce que c'est, une Génération) je revends le jeu de la G précédente. Et ouais. Je ne les garde même pas, parce que je sais que je n'y rejouerai pas. En sachant ça, certains me disent souvent que je ne suis pas une "vraie" fan, ce qui me laisse quelque peu perplexe (pour être polie). J'ai jamais bien compris ce que "vrai fan" signifiait, mais bref.

Maintenant je vais arrêter de me plaindre et tenter de vous expliquer pourquoi j'aime tant jouer à ça.


Parce que j'aime les poupées maléfiques !

En fait, j'en sais trop rien (première tentative : échec) Disons que je suis quelqu'un qui a toujours aimé l'aventure. Parce que mine de rien, l'univers Pokémon est pas franchement sympa. Quand t'as onze ans, ta mère te balance dehors, et tu te débrouilles. Tu tombes sur des Pokémon sauvages qui peuvent être assez méchants, des Dresseurs qui peuvent être vachement violents, et le seul moyen que tu as de t'en sortir, c'est de capturer des Pokémon, les entraîner, et tenter de sauver ta peau !!!!
Il y a aussi beaucoup de découvertes à faire et de chemins à parcourir, sans oublier la mythologie Pokémon, que je vous expliquerai également, qui s'élargie toujours plus et qui est diablement intéressante.
J'ai toujours été passionnée par ce genre de choses, d'où mon amour pour Saint Seiya, et je pense que c'est l'une des raisons principales (ouais, c'est assez idiot de dire ça) pour lesquelles j'aime tant cet univers.

Ensuite, je sais qu'il a des défauts. Et plein. Je ne suis pas aveugle. Mais c'est cool.

D'ailleurs, LinksTheSun l'explique bien mieux que moi dans cette vidéo :



J'ose dire, au risque de paraître ridicule, que Pokémon est une passion, car mis à part ça, je ne joue à aucun autre jeu. J'en ai essayé pourtant, entre Tétris, Super Mario, World of Warcraft, Dragon City (on ne se moque pas, merci) ou que sais-je encore, mais ceux-là ne m'intéressent que quelques semaines, au mieux quelques mois, puis partent dans l'oubli le plus total.

Les Pokémon, eux, ça fait 17 ans qu'ils s'accrochent. Et maintenant, grâce aux possibilités de transfert d'une Génération à une autre (je vous expliquerai ça aussi, pas de panique), certains de mes monstres me suivent depuis 10 ans !

J'ai un élevage de type Dragon, de Légendaires, je shasse à mes heures perdues (non, ce n'est pas une faute, ça s'écrit bien Shasse, car c'est propre aux Shinys, je vous parlerai de ça également) et je me suis même amusée à créer un arbre généalogique.

Hum...

Un jour, j'ai pourtant tenté d'en finir (ça fait dramatique, non ?) en voulant m'auto-persuader que ce n'était pas de mon âge. C'était pour les version Noir et Blanc, m'en souviens très bien. J'ai résisté de toutes mes forces, réussi à tenir deux jours, avant de finalement courir me les acheter. Oui parce que, généralement les jeux sortent pas paires, et je prends toujours les deux, pour des soucis de transfert, j'ai plus de 100 Pokémon qui ne me quittent jamais et il faut bien que je les laisse quelque part le temps de jouer (puisque je revends les jeux précédents, rappelez-vous) ; donc, l'un des deux jeux me sert pour le stockage et l'entraînement, pendant que l'autre va simplement remplir son rôle en me divertissant (car oui, même si le scénario est basique, ça me plaît et je vous le disais : j'adore partir à l'aventure)

De quoi je vais vous parler dans les articles qui suivront ? Je ne sais pas trop. Cette rubrique n'a pas de plan précis, je pense que je vous expliquerai diverses choses, comme le vocabulaire, ma façon d'élever et d'entraîner mes petits monstres, les techniques de Shasse, toussa toussa, quand ça me prendra. Un peu comme une envie de pisser, quoi.

Et vous, vous avez ce genre de passions, vous aussi ? Vous savez, celle qui vous fout un peu la honte, mais que vous trouvez le courage d'assumer ? Genre : la collection de lacets de chaussures, par exemple. Non ?

15/11/2017

Venez, on va à nouveau se geler les fesses ensemble, ça va être chouette !

Pour être honnête, vous refaire un topo là-dessus me branche pas des masses. J'ai la flemme. Alors je vous mets mon article de l'an dernier, plus sérieux (pas de beaucoup, mais c'est déjà mieux) Faut simplement que vous sachiez que ce Challenge, c'est pas moins qui l'ai inventé.

Comment ça vous êtes pas surpris ?!

Nan mais je peux être très créative moi aussi, oh ! Généralement, je m'en sors plutôt pas mal les nuits de pleine lunes des jours impairs. Encore faut-il que ce soit durant une année bissextile.

Je me suis tirée une balle dans le pied là, non ?

J'ai emprunté ça à Nathalie Jomard, j'espère qu'elle ne m'en voudra pas !


L'an dernier, je m'en suis assez bien sortie avec 8 livres lus en 2 mois (un par semaine donc. Je précise, au cas où) et comme je ne suis pas du genre à prendre des risques, je vais refaire la même cette année.

Visuel :




Oui, comme vous pouvez le remarquer, il n'y en a que 6. C'est parce que les 2 autres seront sortis de mon Bocal à Anchois (ma BookJar) chaque début de mois, comme de coutume. Donc pour l'instant je ne les connais pas, CQFD.

Ah si, je vous confirme qu'il est possible de faire ainsi, car le CWC de cette année se compose de 4 menus. Pour réussir le défi, il vous suffit de lire un livre en lien avec l'un des 4 (facile, non ?).
Lequel j'ai choisi ? Les 4.

Découpage :

Menu 1 : La magie de Noël
Lire un livre en lien avec cette fête (de près ou de loin)
Ma sélection : "Les contes de Noël" de Dickens, qui validera en même temps ma lecture du mois pour un autre Challenge auquel je participe.
Terminé le 5/12/2017 !
J'ai adoré ! Chronique ici.

Menu 2 : Flocons magiques
Lire un livre du genre Fantasy/Fantastique... bref magique, mais pas forcément en lien avec Noël ou l'hiver.
Ma sélection : "La voie du dragon" de Daniel Hanover, parce qu'il est dans ma PAL depuis trop longtemps, ça me gonfle.

Menu 3 : Marcher dans la neige
Lire un livre de natur writing, de littérature de voyage.
Ma sélection : "Croc Blanc" de Jack London. Le premier qui me dit que ça ne marche pas, je le fume.

Menu 4 : Stalactites ensanglantées
Lire un polar/thriller qui se passe durant l'hiver, ou durant une période froide.
Ma sélection : "Un hiver en enfer" de Jo Witek. Si, c'est un polar. On se tait dans le fond, merci !


Concernant les deux autres, c'est très simple ! J'ai choisi de lire "Deuxième chance" de Rose Darcy car je suis dans les relectures de MM en ce moment, et celui-ci et l'un de mes petits bonbons favoris ; il y a aussi "Les cathédrales du vide" de Henri Loevenbruck, dont il faut que je fasse une chronique pour Prose Café.

Quant aux deux derniers que je ne connais pas encore, je vous en donnerai les titres quand ils seront tirés.

Comme l'année précédente, ce Challenge se déroule du 1er décembre au 31 janvier. Ouais, c'est pour se tenir chaud. Avec des livres. C'est là qu'on pourrait se demander si les livres tiennent vraiment chaud, mais j'ai pas envie de me lancer dans de la philosophie de comptoir ! (Quoique...)
Pour participer vous avez le choix, soit vous le faites dans votre coin, pépouze, avec personne pour vous emmerder, soit vous échangez sur le groupe FB du Challenge, c'est vous qui voyez. Vous pouvez aussi faire les deux.
Il est aussi possible de le faire sur n'importe quel autre réseau social évidemment, avec le #coldwinterchallenge, sur votre blog ou en vidéo.


Mon habitude c'est de mettre ce genre d'article à jour au fur et à mesure de mon avancée, et comme j'aime pas trop me bousculer, je vais faire de même pour celui-ci. Si un livre me plaît vraiment beaucoup, je le chroniquerai dans un article à part, évidemment !

À dans 15 jours pour le top départ !


Update du 1er décembre à 14h17
(je viens de me lever...)

Et.... TOP !
Pour faire les choses à fond, j'ai rajouté ma PAL dans mon Journal à Clous :


Avec une jolie babarre de progression pour chacun des bouquins.

Comme vous pouvez le constater, j'ai rajouté 2 livres à ma première sélection, déjà entamés. Qu'est-ce à dire que cela ? Il s'agit des tirages BookJar des mois de septembre et octobre que je n'ai pas terminés (même à peine commencé pour l'un des deux) Les voici :



Je ne sortirai donc pas de papiers de mon Bocal à Anchois pour les mois de décembre et janvier. Logique.
Comment ça, non ?
Faites un effort, un peu. C'est pas parce qu'on a tous les neurones à moitié paralysés par le froid qu'il faut se laisser engourdir... et pourquoi que j'ai qu'une chaussette au pied, moi ?!

Update du 8 décembre 2017 à 1h29 du matin
(j'ai les yeux dans le cul)

J'ai pris une grosse claque dans la gueule avec "La Maison dans laquelle". Maintenant, je vais me coucher, complètement sonnée.


Crédit photo : Nathalie Jomard ; son blog ; sa page FB

31/10/2017

"Quand Buster pas content, Buster faire : grou !!!"

Il me semble qu'il y a un dicton à la con qui dit : jamais deux sans trois.
Bon.
Dans ce cas, j'ai bon espoir que le prochain me plaise vachement lui aussi !!



Editeur : Mix
Pages : 200
Parution : 2015 (réédition en novembre 2017)

Résumé :
Buster est un sale con. C’est un fait avéré et l’accident de parachute qui l’a cloué en fauteuil roulant n’a pas contribué à adoucir son caractère d’ours mal léché. Sans même s’en rendre compte, il tient tout le monde à distance. Jusqu’au jour où un géant blond débarque avec son équipe de rugby dans le pub de Buster. Nuts, lui, se fiche complètement des défenses érigées par l’irascible cuisinier. Toute la question est de savoir si ce dernier acceptera de se laisser attraper aussi facilement.




J'ai un petit soucis avec les livres dans lequel il n'y a pas de suspens à couper au couteau, ou de mort violente et prématurée.

Pourtant, comme avec Jane Austen ou Laurent Gaudé par exemple, parfois il y a certains auteurs qui me font dire le contraire. Ceux-là me font donc passer pour une abrutie mais, curieusement, j'aime ça !

ChaCha m'avait déjà retourné la tête avec "Œil pour œil", et lorsque j'ai su que le tome 2 de sa série "Fish and chips" allait enfin sortir, me suis dit que ce serait pas mal que je relise le premier - histoire de m'y remettre convenablement - que j'avais déjà lu à sa sortie il y a 2 ans. Vous avez fini par me connaître : je ne relis que les livres qui me plaisent vraiment, vraiment beaucoup (cf. mon petit BookShelf Tour ridicule), donc imaginez un peu le talent de la dame !

En réalité, dans cette histoire, il n'y a que deux zigotos qui galèrent avec leurs sentiments, sans compter que l'un d'eux est plutôt du genre à communiquer à coup de grognements et de monosyllabes, du genre "mfff" ou "gru" (bon, j'en rajoute un peu, mais à peine !) Croyez-le ou non, j'ai adoré Buster, brisé et pas seulement physiquement, qui m'en a appris beaucoup sur la culpabilité et le repli sur soi. Heureusement que Nuts entre dans sa vie, parce que sinon je ne sais pas ce que serait devenu cet abruti !

Encore une fois, le gros point positif de ce roman c'est l'écriture ! Tout est là où ça doit être, avec ce qu'il faut d'humour, de sentiments et de confusion pour en faire une belle romance ! Je ne vous cache pas que j'ai quand même préféré "Œil pour œil" qui est bien violent dans le genre ; "Totally Nuts" est plutôt ce que j'appelle une lecture-doudou, qui fait du bien, fait sourire et lever les yeux au ciel. Les personnages se prennent peut-être la tête, mais pas le lecteur, et je dois dire que c'est délectable de voir Buster et Nuts tenter de tricoter leur vie ensemble avec beaucoup de maladresse.

Un petit point négatif, parce qu'il en faut bien un : entre les fish and chips, les burgers et la bière, je trouve qu'il y a trop de "malbouffe" dans ce livre (comment ça j'exagère ?!) Pour quelqu'un comme moi qui accorde beaucoup d'importance à la nourriture "saine" (je suis végétarienne en plus) j'ai un peu grimacé, pour être honnête, mais c'est très personnel pour le coup.

Je suis d'autant plus pressée de lire le tome 2 : "Count me in" parce que cela concerne un autre couple dont nous avons un petit aperçu dans le tome 1, et je trouve qu'il a énormément de potentiel, je suis curieuse de voir comment l'auteure va donner vie à la relation de ces deux autres hommes !

Je ferai un update sur cet article pour en parler dès que je l'aurai lu (j'attends sa publication, qui devrait arriver d'ici quelques jours, avec impatience !)

D'autres avis sur
http://www.livraddict.com/biblio/livre/totally-nuts-tome-1.html


En fait je crois qu'en lecture M/M je suis aussi constante qu'avec les yaoi dans l'univers des mangas : j'en lis peu mais si un auteur me plait, je ne me gêne pas pour ne lire que ses œuvres. J'en lis d'autres, bien sûr, du moins j'essaye, mais je suis rarement conquise en dehors de ma zone de confort (j'ai essayé "Sortie des sables" par exemple, que j'ai moyennement aimé, et "Stigmata", que je n'ai pas aimé du tout)

Bon, passons à autre chose ! Comme chaque fin/début de mois, c'est l'heure du tirage BookJar !
Le mois dernier, j'avais tiré "La maison dans laquelle", un gros pavé de près de 1000 pages très gothique que je n'ai pas encore terminé mais qui est tout bonnement génialissime !
Et ce mois-ci, je vais lire :



Ma foi, de la bonne SF légèrement beurrée d'un peu de fantastique/fantasy d'après ce que je comprends, voilà qui n'est pas pour me déplaire !

Sinon t'as ça aussi :
Jane Austen qui me déçoit, ça devait bien arriver un jour !
Allez, un autre classique ! Juste parce que parfois, ils le valent bien.
C'était il y a déjà plus d'un an.